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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 18:42

Bonjour,


Je vais parler de ce concours photo que le Conseil Général des Hautes Pyrénées a mis en place. Le gagnant remportera une place VIP pour l'étape des Champs Elysées du Tour de France et les autres prix sont des tickets gratuits pour le Pic du Midi, et autres centres touristiques des Hautes Pyrénées.

Le thème de ce concours photo est d'envoyer une photo nous représentant dans les Hautes Pyrénées en expliquant en quoi elle nous évoque le Tour de France.


Toutes les conditions d'envoi sont là : http://www.100ansdamour.fr/accueil.html


La date limite pour les envois est le 18 juin à minuit.


Bonne chance

 

Idris

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:39

Bonjour,


Juste un mot pour signaler que le mauvais temps nous joue des tours... Voilà quelques jours déjà qu'il n'y a plus de soleil...la pluie tombe régulièrement depuis hier et aujourd'hui les températures n'ont pas dépassées les 14°C!!! C'est presque un temps à garder l'écharpe. Heureusement qu'il ne pleuvait pas trop lors de ma sortie au Tourmalet le 12 juin...

En tout cas ce temps maussade est prévu pour encore toute la semaine au moins... Espérons que début juillet le temps se prête enfin à de belles ascensions de cols en vélo.


Idris

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 12:48

A l'origine, ce samedi 12 juin, je voulais aller à Sainte Marie de Campan (à 30km de chez moi) pour voir passer Jean-Paul Rey et Marc Lebreton qui faisaient l'étape Luchon-Bayonne dans les conditions de 1910 avec les vélos d'époque (http://lapize.canalblog.com/). Leur parcours passait donc par les cols de Peyresourde, d'Aspin, du Tourmalet, d'Aubisque (par le Soulor) et d'Osquich. D'après leur tableau de marche, ils devaient passer à Sainte Marie de Campan vers 7h20.

Je me suis donc levé à 4h ce matin là afin de partir vers 5h. Le temps de préparer mon sac et le vélo, je suis parti vers 5h25. Je suis parti avec le VTC de ma soeur (du même modèle que le mien), le mien étant à Pau à mon appart et n'étant pas encore habitué au vélo de route dans les montées, je n'ai pas voulu prendre de risques inutiles. Évidemment, à cette heur-ci, il faisait encore nuit noire et sur le trajet jusqu'à Bagnères de Bigorre j'ai dû garder la mettre la dynamo pour l'éclairage. Juste avant d'arriver à Bagnères, il y a deux petites bosses, pas longues et pas raides, qui me permettent tout de même de voir si j'ai de bonnes jambes pour éventuellement monter des cols. Là je dois dire que dans la première bosse je n'étais pas aussi bien que ce que je pensais bien que dans la deuxième (qui se trouve directement après la première), j'étais mieux. Cependant, étant donné que pendant les deux dernières semaines je n'avais fait que 30 kilomètres en vélo, je savais bien que ça n'allait pas être aussi simple que d'autres fois. Il faisait très nuageux mais heureusement la température était plutôt bonne et j'ai pu partir en sweat. Je n'ai pas eu trop de mal dans les côtes menant à Sainte Marie de Campan, en tout cas je n'ai pas d'effort superflus.

Au final je suis arrivé à 7h à Sainte Marie de Campan. Là il y avait beaucoup de voitures qui partaient en direction des deux cols (Aspin d'un côté et Tourmalet de l'autre). C'est là que je me suis souvenu qu'il y avait une cyclosportive, la Pyrénéenne qui se disputait ce même jour. J'ai attendu à Sainte Marie de Campan jusqu'à 7h30. Mais Jean-Paul Rey et Marc Lebreton n'était pas encore là, alors j'ai décidé d'aller monter le col du Tourmalet pour éviter de me retrouver dans le col avec les concurrents de la Pyrénéenne. En effet, bien qu'ils devaient passer en sens inverse (descendre sur Sainte Marie de Campan), ça ne m'enchantais pas d'avaoir autant de monde qui me croise. De plus je me suis dis que je verrai Jean-Paul Rey et Marc Lebreton au sommet.

J'ai donc commencé l'ascension du col du Tourmalet à 7h30. Je m'attendais à avoir du mal vu le peu de kilomètres fait en vélo ces dernières semaines... Pourtant durant tour le début de l'ascension (longue de 17 kilomètres) je n'ai pas eu trop de difficulté et j'ai pu emmener un bon développement. La pente n'est pas raide pendant les 4 premiers kilomètres. Par contre ensuite cela se corse avec la pente qui passe à 7,5% sur le kilomètre suivant pour ne plus passer en dessous des 8% sur les 12 derniers kilomètres avec la plupart du temps des kilomètres à 9%. Les paravalanches avant La Mongie sont réputés pour être les endroits où la pente devient de plus en plus dure pour ne pas baisser jusqu'au sommet. Je dois dire que c'est à partir de là que j'ai passé le petit plateau, ça devenait difficile. La traversée de La Mongie se fait sur du 11%. Et là quelle surprise quand, à l'approche de la sortie de la station, je vois un monde fou devant moi. A cet instant la route est bordée sur la gauche par un grand parking qui longe la route sur plusieurs centaines de mètres. Toutes les personnes que je voyaient devant moi étaient à pied et occupaient toute la largeur de la route et du parking. Je me suis faufilé tant bien que mal. A cet instant la pente est toujours très raide. Une fois que j'ai dépassé toutes ces personnes j'ai enfin vu que devant il y avait un énorme troupeau de brebis qui occupaient elles la largeur de la route (pas celle du parking). C'était la transhumance et toutes les personnes que je venais de dépasser derrière le troupeau était des bergers et des badauds qui voulaient participer à cette fête. J'entrepris donc de dépasser ce troupeau de plusieurs milliers de brebis par le parking puisque heureusement pour moi le troupeau occupait seulement la largeur de la route. Cependant, le parking n'était pas extrêmement long et je devais me dépêcher pour dépasser le troupeau, j'ai donc accéléré et je me suis mis à rouler 2km/h plus vite. Mine de rien ça va vite une brebis qui marche!!! Surtout que le troupeau se mettait régulièrement à trotter plutôt qu'à marcher!!! A un moment, un des bergers qui était à côté de la tête du troupeau me cria " si vous voulez passer c'est le moment, après vous ne pourrez plus", à ce moment il ne me restait plus qu'une centaine de mètres avant que le parking ne se finisse... J'ai réussi à me rabattre sur la route devant le troupeau quelques mètres seulement avant la fin du parking!!! J'ai eu chaud, sinon j'aurais été coincé pendant quelques kilomètres derrière le troupeau. J'ai donc pu passer in extremis et pendant deux kilomètres (jusqu'à ce que le troupeau quitte la route pour aller sur les talus), je n'ai pas eu de voitures derrière moi vu qu'elles étaient bloquées derrière le troupeau.

Les derniers kilomètres furent particulièrement difficiles, c'est le Tourmalet quoi!! Sur les deux derniers kilomètres la pente est très raide et les virages encore plus et les derniers 500m sont aux alentours de 14%. Je suis arrivé au sommet du col du Tourmalet avec soulagement et fierté car je n'avais pas monté de col depuis le 26 avril et je n'avais pas beaucoup roulé en vélo. Et je venais de réussir à monter un des cols les plu difficiles et le plus haut col routier des Pyrénées françaises.

 

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 002

 

J'ai fait toute l'ascension en sweat car il ne faisait pas très chaud mine de rien et le brouillard est arrivé en même temps que moi au sommet ne me laissant que quelques minutes pour prendre une photo avec un panorama un peu dégagé.

Je suis arrivé au sommet au même moment où les premiers concurrent de La Pyrénéenne passaient également au sommet en sens inverse. De ce fait il y avait énormément de monde au sommet avec toutes les personnes qui étaient venues supporter les concurrents. Il y avait aussi des journalistes. au sommet il faisait très froid, j'ai mis une écharpe eu K-Way, j'aurai du prendre une veste plus chaude... Je claquais des dents et je tremblais de froid!!! De longues minutes plus tard, Marc Lebreton est arrivé au sommet. Tous ses proches, les badauds et les journalistes se sont approchés. Lorsque je me suis approché à mon tour, il m'a serré la main. Il est ensuite allé se ravitailler et se mettre au chaud. 30 minutes plus tard, c'est Jean-Paul Rey qui est arrivé au sommet. C'est lui qui était attendu par beaucoup de gens au sommet. Il y avait une de ces cohue!! Alors que tout le monde était autour de Jean-Paul Rey, j'en ai profité pour un peu discuté avec Marc Lebreton qui a été vraiment très gentil et qui m'a donné son numéro et son adresse. Car je rappelle qu'il est collectionneur et qu'il possède nombre d'objets de l'histoire du cyclisme. Il a vraiment été très sympa, je lui ai demandé l'autorisation de mettre sur mon blog une photo que j'avais prise (pour être correct pour les droits d'auteur), il a bien sûr accepté et m'a dit de l'appeler Marco plutôt que monsieur, et que nous pouvions nous tutoyer. Vraiment sympa vous dis-je!! Ils sont ensuite repartis. Je ne sais pas à quelle heure ils sont arrivés à Bayonne le soir mais il devait être très tard.

 

Voici une photo avec Jean-Paul Rey de face et Marc Lebreton de dos dans sa couverture (car il faisait très froid)

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 015

 

Ci-dessous une photo du vélo de Marc Lebreton

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 003

 

Et là, une photo du vélo de Jean-Paul Rey

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 013

 

Voici une photo de la vue depuis le col du Tourmalet côté Barèges (avant que le brouillard n'arrive)

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 004

 

Ci-dessous voici une photo côté La Mongie prise quelque secondes après la précédente, autant dire qu'on n'y voyait rien de ce côté à cause du brouillard

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 011

 

Je suis partis quelques minutes plus tard et j'ai décidé d'agrandir ma ballade en descendant par Barèges plutôt que de renter par Sainte Marie de Campan. J'étais tenté d'aller éventuellement vers Luz Ardiden... Au total j'ai passé 1h30 au sommet du col du Tourmalet. Dans la descente, je tremblais toujours de froid, mes pieds bougeaient litéralement sur mes pédales et mes mains également sur les guidons.

 

Ci-dessous voici une photo que j'ai prise quelques lacets après avoir commencé la descente du Tourmalet côté Barèges, j'ai trouvé la mer de nuage encore plus jolie

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 021

 

Sur la video ci-dessous que j'ai prise au sommet du col, le panorama que l'on voit au début est celui du côté de Barèges (on distingue les concurrents de La Pyrénéenne sur la route), on voit ensuite le vélo (un Martel 1913) de Marc Lebreton, puis on voit mon vélo appuyé contre le panneau annonçant le sommet du col.

 

 

 

 

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai eu du mal à lâcher le vélo dans la descente, est-ce à cause du froid?? Je ne sais pas. Toujours est-il que sur les 14 premiers kilomètres de la descente je n'ai pas dépassé les 42km/h. Durant toute la descente j'ai croisé les concurrents attardés de la Pyréneenne (ils étaient au total 1076 partcipants), il y en avait du monde!!! Je suis d'ailleurs resté prudent car ils utilisaient souvent toute la largeur de la route... Une fois à Barège, j'ai senti la température qui remontait et à partir de là, sur les 4 derniers kilomètres de descente je me suis fait un peu plus plaisir même si je n'ai pas dépassé les 50km/h...

A Luz Saint Sauveur il y avait du monde. là j'ai décidé de ne pas aller vers Luz Ardiden car je n'avais peut-être pas les jambes pour cela bien que je n'étais pas fatigué et aussi les nuages étaient très bas et ça n'aurait pas été marrant de rouler dans les nuages (car la couche nuageuse était épaisse). J'ai donc continuer vers Argelès Gazost. A partir de là et jusqu'à la fin j'ai eu un très fort vent de face... Vraiment pas génial. Dans certains endroits j'étais presque arrêté sur la route tellement le vent de face était fort... Quelques kilomètres avant d'arriver à Argelès (qui est à 15km de Luz Saint Sauveur), au détour d'un virage, je vois arriver en face de moi à grande vitesse une voiture décorée aux couleurs de l'équipe BMC avec bien calé juste derrière Cadel Evans en personne avec son maillot de champion du monde qui était en reconnaissance du parcours de l'étape Pau-col du Tourmalet du prochain Tour de France. Il devait rouler aux alentours de 50km/h avec le vent dans le dos et sa voiture devant qui l'abritait. C'est la première fois que je croise un pro en dehors du Tour de France, ça fait toujours plaisir de le voir passer. Une fois à Argelès je me suis arrêté pour manger un peu et j'ai continué vers Lourdes. Là en plus du vent, j'ai pris de la pluie par intermittence jusqu'à la maison qui est à 45 kilomètres de Argelès. Le trajet du retour s'est bien passé malgré tout à part dans une des dernières côtes (assez casses pattes) où une vieille dame s'est mise au milieu de la route pour m'arrêter et me demander où était l'entrée du cimetière (que je en connaissais pas d'ailleurs). Ce la m'a un peu exaspéré car elle m'a arrêté en plein milieu de la côté au moment où je n'avais pas encore changé de pignon, du coup j'ai du faire un effort pour repartir et après déjà plus de 110 kilomètres et le Tourmalet ça fait un peu mal aux jambes.

Au final ce fut une belle journée, j'ai parcouru 120 kilomètres et j'ai pu monter le Tourmalet alors que je n'avais pas d'entrainement. Cependant j'ai été un peu déçu car les derniers kilomètres du col onté été très durs et je n'ai pas su les apprécier...contrairement au 15 juillet 2009 ou au 26 octobre 2009 où bien que c'était très dur également, j'avais apprécié chacun des coups de pédales. Peut-être était-ce à cause du froid, du brouillard qui ne permettait pas de profiter du paysage... Enfin bon j'ai quand même monté le Tourmalet, j'ai pu voir Jean-Paul Rey et Marc Lebreton, j'ai pu discuté avec lui, ce qui m'a fait grandement plaisir. Et puis j'ai croisé Cadel Evans et bien que cela n'est duré que quelques secondes ça fait toujours plaisir. Le vent de face était assez fort mais j'ai fait avec et au final ça ne m'a pas énervé autant que ça aurait pu.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 15:42

Bonjour,


Je vais écrire un article détaillé demain sur ma journée d'aujourd'hui. Je suis allé vers Sainte Marie de Campan pour voir Jean-Paul Rey et Marc Lebreton sur leur vélo d'époque. J'en ai profité pour monter le col du Tourmalet. J'ai failli être bloqué par la transhumance mais c'est passé. Il y avait la cyclo La Pyrénéenne quis e disputait également, ce qui a rendu la descente pas très confortable du fait du nombre important de cyclo qui montaient en sens inverse et qui occupaient toute la chaussée. Et j'ai eu la chance de croisé le champion du monde en titre de cyclisme sur route, Cadel Evans qui était en reconnaissance des étapes du Tour de France. Au final j'ai parcouru 120 kilomètres aujourd'hui. Je parlerai de tout ça en détail demain, je mettrai également des photos.


Idris

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:31

Bonjour,


Comme je le disais hier, je suis allé à la conférence que donnait Jean Paul Ollivier à l'occasion du centenaire du premier passage du Tour de France dans nos belles Pyrénées. Cela se passait à Ibos à une quinzaine de kilomètres de chez moi, de quoi faire une petite ballade en vélo malgré le fort vent de face.

Jean Paul Ollivier, surnommé "Paulo la science" est un des commentateurs du Tour de France sur francetélévisions en juillet aux côtés des journalistes Thierry Adam et Laurent Bellet et des consultants Laurent Fignon et Laurent Jalabert. Le rôle de Jean Paul Ollivier est de rappeler les faits historiques du Tour de France et de promulguer le patrimoine français au fur et à mesure des étapes de la Grande Boucle.

Cette année, il fait une série de conférences dans les Pyrénées à l'occasion du centenaire du premier passage des coureurs dans nos cols. Et hier il était à Ibos (à côté de Tarbes).

C'est l'encyclopédie du Tour et du cyclisme en général, il n'a pas besoin d'avoir des notes sous les yeux pour parler.

En ouverture de la conférence, l'article paru dans le journal "L"Auto" (journal organisateur du Tour de France) paru le 22 juillet 1910 a été lu et mis en musique agrémenté d'une chanson écrite pour l'occasion. Ensuite, deux séquences en noir et blanc ont été projetées. La première sur Eugène Christophe et sa noire malchance dans le Tour de France où il perdit à deux reprises la victoires sur bris de fourche... Dans cette séquence, était visible entre autre la reconstitution de son acte désormais légendaire dans la forge de Sainte Marie de Campan en 1913. L'autre projection concernait les exploits des coureurs dans les Pyrénées jusqu'aux années 50. Pour cette dernière le montage n'ayant pas encore été fait, nous avons eu droit aux commentaires en direct de jean Paul Ollivier sur la projection. Il est à noter que la deuxième séquence projetée est le premier volet sur les 4 consacrés aux exploits des coureurs dans les Pyrénées. Ces séquences seront retransmises en juillet pendant le Tour de France. D'ici là, le montage son aura été fait. Entre ces séquences, Jean Paul Ollivier a répondu aux différentes questions posées et en a profité ainsi pour parler de l'exploit de Merckx vers Mourenx en 1969, la carrière de Raymond Poulidor, du plomb embarqué par Robic dans la descente du col du Tourmalet (un bidon de lesté de 9 kilo de plomb!!!) et d'autres anecdotes encore. Voir ces images et notamment la séquence sur Eugène Christophe que j'ai toujours voulu voir, c'était vraiment sympa. Pour ce qui est des anecdotes, je les connaissais déjà et de ce fait je n'ai rien appris de nouveau.

Toujours est-il que voir Jean Paul Ollivier, entendre sa voix si connue et le thème de cette conférence permette de préparer cette ambiance si particulière à chaque mois de juillet. Vivement la fin des exams pour pouvoir y penser pleinement!!!!

Dans l'assemblée présente hier, se trouvait notamment Jean-Paul Rey. Jean-Paul Rey est un journaliste sportif auteur d'une quinzaine de livres. Il vient de publier notamment son dernier livre, "L'étape assassine" à propos de cette fameuse étape Luchon-Bayonne 1910. Un livre que j'ai acheté hier et que j'ai commencé à lire. Jean-Paul Rey passionné de vélo et d'histoire a entrepris un projet fou : celui de relier Luchon à Bayonne, soit 326 kilomètres en passant par les cols de Peyresourde, d'Aspin, du Tourmalet, du Soulor, d'Aubisque et d'Osquich avec des vélos de l'époque!!! C'est à dire un vélo sans dérailleur avec seulement 2 pignons à l'arrière (il faut tourner la roue pour changer de pignon) sur un 44*24. Voici le lien vers son blog sur lequel tout est beaucoup mieux expliqué : http://lapize.canalblog.com/

Pour l'info, c'est demain qu'il va réaliser cette magnifique étape. J'irai très probablement vers Sainte Marie de Campan demain matin pour les voir passer en espérant réussir à prendre une photo.

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:49

Bonjour,


Aujourd'hui je n'ai pas pris le temps de taper un article digne de ce nom car en fin d'après midi je suis allé à la conférence que donnait Jean Paul Ollivier sur le Tour de France dans les Pyrénées. Le temps d'y aller et de revenir (en vélo bien sûr) et surtout le fait que ce matin encore ça ne m'était pas revenu à l'esprit cette conférence, tout ça a fait que je n'ai pas anticipé pour l'article. Je pense que je parlerai de cette conférence dans l'article de demain.


Idris

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:59

Le col du Portet d'Aspet est attaché à la chute de Fabio Casartelli pour toujours, dans une moindre mesure, le col de Menté (31) est attaché à celle de Luis Ocana. Cela s'est passé dans le Tour de France 1971. A cette époque, le grand favori s'appelait Eddy Merckx. Il était dans ses plus belles années. Il avait déjà gagner 2 Tour de France (1969, 1970) et était la référence absolue.

Cependant, cette année là, le coureur belge n'est pas aussi dominateur que les années précédentes. Luis Ocana réussi à gagner l'étape du Puy de Dôme, quelques jours plus tard, il récidive en gagnant l'étape Grenoble-Orcières Merlette et en reléguant Merckx à pratiquement 9 minutes!!! Bien évidemment, Ocana s'empare du maillot jaune. Il le portera 3 jours, c'est à dire jusqu'à la première étape pyrénéenne. En effet, le 12 juillet dans l'étape reliant Revel à Luchon (passant par les cols du Portet d'Aspet, de Menté et du Portillon), alors que c'est un véritable déluge qui s'abat sur le peloton, dans la descente du col de Menté, c'est la chute. A ce moment là, Eddy Merckx a accéléré, Ocana le suit dans sa roue. Malheureusement, sous l'orage, dans une épingle à cheveux que Eddy Merckx négocie dans une glissade, Luis Ocana glisse et chute... Il se relève...mais il se fait percuter par d'autres coureurs, notamment Joop Zoetemelk. Plusieurs coureurs sont à terre. Tous repartiront...sauf un : Luis Ocana sévèrement blessé devra se résoudre à l'abandon avec le maillot jaune sur les épaules. Il fut évacué dans un état grave vers Saint Gaudens, la ville la plus proche. Le lendemain Eddy Merckx, qui avait ainsi hérité du maillot jaune, décida de ne pas le porter en guise d'hommage à son rival.


Une plaque a été apposée à l'endroit où s'est déroulée cette mémorable chute pour rendre hommage à ce grand moment qui est entré dans l'Histoire du Tour de France. Ce que l'histoire retiendra c'est que cette année là, le Cannibale n'était pas invincible...

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 22:00

J'ai eu l'occasion de faire plusieurs fois des parcours dans les Baronnies il y a quelques années et je vais donc parler de cette zone qui est magnifique et exceptionnelle pour les cyclistes. Certes ce n'est pas de la haute montagne mais c'est du vallon.


Les Baronnies sont une zone vallonnée située au sud-est de Bagnères de Bigorre et au nord-ouest de Arreau. Cette zone permet de relier la vallée de l'Adour au départ de Bagnères de Bigorre à la vallée d'Aure, c'est à dire à Arreau. Comme je le disais, c'est une zone vallonnée qui présente très peu de portions planes mais beaucoup de courtes montées très raides parfois suivies de courtes descentes elles aussi bien pentues évidemment. La première fois que j'y étais passé en vélo (c'était en 2003 je crois), je n'avais pu m'empêcher d'être impressionné par l'enchaînement de ces côtes sans le moindre mètre de plat. Je me souviens notamment d'un moment où je descendais à grande vitesse et d'un seul coup à la sortie d'un virage la route présentait une pente à fort pourcentage...je me suis retrouvé pratiquement arrêté sur le grand plateau car je n'avais pas pu anticipé ce brusque changement. Ce qui donne à cet endroit une saveur encore plus particulière pour les cyclistes c'est cette atmosphère sauvage. En effet, il faut signaler que dans cette zone il n'y a pas de ville importante mais seulement une multitude de villages perchés tant bien que mal au sommet d'une colline, chacun séparés par 2 ou 3 kilomètres de route étroite et vallonnée. Un régal!!!

Les Baronnies s'étendent donc plutôt d'Ouest en Est avec à l'entrée côté Ouest, le col des Palomières (810m) au départ de Bagnères de Bigorre et à la sortie côté Est, le col de Coupe (732m) qui permet de redescendre sur le village de Hèches qui permet donc d'atteindre ensuite Arreau. C'est donc une alternative au col d'Aspin pour rejoindre Bagnères à Arreau. Je n'ai plus en mémoire les endroits où se trouvent les différentes côtes dans les Baronnies mais je peux vous assurer qu'il y a de quoi faire, je vais cependant mentionner ici les différents villages que le cycliste devra traverser pour effectuer cette traversée des Baronnies.


Au départ de Bagnères, prendre la direction du col des Palomières. Une fois au sommet et après avoir profité de la magnifique vue sur la plaine tarbaise, il faut descendre de l'autre côté en direction de Marsas ou de Banios. Ce sont deux villages juchés sur des promontoires parallèles séparés d'à peine un kilomètre à vol d'oiseau. Ensuite, il faut prendre la direction de Asque. Le village suivant Asque est Bulan, puis ensuite le cycliste arrive à Arrodets, Laborde, puis Esparros où se trouve le magnifique Gouffre d'Esparros qu'il est possible de visiter. A ce moment, le cycliste est déjà dans le col de Coupe (732m). Une fois au sommet, il n'y a plus qu'à se laisser descendre vers Hèches.

Une autre variante de ce chemin que j'ai déjà emprunté est de passer par Escots après Asque. Ensuite, le cycliste passera par Batsère et Espèche. C'est à partir de là que commence le col de Coupe. Sur ce versant le col de Coupe monte sur une pente régulière (d'après mes souvenirs) pour une longueur de 5 kilomètres me semble-t-il. Durant cette ascension, les villages traversés sont Lomné et Esparros. L'autre versant du col au départ de Hèches est beaucoup plus court et beaucoup plus roulant sans difficulté particulière.

Le kilomètrage de Tarbes à Hèches est d'environ 60 kilomètres. Une année j'avais fait deux fois l'aller-retour en 3 jours. La deuxième fois je m'étais retrouvé au milieu d'un peloton d'une cyclosportive. j'étais dans le sens inverse de la course lorsque je montais le col par Espèche. Au sommet je ne me suis pas arrêté je suis descendu de l'autre côté, j'ai fait demi-tour au pied de la descente pour remonter le col dans le sens de la course. Et à ma grande surprise je rattrapais une partie du peloton!!! Ce jour là j'avais monté 4 fois le col de Coupe après être parti de Tarbes. A l'époque j'avais déjà le VTC qui allait me permettre de monter tout les cols que j'ai monté depuis l'an dernier. Bien évidemment je n'étais pas encore mordu de vélo en haute montagne mais je me lançais déjà sans compter dans des ballades sur ces vallons et c'est maintenant avec le recul que je me rend compte que je n'avais pas peur des montées à l'époque...quelque soit la montée je la faisais sans économie et j'arrivais au sommet. C'est bien simple je faisais la traversée des Baronnies au maximum de mes capacités et aujourd'hui encore je me demande comment j'ai fait pour ne pas prendre de fringale, de coup de barre ou autre. Aujourd'hui cela me parait inconcevable de partir à fond du début à la fin sans s'économiser pour la suite.

Une chose est sûre, c'est que c'est un endroit magnifique que je recommande pour les cyclistes qui ne souhaitent pas se lancer dans les grands cols.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 19:14

Bonjour,


Depuis le mois d'octobre 2009 le parcours du Tour de France 2010 a été dévoilé. En raison du centenaire du premier passage du Tour de France dans les Pyrénées en 1910, cette année les organisateurs ont décidé de faire la part belle aux Pyrénées. Et quelle part!!! 4 étapes de haute montagne. Voici la liste des étapes pyrénéennes cette année :


Dimanche 18 juillet : Revel-Ax-3-Domaines : ascensions du Port de Pailhères et de Ax-3-Domaines

Lundi 19 juillet : Pamiers-Bagnères de Luchon : ascensions du col du Portet d'Aspet, du col des Ares et du Port de Balès

Mardi 20 juillet : Bagnères de Luchon-Pau : ascensions du col de Peyresourde, du col d'Aspin, du col du Tourmalet et du col d'Aubisque (par le Soulor)

Jeudi 22 juillet : Pau-col du Tourmalet : ascensions du col de Marie Blanque, du col du Soulor et du col du Tourmalet


Une semaine grandiose!!! Soyez au rendez vous!!!


Idris

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 12:27

Voici une ballade en aller-retour qui présente de belles difficultés. En effet la parcours au départ de Bagnères de Bigorre est long de 120 kilomètres environ et de 160 kilomètres au départ de Tarbes. Ce parcours permet d'effectuer 3 ascensions avec notamment le col d'Aspin monté des deux côtés et la montée difficile au Pla d'Adet au milieu de cette ballade.

 

Km 0 : Bagnères de Bigorre : prendre au sud la D935 en direction de Campan. C'est une route assez passante, de ce fait, le cycliste pourra privilégier la D8 qui est parallèle de l'autre côté de l'Adour.


Km 6 : Campan : que ce soit par la D935 ou la D8, le cycliste aura traversé les villages de Gerde, Asté et Baudéan sur un faut plat montant pratiquement constant. A partir de ce village, le cycliste qui aura choisi la D8 sera obligé de rejoindre la D935 pour continuer sa route vers les cols. Je précise également qu'une portion pavée se trouve sur la D935 au moment où celle-ci traverse la place centrale du village, rien de méchant cependant.


Km 12 : Sainte Marie de Campan : le village est atteint après deux kilomètres présentant plusieurs côtes à parfois fort pourcentage. A partie de là, le cycliste devra suivre la direction du col d'Aspin qui commence quelques centaines de mètres plus loin sur la D918.


Km 20 : Payolle : cette petite station de ski de fond marque le début de la véritable difficulté du col d'Aspin. En effet, les 8 kilomètres de montée jusque là ce sont fait sur des pourcentages plutôt faibles. A partir de Payolle la pente va passer aux alentours de 7 à 8% de moyenne sur les 5 derniers kilomètres. Le col est détaillé en cliquant sur le lien renvoyant à l'article approprié. Durant la traversée de la station, le cycliste aura laissé sur sa droite la route menant à la Hourquette d'Ancizan, c'est par là que s'effectuera le retour.


Km 25 : col d'Aspin : au sommet du col, le cycliste pourra apprécier la vue sur le Pic du Midi ou sur la vallée de Arreau.


Km 38 : Arreau : que le cycliste atteint après 13 kilomètres d'une descente plutôt rapide avec quelques gros virages sur la fin de cette descente. Au moment où la descente se termine, il faut prendre à droite pour rejoindre la D929 qui mène au centre ville. Continuer sur la D929 en suivant la direction de Saint Lary. La route est en léger faut plat montant.


Km 53 : Saint Lary : après avoir traversé les villages de Cadéac, Ancizan, Guchen et suivi une route plutôt passante et exposée au vent, le cycliste atteint Saint Lary et peut voir le début de la montée du Pla d'Adet sur la montagne...elle paraît très raide...

 

Km 63 : Pla d'Adet (Saint Lary Soulan) : après une montée très difficile avec notamment les 7 premiers kilomètres à plus de 10% de moyenne, le cycliste atteint la station de Saint Lary Soulan. De là-haut il est possibled'apercevoir la route menant au col du Portet sur le versant d'en face.

Km 62 : Payolle : après une descente où le cycliste devra se montrer prudent en raison des animaux en liberté, la route arrive à Payolle. Là le cycliste rejoindra la route du col d'Aspin qu'il avait emprunté en allant vers le premier col. A cet endroit en rejoignant la route, il faut prendre à gauche pour redescendre vers Sainte Marie de Campan. A partir de cet instant, le cycliste va emprunter le même chemin en sens inverse pour effectuer le retour.

 

Km 73 : Saint Lary : que le cycliste atteint après la descente du Pla d'Adet, là il prend la direction de Arreau.

 

Km 88 : Arreau : le cycliste prend la direction du col d'Aspin à la sortie sud du village.

 

Km 101 : col d'Aspin : que le cycliste atteint après une ascension plus difficile que l'autre versant est peut-être assez fatiguant en guise de 3e ascension de la journée. A partir de là, le cycliste n'aura plus qu'à se laisser descendre jusqu'à Bagnères ou continuer vers Tarbes selon le point de départ.

 

Km 114 : Sainte Marie de Campan


 

Km 126 : Bagnères de Bigorre : que le cycliste atteint après un faux plat descendant.

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  • : Ascensions de grands cols en vélo - cyclotourisme en montagne
  • : Dans ce blog je décris mes ascensions de grands cols en vélo, je mets les profils des cols et je fais part de ma passion du vélo en montagne et de mon expérience.
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  • Je suis un passionné de vélo et plus encore de vélo en montagne. J'adore monter des cols, voir de beaux paysages et prendre de belles photos...c'est ma drogue à moi!
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Au 20 janvier 2015
Kilométrage total   260 km
Vélo urbain   20 km
Vélo en montagne

  209 km

Sorties plates   31 km
Dénivelé positif   3200 m
Mois en cours   260 km

 

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