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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 18:44

Le col de l'Epine est un col du département de la Haute Savoie (74) qui n'est pas un gros monstre mais qu'il ne faut pas prendre à la légère.

Il culmine à 947m d'altitude mais offre des pourcentages qui en imposent. Il fait 7 km de long à plus de 7% de moyenne et si on enlève le premier kilomètre pas très raide on atteint même les 6 derniers kilomètres à presque 7,7% de moyenne.

Le col se situe dans le massif des Aravis et relie la vallée reliant Albertville à Annecy en passant par Ugine (vallée de la Chaise) à la vallée allant à Thônes (capitale du reblochon) qui est la vallée de Serraval.

Depuis la vallée entre Albertville et Annecy, l'ascension débute à Marlens un petit village situé à 5 km d'Ugine en direction d'Annecy. Pour les cyclistes cette vallée est agréable puisqu'il y a une voie verte reliant Ugine à Annecy. A Marlens il est possible de quitter la piste cyclable pile au rond point où est indiqué la direction du col de l'Epine vers le nord.

A partir de là ça va grimper jusqu'au sommet. Le premier kilomètre est roulant et nous fait traverser Marlens en pssant devant l'école, sur une route étroite.

Cependant, très vite on arrive à la sortie du village et la pente se cabre directement sur du 8 à 9%. La pente va rester sur ces pourcentages sur environ 5 km. La route s'élève en lacets tantôt au milieu des arbres tantôt à découvert. Ces quelques points de vues permettent de voir la rapide élévation par rapport à la vallée.

La route est en bon état et est agréable car il y a très peu de circulation voire pas du tout. Le cycliste est tranquille et peut profiter de cette belle ascension. Il est à noter que des panneaux indiquent le pourcentage à venir à chaque kilomètre comme dans les grands cols. Il faut dire que le Tour de France y est passé cette année et le peloton a pu goûter ces pentes raides.

 

Pour continuer sur le Tour de France, cette année c'était la première fois que le parcours empruntait ce versant du col de l'Epine, l'autre versant en venant de Thônes ne grimpe presque pas.

 

Après cette rampe de 5 km sur des forts pourcentages avec un pic à plus de 10,5% sur une bonne portion (si mes souvenirs sont bons il y a 1 kilomètre à 10% mais je n'en suis pas sûr), le dernier kilomètre à moins de 6% offre un répit et permet de déboucher sur le col de l'Epine.

Au sommet il n'y a rien à voir, on est entre les arbres. Il est à noter que le panneau indique 1012m alors qu'en réalité l'altitude est à 947m.

La route continue de grimper un peu après le col et ne redescend qu'environ 1 km plus loin. Et encore ça ne descend pas énormément et il y a même une remontée à repasser pour rejoindre Serraval et la route allant à Thônes via le col du Marais.

 

Il s'agit donc d'un petit col idéal pour se frotter aux forts pourcentages. Il sert de bon tremplin pour faire une sortie vers Thônes. Sa faible longueur permet de ne pas être épuisé (si le col est en début de sortie) à son sommet.

 

Malheureusement, le jour où j'y suis allé, j'avais oublié mon appareil photo, je ne peux donc pas mettre de photos de cette ascension.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 16:35

Voilà un autre homonyme ! Le col de la Madeleine. Celui-ci c'est le 3e différent que je décris sur le blog.

Il y avait eu le col de la Madeleine (448) dans le Vaucluse à l'ombre du Mont Ventoux. Puis il y avait eu le plus connu, le col de la Madeleine (1993m) reliant la vallée de la Maurienne à la vallée de la Tarentaise.

Enfin, il y a ce col de la Madeleine (1752m) qui est en réalité un col d epassage pour aller se frotter aux pentes d'un autre grand nom, le col de l'Iseran (2770m), plus haut col routier des Alpes.

 

Le col de la Madeleine en question se situe donc en Savoie (73) en Haute Maurienne. Le pied du col à proprement parler débute à Lanslebourg-Mont Cenis. Cependant si on arrive de Modane, 25 km plus en avant dans la vallée, on grimpe déjà pas mal aussi.

 

A Lanslebourg, il faut laisser la route allant au col du Mont Cenis (2083m) à droite et continuer tout droit.

A partir de là on en a pour 7 km de montée.

Les trois premiers kilomètres sont raisonnables à 4% et permettent de rejoindre et traverser Lanslevillard.

C'est à partir de là que ça se corse un peu. En effet, les 4 km suivants sont à 8% de moyenne. Ce sont surtout les 3 suivants qui sont très raides avec un long passage à plus de 10%. Le final étant un peu plus abordable à 6%.

La route grimpe sur des lacets serrés et des grandes courbes bien exposées au soleil. La vue est dégagée.

C'est assez agréable d'être sur cette route au milieu des alpages. On a vraiment l'impression de se diriger vers le fond de la vallée.

 

Photos col de la Madeleine 21 septembre 2013 012

 

Photos col de la Madeleine 21 septembre 2013 014

 

Le jour où j'y étais allé, je n'avais pas continué de l'autre côté vers le col de l'Iseran en raison d'un manque de temps. Du coup, je ne connais pas la suite de la route, cependant d'après ce que j'en ai lu, il semblerait que la descente de l'autre côté ne dure que 2 km sur des faibles pourcnetages. En effet, le col de la Madeleine permet de rejoindre un petit plateau menant jusqu'à Bessans puis Bonneval sur Arc qui est le véritable pied du col de l'Iseran (2770m). Bonneval se situe environ 12 à 13 km après le col de la Madeleine.

 

Je n'ai malheureusement pas pris beaucoup de photos entre Lanslebourg et le sommet du col...

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:54

Le collet du Plan Nicolas se situe en Savoie (73) et culmine à 2406m d'altitude. Il n'est pas très connu car il se situe dans l'ascension du col du Galibier (2642m) par le versant de Saint Michel de Maurienne. De fait, on le passe sans trop le savoir.

Le collet du Plan Nicolas se trouve à environ 3 km du sommet du col du Galibier un peu après les Granges du Galibier au moment où la route prend une courbe qui nous amène face au final et au sommet du col du Galibier.

On peut difficilement dire plus de choses sur ce col car il ne représente pas un objectif en soit (je ne pense pas que des cyclos s'arrêtent là à 3 km du sommet du col du Galibier^^

Pour le profil, je vous invite à consulter l'article sur le col du Galibier.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 12:25

Le col du Télégraphe est un col bien connu du département de la Savoie (73) et qui culmine à 1566m d'altitude. Cependant, il est bien connu pour être le marche pied du col du Galibier (2642m) par son versant nord que pour être un grand col à part entière.

Ce col relie la vallée de la Maurienne au départ de Saint Michel de Maurienne à la vallée de la Valoirette, à Valloire. Son nom vient d'une tour de télégraphe à bras articulés qui se trouvait à son sommet.

Au sommet du col du Télégraphe se trouve encore le fort du Télégraphe (un peu plus haut que le sommet) qui domine complètement la vallée de la Maurienne. Il faut dire que c'est vraiment un endroit stratégique car il offre une vision qui porte loin. Depuis le bas de l'ascension au cnetre même de Saint Michel de Maurienne on peut l'apercevoir.

 

En ce qui concerne le cyclisme, comme je l'ai mentionné, il est souvent emprunté par le Tour de France mais soit en allant vers le col du Galibier soit en venant du col du Galibier.

Le Giro l'a également emprunté en 2013 pour une étape devant se finir initalement au sommet du col du Galibier.

 

Au départ de Saint Michel de Maurienne son ascension n'est pas excessivement difficile, cependant si on pourquit ver sle col du Galibier, ce marche pied peut se faire sentir sur la suite. Pour en venir au profil de ce versant du col du Télégraphe, il est long de 12 kilomètres à 7,3% de moyenne.

Son ascension commence dès le centre de Saint Michel de Maurienne après le passage sur le pont. Au détour d'un virage à droite on aperçoit le fort du Télégraphe tout en haut. Et à partir de là, c'est parti pour une ascension régulière avec des kilomètres essentiellement à 7 et 8%. Il y a juste un ou deux kilomètres à 6% et je ne me souviens plus si il y a du 9%.

La route est en bon état et rvaiment régulière.  La première partie se fait sur pas mal de lacets, en forêt. Sur la 2e partie, les lacets se font plus éloignés et dans certaines courbes la vue se dévoile avec Saint Michel de Maurienne que l'on voit tout en bas, c'est vraiment sympa à voir.

Le sommet du col se trouve dans un virage à gauche.

 

Photos col du Galibier le 10 août 2013 001

 

Photos col du Galibier le 10 août 2013 002

 

Le fort du Télégraphe tout en haut

 

Photos col du Galibier le 10 août 2013 003

 

Photos col du Galibier le 10 août 2013 006

La Maurienne

 

Photos col du Galibier le 10 août 2013 009

 

La route est en bon état mais la circulation y est importante en raison de la proximité de Valloire et du col du Galibier...

 

Par Valloire justement, le col ne présente qu'une difficulté mineure et d'ailleurs lorsqu'il est franchi dans ce sens par les courses cyclistes, il n'est pas répertorié pour le classement de la montagne.

Il est long de 5 km entre 4 et 5% assez régulier et surtout en ligne droite. Il est à noter que de ce côté la route franchit un col intermédiaire qui s'appelle.... Le Col et qui est à 1522m d'altitude.

La seule chose un peu pénible ce sont les pavés très inconfortables au centre de Valloire....(qu'on passe surtout en allant vers le col du Galibier sur la route à sens unique dans le centre).

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 17:13

Le col du Glandon, est un col bien connu des Alpes. Il se situe dans le département de la Savoie (73) dans la vallée de la Maurienne entre le massif de Belledonne et des Arves. Ses 1924 m d'altitude sont un peu inférieurs à son prestigieux voisin, le col de la Croix de Fer (2067m). Ces deux cols espacés de seulement 2,5 km se partagent les passages du Tour de France. Cependant, l'un et l'autre sont des monstres à part entière !

Il s'agit d'un col hors catégorie. Le Tour de France y est passé à 14 reprises depusi 1947, date du premier passage. Lucien Van Impe est le coureur étant passé le plus de fois en tête, à 3 reprises en 1977, 1981 et 1983.

La route du col a été ouverte en 1898.

 

Il permet ainsi de relier la vallée de la Romanche au départ de Rochetaillée, à la vallée de la Maurienne à La Chambre.

Grâce aux accès de son voisin, le col de la Croix de Fer, il existe 3 routes différentes pour atteindre le col du Glandon. Par ailleurs, il est idéalement placé pour un enchainement avec le col de la Madeleine (1993m), le col du Galibier (2642m) ou encore l'Alpe d'Huez (1850m).

 

La première au départ de Rochetaillée depuis la vallée de la Romanche. Ce versant est long de 29,5 km environ. Il est entièrement commun avec le col de la Croix de Fer sauf sur les dernières centaines de mètres. La route quitte celle du col de la Croix de Fer 2,5 km avant le sommet de ce dernier, là il ne reste plus que 200 ou 300m à 8% pour atteindre le sommet du col. Pour le descriptif des 29 premiers kilomètres, je vous renvoie à l'article du col de la Croix de Fer.

 

La deuxième voie d'accès est au départ de Saint Jean de Maurienne. Par ce versant, il faut rimper entièrement le col de la Croix de Fer côté Maurienne puis descendre les 2,5 premiers kilomètres du versant de Rochetaillée pour arriver à la bifurcation et faire les 200 ou 300 derniers mètres à 8% pour atteindre le col du Glandon. Pour les informations sur ce versant, là aussi je vous invite à consulter l'article du col de la Croix de Fer.

 

La troisième voie d'accès est la plus courte. Le point de départ se situe à La Chambre / Saint Etienne de Cuines qui sont à côté. L'ascension fait 20 km.

Ce versant se divise en deux parties entrecoupées d'environ 2 km de replat au milieu. Les 9 premiers kilomètres grimpent sur une pente régulière à 8% de moyenne. Il s'agit de la partie la plus facile. La route quitte Saint Etienne de Cuines sur une longue ligne droite avant de grimper en lacets et en courbes dans la forêt. Après 9 km la route devient presque plate pendant 2 km pour traverser le village de Saint Colomban les Villards. Ce village marque la moitié de l'ascension et l'entame de la partie la plus difficile jusqu'au sommet. Et pourtant la première partie grimpe déjà pas mal !

A la sortie du village il reste 9 km à plus de 9% de moyenne à grimper. Les premiers mètres pour sortir de Saint Colomban les Villards sont très raides avec une portion à 13%. La route grimpe très raide en lacets et en courbes de façon un peu désordonnée. Les kilomètres à 9% et 10% s'enchainent sur 4 km à travers la forêt par moment et à découvert à d'autres moments. Plus on grimpe et plus on se retrouve à découvert.

A 5 km du sommet, on dispose d'un « répit » de 2 km à 7% pour souffler. Là le paysage devient vraiment somptueux. Un vrai paysage de haute montagne, c'est vertigineux ! Après ces deux kilomètres de répit, on attaque les 3 derniers kilomètres qui sont terribles ! Jugez plutôt, la moyenne de ces 3 derniers kilomètres est de presque 10,5% !

La route est rvaiment très raide et les lacets sont impresseionnants à voir. En plus ils paraissent trop espacés et quand les jambes ne sont plus là, ça devient vraiment très difficile. La dernière ligne droite débouchant sur le sommet est à 10%, le col ne laisse pas respirer jusqu'aux tout derniers mètres !

Mais par contre, le paysage du final est juste sublime ! On peut voir le Mont Blanc au loin avec le col de la Madeleine devant.

D'ailleurs c'est en ayant fait la descente de ce versant que j'ai eu envie de le refaire dans le sens de la montée !

Je rajouterais sur ce versant, que la route est vraiment très raide et étroite, c'est encore plus visible dans le sens de la descente. De ce fait elle est assez dangereuse avec des rétrécissements par endroits et des virages à fort dénivelé.

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-26

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-27

 

En arrivant à Saint Colomban les Villards :

 

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Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-29

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-30

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-31

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-32

 

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Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-34

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-35

 

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Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-42

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-40

 

Le Mont Blanc et le col de la Madeleine pile au centre :

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-44

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-45

 

Voilà pour les 3 versants de ce joyaux alpestre. Depuis le sommet, on peut voir très distinctement le sommet du col de la Croix de Fer à seulement 2,5 km. Pour ma part, j'ai eu l'occasion de le grimper par chacun des 3 versants en l'espace de moins d'un mois, le 3 août, le 15 août et le 31 août 2013 et malgré la sortie du 15 août que je n'oublierai sûrement pas de si tôt, il s'agit d'un des cols que je préfère.

 

Vue depuis le sommet

 

Le col de la Croix de Fer :

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-38

 

Photos col de la Madeleine et col du Glandon le 15-copie-39

 

Photos col de la Croix de Fer et Madeleine le 31 a-copie-28

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 17:00

Le col de la Croix de Fer est un col bien connu des Alpes. Son profil et sa réputation le classe parmi les « poids lourds » des Alpes. Il culmine à 2067m d'altitude.

Sa situation géographique le plaçant tout près du col du Glandon (à 2,5 km) fait que ces deux cols doivent se répartir les passages du Tour de France pour accéder ou quitter la vallée de la Maurienne. Il a été emprunté à 16 reprises par le Tour de France. La première fois c’était en 1947 pour le premier Tour de l’après guerre. Il a ensuite régulièrement été emprunté jusqu’à 1966. Là, pendant 20 ans le Tour de France n’y est pas passé. C’est ce qui explique pourquoi les Merckx et Van Impe n’apparaissent pas dans la liste des coureurs ayant franchi le col en tête. On y trouve cependant quelques grands coureurs de leur époque tels Coppi, Bartali, Hinault, Virenque.

Son sommet se situe dans le département de la Savoie (73) et permet de relier la vallée de la Maurienne au départ de Saint Jean de Maurienne (en remontant la vallée de l’Arvan) à la vallée de la Romanche au départ de Rochetaillée non loin de Bourg d’Oisans . Il fait donc un tremplin idéal pour divers enchainements vers l’Alpe d’Huez, le col de la Madeleine, la Toussuire ou encore le col du Galibier.

 

Il est difficile de dire quel versant est le plus difficile tant ils sont similaires avec des rampes raides et quelques descentes qui occasionnent de fortes ruptures de pentes. Par ailleurs quelque soit le versant, l’ascension est assez longue (29,5 km d’un côté et 31,5 de l’autre).

 

Le versant au départ de Rochetaillée est sans conteste le plus beau versant avec les plus beau paysages ! Rochetaillée se trouve à 7 km de Bourg d’Oisans plus connu comme étant le pied de l’ascension à l’Alpe d’Huez.

Ce versant est long de 31,5 km et commence doucement par 4 km de plat et de faux plat jusqu’à Allemond. Là, devant nous juste derrière le village se dresse le barrage du Verney, le premier de l’ascension. On distingue bien la route qui monte en 2 lacets sur le barrage même. La montée sur le barrage se fait sur 800m à 8% environ. Une fois sur le barrage on le traverse le long du lac du Verney. Juste après le barrage on passe sur un pont de plusieurs centaines de mètres pour contourner complètement le plan d’eau et accéder à la montagne.

 

Le barrage du Verney

 

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 015

Dans la montée sur le barrage

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 017

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 019

 

 

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 020

 

Allemond

 

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 022

 

Après quelques centaines de mètres de plat, la route reprend sa montée sur du 6% pour passer devant le seul endroit moche de l’ascension : la centrale EDF. Juste après ça descend légèrement et c’est enfin parti pour l’ascension et la première rampe raide (car les 800m pour se hisser sur le barrage du Verney ce n’était qu’un amuse-gueule). Là la route se met à monter d’emblée sur du 9% d’abord puis du 10% sur un bon kilomètre avant de repasser sur du 9%.

 

Cette rampe dure environ 5 à 6 km le temps de nous mener au Rivier d’Allemond par une route plutôt en lignes droites et courbes qui traverse la forêt. Il n’y a pas grand-chose à voir du coup mais la forêt permet de profiter d’une bonne fraicheur à cet endroit.

 

Après ces 5 à 6 km à 9% de moyenne la route devient plus roulante et arrive au Rivier d’Allemond que l’on traverse sur une portion plate. La première rampe est terminée et on peut attaquer la descente de 2,5 km. Il s’agit d’une descente sinueuse et raide qu’il faut négocier avec prudence car ça descend jusqu’à -12%. Après une épingle qui oblige à freiner, on attaque la deuxième rampe sans aucune transition et sans élan à cause du virage juste avant. La pente repart sur du 11%.

 

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 027

 

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La rupture de pente à cet endroit fait un peu mal aux jambes. Surtout que très vite la pente passe à 12% et le reste sur plus de 500m en ligne droite. Heureusement, le paysage est très beau à voir et ça ne sera que de mieux en mieux jusqu’à la fin. La route continue de grimper pendant encore 1 bon kilomètre à plus de 10% avant un replat de 200 à 300m qui ne fait pas forcément du bien aux jambes car direct après ça repart sur du 9%. La route continue de grimper avec quelques lacets qui permettent de trancher des lignes droites. Alors que le paysage s’était découvert lors de la descente et du début à 12% avant, là la route repasse dans quelques bosquets. Cependant ça ne dure pas bien longtemps car très vite on se retrouve de nouveau dans un décor très minéral avec de nombreux éboulis que l’on peut voir sur le versant en face du ravin. La route grimpe ainsi sur du 9% sur 6 km. Au milieu de cette rampe on a en point de mire le deuxième barrage de l’ascension : le barrage de Grand Maison. On le voit longtemps à l’avance au dessus de la tête mais la route continue de grimper en lacets avant de véritablement s’approcher du barrage. Ces lacets avant le barrage sont somptueux. Le paysage est grandiose, la vraie haute montagne ! En approchant du barrage la pente devient mois raide et passe aux alentours de 6 à 7%. La route passe perpendiculairement au barrage. Cependant le point de vue à cet endroit vaut bien un arrêt photo ! D’un côté la route que l’on vient de grimper dans un décor sublime et de l’autre le lac de Grand Maison avec la route que l’on va grimper.

 

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Le barrage de Grand Maison

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Le lac de Grand Maison

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La route longe le lac sur du plat avant même de redescendre sur un kilomètre environ. Le décor est vraiment fabuleux avec le lac à côté et les alpages que l’on voit tout autour et devant nous. On voit très bien la route qui grimpe pratiquement en ligne droite devant nous. On aperçoit facilement la bifurcation avec le col du Glandon à gauche de la route environ 4 km devant nous et la portion qui continue tout droit vers le col de la Croix de Fer.

 

Photos col de la Croix de Fer le 3 août 2013 081

 

Après la descente la route repart sur du 5 à 7% pour les 6 à 7 derniers kilomètres au milieu des alpages. Après la bifurcation avec le col du Glandon qui se trouve seulement 200m à gauche, on aperçoit le sommet du col de la Croix de Fer à 2,5 km et les Aiguilles d’Arves qui commencent à pointer leurs sommets de l’autre côté au dessus de la vallée de l’Arvan. En se retournant on peut apercevoir en bas derrière, le lac de Grand Maison. C’est vraiment un endroit rêvé pour faire du vélo en haute montagne.

 

Le final est assez abordable comparé aux rampes précédentes et permet donc d’arriver pas trop fatigué au sommet.

 

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L'autre versant est au départ de Saint Jean de Maurienne. Il fait un peu plus de 28 km de long. La route se met à grimper dès le centre de Saint de Maurienne qu'il faut quitter en suivant la direction de la vallée de l'Arvan. La route grimpe direct sur du 8% et nous fait quitter Saint Jean de Maurienne par la place de l'Opinel. Pendant 4 kilomètres les courbes et les lacets vont s'enchainer sur une large route très passante, commune avec la montée à la station de la Toussuire.

 

Après cette première rampe, la route bifurque de celle de la Toussuire en partant vers la gauche sur une descente d'1,5 km qui nous fait dire que la première partie est terminée. Le paysage un peu bouché jusque là devient d'un seul coup très beau! Pourtant ça ne fait que 4 km qu'on est parti.

La petite descente se termine par le passage sur un joli pont et là on attaque la 2e rampe, 5 kilomètres à 9% avec les deux premiers à 10%. Il convient de bien gérer car à cet instant on est encore à plus de 20 km du sommet. La route traverse régulièrement la forêt sur cette rampe et lorsque ça se découvre, on peut très bien voir les Aiguilles d'Arves qui dominent complètement ce versant. La pente est globalement régulière sur cette rampe et au final elle s'assimile plutôt bien. Elle prend fin par 3 km de faux plat et de plat qui nous font traverser 3 tunnels successifs.

Le premier, long de seulement 96m mais avec un virage à gauche très prononcé qui fait qu'on ne voit pas la sortie quand on y entre. Cependant il est éclairé et ne présente pas de danger particulier. Quelques mètres après on arrive au second tunnel long de 178m. Il est en courbe à gauche et on ne voit pas non plus la sortie lorsqu'on y entre. Cependant, pas de problème d'éclairage pour celui là non plus! Dans la 2e partie de ce tunnel on aperçoit l'entrée et la sortie du 3e tunnel. En effet ce 3e tunnel commence seulement quelques mètres après la sortie du 2e et est en ligne droite. Il est long de 500m, on y passe donc plus de temps. Au milieu la luminosité est très faible mais on arrive à distinguer quand même où on met les roues malgré les lunettes de soleil.

 

Juste après la route descend un peu sur quelques mètres et nous fait passer sur le pont de Belleville où à gauche part la route allant au col du Mollard. Pour le col de la Croix de Fer il faut continuer tout droit. A cet instant on est à la moitié de l'ascension. Les 14 km restant se divisent en deux parties, d'abord 7 kilomètres à faible pente qui ne dépassera pas les 6%. C'est donc une partie roulante mais dans laquelle il ne faut pas s'user non plus. La route est surtout en courbe et ligne droite et offre une vue dégagée sur le sommet et la route qui va suivre. On traverse Saint Jean d'Arves puis Saint Sorlin d'Arves. C'est là que commence les 7 derniers kilomètres qui sont plus raides avec une pente aux alentours de 8%. La sortie de Saint Sorlin d'Arves peut faire mal aux jambes avec une ligne droite de quelques centaines de mètres à plus de 11% avant d'enchainer sur un lacet à droite qui entame la portion finale à 8%. La pente est régulière et ça grimpe sur des lacets assez espacés mais qui offrent une vue splendide sur Saint Sorlin d'Arves et les Aiguilles d'Arves au fond.

 

Bien que ce versant par Saint Jean de Maurienne soit très beau, le paysage est vraiment sublime par le versant au départ de Rochetaillée.

 

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Pas loin du pont de Belleville

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Ce que je peux en dire de ce col, c'est que quand on est bien c'est un régal de le grimper et j'ai eu cette chance les deux fois où je l'ai grimpé. En revanche, je pense que si on est moins en forme, ce col peut être vraiment terrible pour les jambes!

Je précise qu'un 3e versant au départ de la Maurienne (de la Chambre) est possible mais il convient de grimper le col du Glandon qui présente un profil terrible par ce côté. Je décrierai cette ascension dans l'article sur le col du Glandon (1924m).

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:42

Le col de l’Iseran fait parti de ces grands cols des Alpes dont l’évocation du nom en impose. Il ne s’agit pas du col le plus difficile du massif alpestre. En revanche c’est bien le col le plus haut des Alpes avec ses 2770m d’altitude.

La route de la cime de la Bonette est certes à peine plus haute à 2802m mais il ne s’agit pas d’un col.

Sa position reculée au fin fond du massif de la Vanoise fait que son franchissement fait faire plutôt un détour. Si la route du col de l’Iseran n’existait pas, à mon avis ça n’aurait pas changé grand-chose dans le flux des personnes dans le département et la région.

 

C’est cette position géographique pas optimale qui a fait que le Tour de France n’est pas passé souvent le voir. 5 fois seulement (sans compter 1996 où le col a été annulé en raison de la neige). Cependant, grâce à Louison Bobet (triple vainqueur du Tour en 1953, 1954, 1955), le col de l’Iseran est entré dans l’Histoire du Tour de France car c’est à son sommet que Louison Bobet a mis fin à sa carrière en abandonnant le Tour de France 1959. Il n’y avait pas de meilleur endroit que le toit du Tour pour tirer sa révérence de la part d’un tel champion !

 

Le col de l’Iseran est avec le col de la Madeleine 1993m), un des deux seuls points de passage entre la vallée de la Tarentaise et la vallée de la Maurienne. Il relie Bourg Saint Maurice (Tarentaise) à Bonneval sur Arc (Maurienne). Il est à noter que le pied du col côté Maurienne n’est pas simple à déterminer car l’approche se fait en montée avant un replat de 7 kilomètres. De fait on peut placer le début de la montée à Modane (à 58 km du sommet) ou plutôt Lanslebourg (à 33 km du sommet) ou encore Bessans ou Bonneval sur Arc.

 

Ce versant Maurienne est relativement court, il offre 13,8 km au départ de Bonneval sur Arc à un peu plus de 7,3% de moyenne. Il s’agit par ailleurs du versant ayant les paysages les plus appréciables.

Je n'en ai fait que l'approche par ce versant, à partir de Modane jusqu'au sommet du col de la Madeleine (1752m) qui se trouve un peu après Lanslebourg.

Cette approche est plutôt agréable. La sortie de Modane se fait sur une montée de 5 km qui n'est pas super top mais elle permet de basculer dans la vallée de l'Arc et là ça devient très beau avec tous ces beaux villages comme Termignon. Lanslebourg est à 25 km de Modane et là il reste encore 33 km jusqu'au col de l'Iseran avec donc le col de la Madeleine à grimper, 4 km assez raides tout de même.

 

En revanche, je l’ai grimpé par le versant Tarentaise au départ de Bourg Saint Maurice. Il s’agit d’une ascension qu’il faut arriver à bien gérer car elle fait plus de 48 kilomètres de long au départ de Bourg Saint Maurice ! Avec le col de la Quillane dans les Pyrénées Orientales, ce sont les plus longues ascensions de France.

Ces 48 kilomètres d’ascension peuvent se découper en 4 parties.

La première qui s’étend sur les 9 premiers kilomètres qui sont en petit faux plat montant. Il s'agit d'une façon de se mettre progressivement dans la montée bien que les 2 premiers kilomètres jusqu'à Séez grimpent pas mal avec un pic à 8%.

La deuxième partie qui suit s'étend sur plus de 15 km à 6% de moyenne environ. La pente grimpe de façon assez régulière avec un pic à 8 et 9% sur quelques kilomètres. La route traverse quelques villages et peut paraître monotone sur cette partie.

 

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En arrivant au niveau du lac du Chevril avec le barrage de Tignes, plus haut barrage de France avec la plus grande fresque du monde peinte sur son tablier, la route devient plus roulante et même plate sur 7 kilomètres, le temps de longer le lac. A cet instant on peut voir Tignes de l'autre côté du lac.

Cette partie permet de souffler. Cependant elle traverse plusieurs tunnels assez longs. Il est nécessaire et conseillé d'avoir un éclairage car le dernier long tunnel est très mal éclairé et on ne voit pas du tout où on met ses roues.

Juste après ces tunnels, on arrive tranquillement à la station de Val d'Isère aux alentours de 1800m.

 

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A partir de là, on peut attaquer la dernière partie de l'ascension. Elle commence dès le centre de Val d'Isère qu'on met plusieurs kilomètres à quitter totalement. La route se remet à monter pour les 17 derniers kilomètres où la pente oscillera entre 5 et 8%. La majorité des 10 derniers kilomètres sont à plus de 7% et les deux derniers à plus de 8%.

Cette partie se fait sentir dans les jambes en raison de tous les kilomètres de montée déjà parcouru et du fait de l'altitude car les 13 derniers kilomètres se font à plus de 2000m d'altitude.

Le paysage sur cette dernière partie est sublime avec d'abord la vue sur Val d'Isère en bas, que l'on verra pendant longtemps. Le final au milieu de tous ces sommets à si haute altitude est superbe!

Ce versant n'est pas le plus agréable car la route de Val d'Isère est très fréquentée et pas toujours en très bon état notamment 10 km après Bourg Saint Maurice. Les tunnels à traverser ne sont pas forcément très agréables non plus. En revanche accéder au plus haut col routier des Alpes est un vrai moment de plaisir et de bonheur.

La descente sur Bourg Saint Maurice est longue puisqu'elle fait 50 km et parfois dangereuse en raison de l'état de la route. Les vibrations peuvent être très fortes à haute vitesse.

 

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Le col de l'Iseran vaut le détour pour son altitude son paysage du sommet mais la fréquentation de sa route côté Tarentaise enlève un peu de plaisir. Le côté Maurienne est plus tranquille et offre des paysages plus sauvages d'après ce que j'en sais. Pour ma part je n'ai fait que l'approche par ce versant Maurienne à partir de Modane jusqu'au sommet du col de la Madeleine (1752m) qui se trouve un peu après Lanslebourg.

Cette approche est plutôt agréable. La sortie de Modane se fait sur une montée de 5 km qui n'est pas super top mais elle permet de basculer dans la vallée de l'Arc et là ça devient très beau avec tous ces beaux villages comme Termignon. Lanslebourg est à 25 km de Modane et là il reste encore 33 km jusqu'au col de l'Iseran avec donc le col de la Madeleine à grimper, 4 km assez raides tout de même.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:49

Le col du Joly est un autre de ces cols peu connu mais qui n’ont rien à envier aux grandes ascensions. Il se situe dans le massif du Beaufortain dans le département de la Savoie (73). Il culmine à 1989m d’altitude et offre une splendide ascension.

L’ascension doit se faire en aller retour au départ de la vallée du Doron. En effet le sommet offre la possibilité de départ de randonnées pédestres et l’autre versant n’est pas goudronné.

Il y a deux points de départ possible qui se rejoignent à Hauteluce à 15 km du sommet environ. Il s’agit de Beaufort ou de la bifurcation avec le col des Saisies depuis la route de la vallée du Doron (4 km avant d’arriver à Beaufort en venant d’Albertville).

Pour ma part je l’ai grimpé à partir de cette bifurcation avec la route du col des Saisies.

Par ce côté, l’ascension est longue de 24 km et est commune avec celle du col des Saisies sur toute sa première partie. Il s’agit donc de 8 kilomètres entre 6 et 8% de moyenne.

La route est assez fréquentée par les voitures car c’est celle qui va à la station des Saisies. Cette première partie est tout de même déjà agréable, la route s’élève en lacets au dessus de Beaufort, c’est assez sympa à voir. La pente n’étant pas excessivement soutenue, cette première partie se passe aisément. Après cette rampe, on arrive à une portion descendante. Après 1 kilomètre de descente on laisse la route du col des Saisies qui part à gauche pour continuer tout droit vers Hauteluce qu’on atteint après 1,5 kilomètre de descente supplémentaire. A l’entrée du village, on aperçoit un tout petit peu le sommet du Mont Blanc qui se cache derrière le Beaufortain.

La traversée de Hauteluce se fait en descente et est plutôt agréable, le village est vraiment joli. C’est à la sortie du village sur une pente modérée que la route venant de Beaufort rejoint celle-ci. Pendant 3 kilomètres après Hauteluce la pente va être plutôt en montée alternant des portions raides et des portions plates avant d’être plutôt régulière à 5% jusqu’à la centrale EDF de Belleville. A partir de là c’est la dernière partie qui commence ! 12 kilomètres à plus de 7,5% de moyenne !

Cette dernière partie est tout simplement somptueuse ! Le paysage est sublime sur le Beaufortain et les alpages alentours. La route est un peu fréquentée car beaucoup de personnes vont faire des randonnées au sommet. La beauté de ce paysage fait oublier la pente qui offre quelques portions raides.

La route serpente tantôt en lacets, tantôt en courbes, tantôt en lignes droites. Le cycliste a droit à un petit répit aux alentours de 1600m d’altitude avec une portion un peu descendante avant d’attaquer les 4 derniers kilomètres qui sont à environ 9% de moyenne. On peut voir beaucoup de troupeaux dans les prés alentours, c’est sympa. Le final peut paraitre ardu si on a été usé par la première partie, mais que c’est beau ! Depuis Hauteluce on a vraiment l’impression d’avoir basculé dans un monde à part. Il s’agit d’une beauté naturelle que l’on ne voit pas avec autant d’émerveillement quand on va au col des Saisies.

Et le meilleur est pour la fin car on aperçoit environ 1 km avant, l’auberge du sommet. La route prend un malin plaisir à nous faire passer devant, toujours en grimpant. Pendant un instant on se demande quand ce sera réellement le sommet. Et là la route contourne l’auberge dans un virage à droite et là….on reçoit le Mont Blanc en pleine figure ! On ne le voyait pas depuis Hauteluce, sur ces 12 derniers kilomètres et pourtant il est juste là !!

On peut difficilement être plus proche, on a vraiment l’impression qu’on peut le toucher. C’est tout simplement une vue splendide dont on a pas envie de se détacher.

 

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La vue depuis le sommet :

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 17:24

Le Signal de Bisanne est un sommet du département de la Savoie (73) qui culmine à 1934m d’altitude. Il se situe dans le massif du Beaufortain et domine Ugine. D’ailleurs depuis Ugine, on voit très bien l’antenne du sommet.

Il ressemble à un Ventoux au parfum alpestre et en un peu plus court. En effet, le Signal de Bisanne a à peu près la même altitude, il présente une pente soutenue, la première partie se fait dans la forêt et le final, à défaut de rocaille, se fait au milieu des alpages. Enfin, depuis le sommet, par temps dégagé, on a d’un côté une vue sur le Mont Blanc et de l’autre sur la vallée autour d’Ugine.

Cette ascension n’est pas très connue mais n’a absolument rien à envier à d’autres mythes. D’ailleurs le profil est même plus difficile que celui de l’Alpe d’Huez.

En effet, au départ de Villard sur Doron (qu’on atteint après une quinzaine de kilomètres à partir d’Albertville en prenant la direction de Beaufort), l’ascension est longue de 14,5 kilomètres à presque 8,5% de moyenne.

La route se met à grimper dès Villard sur Doron, d’abord sur des pourcentages aisés avant de passer très vite sur des pentes à 7% avant de passer au dessus des 8%. A partir de là la pente ne descendra jamais sous les 8% sauf à un seul endroit où il y aura du 7% pour souffler à environ 6 kilomètres du sommet.

Toute la première partie se fait sur une pente plutôt régulière qui se situe entre 8 et 10%. La route traverse une forêt ce qui permet de ne pas avoir trop chaud en été. En revanche, le fait de ne pas avoir de paysage à voir peut rendre le tête à tête avec la pente assez long…

Le goudron est un peu granuleux et accroche quelque peu. Cependant il vaut mieux un goudron de moins bonne qualité et presqu’aucune voitures que l’inverse.

La route serpente en lacets et traverse quelques hameaux perdus avant de déboucher sur la station de Bisanne 1500 aux alentours de 1500m d’altitude. A partir de là, on sort de la forêt et on peut avoir un avant goût du beau paysage qu’on aura au sommet. Ces 4 derniers kilomètres après la station sont les plus difficiles, la pente ne descend pas sous les 9% et est plutôt en lignes droites interminables.

Après la bifurcation avec la route allant aux Saisies sur la droite, il reste 2 kilomètres. 2 kilomètres interminables à 11% en ligne droite au milieu des alpages. La route devient très étroite et est traversée régulièrement par des rigoles d’évacuation d’eau. Le final est ardu mais la vue est vraiment belle avec à droite le domaine des Saisies et le Mont Blanc et à gauche les alpages.

Au bout de cette ligne droite on débouche au sommet à 1934m (le panneau indique 1941m) devant l’antenne.

De là haut il y a une vue à 360°. Normalement on peut voir le Mont Blanc tout proche ainsi que les autres massifs alentours et la vallée d’Ugine. Malheureusement le jour où je l’ai grimpé, alors que j’ai eu du soleil durant toute la montée, les nuages et le vent sont arrivés lorsque j’ai atteint le sommet. Je n’ai donc pas pu profiter pleinement du paysage au sommet, ce qui a été une grosse déception après avoir fait cette ascension.

L’ascension au Signal de Bisanne peut se poursuivre vers le col des Saisies tout proche. Il s’agit d’une des ascensions les plus difficiles du massif du Beaufortain.

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 17:20

Le col de la Madeleine est situé dans le département de la Savoie (73). Il fait partie de ces grands cols mythiques qui se sont faits une réputation grâce au Tour de France et à leurs ascensions difficiles.

Le col de la Madeleine a tout pour lui : son altitude frôlant les 2000m d’altitude (1993m), deux versants difficiles avec de forts pourcentages, sa position géographique qui le fait relier deux vallées bien connues des cyclistes (Maurienne et Tarentaise) et bien sûr son histoire avec le Tour de France.

Avec le col de l’Iseran qui est plus loin au fond de la vallée, il est un des deux seuls passages entre la vallée de la Tarentaise et celle de la Maurienne. Sa position permet de le placer sur les grandes étapes du Tour de France sur des enchainements avec le col du Galibier ou de la Croix de Fer entre autres. Il se trouve dans le massif de la Vanoise.

 

Il a été franchi 25 fois par le Tour de France à ce jour. C’est bien entendu un col hors catégorie. Lucien Van Impe et Richard Virenque sont les coureurs à l’avoir franchi le plus de fois en tête, trois fois chacun.

Le col est régulièrement au programme du Critérium du Dauphiné. Le Tour de l’Avenir y fait régulièrement étape, comme cette année en arrivant à la station de Saint François Longchamp pas plus tard que cette semaine.

 

Le versant par La Chambre, côté Maurienne est le plus connu. Il s'agit du versant le plus difficile et le plus appréhendé par les coureurs.

Ce côté sud est assez simple à décrire, il fait 20 km pour une moyenne de 8%. L'ascension commence dès le centre de La Chambre. Le premier kilomètre à 6% est le plus facile. Très vite on se retrouve sur des pentes à 9 et 10%. La route est large et s'élève sur de larges lacets au dessus de La Chambre que l'on a en point de mire en contrebas. La route traverse ensuite une forêt sur des pentes à 8%.

La partie la plus raide se situe vers le milieu avec un kilomètre à 11% pendant lequel la route passe sous un paravalanche. Le kilomètre suivant est un peu moins dur (7 ou 8% je ne me souviens plus) mais à 9 km du sommet on repasse sur du 10%.

Dans toute cette partie il n'y a pas grand chose à voir et l'ascension devient un peu monotone. A 8 km du sommet on passe devant le panneau de Saint François Longchamp 1400 qui est sur la droite. On est sur le seul replat de l'ascension sur quelques dizaines de mètres permettant de souffler avant que la pente ne repasse sur du 7 et 8%. A 7 km du sommet on entre dans Saint François Longchamp 1650. La pente sera entre 8 et 9% jusqu'au sommet. A un peu moins de 5 km on sort de la station et la route se retrouve au milieu des alpages sur de longues lignes droites entrecoupées de quelques lacets. La vue se dégage un peu sur l'autre côté de la Maurienne. On débouche sur le sommet au bout d'une dernière ligne droite à 8%.

 

Il ne s'agit pas du versant le plus joli, c'est même plutôt un point négatif mais c'est le côté le plus difficile.

 

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Le versant par la Tarentaise au départ de Feissons sur Isère est donc un peu plus facile bien que tout soit relatif car il faut les bouffer les 26 km^^. Pour ce qui est du paysage, c'est le côté le plus beau et le plus appréciable, rien que pour ça c'est un régal!

 

Au départ de Feissons sur Isère, l’ascension est longue de 26 kilomètres. Il s’agit de 3 rampes raides entrecoupées de deux replats.

 

Le début en quittant Feissons sur Isère se fait dans la forêt sur des pentes à 10%. Après ces 3 premiers kilomètres à 10%, la route continue de grimper pendant environ 6,5 km sur des pentes entre 7 et 9%. On débouche ensuite sur le magnifique village de Bonneval qui offre un beau point de vue.

 

A partir de là commence le premier replat de 2 kilomètres avec même quelques faux plats descendants. C’est également à partir de là qu’on se rend vraiment compte qu’on est sur une route en corniche. Après le replat, la pente repasse à 10 à 11% sur 3 kilomètres environ jusqu’au village de Celliers qui se situe au début de la 2e moitié de l’ascension. Après la traversée de Celliers la pente diminue légèrement aux alentours de 8 à 9% pendant 4 kilomètres environ. C’est dans cette portion que la route entre dans un paysage vraiment fabuleux, tantôt en corniche, tantôt au milieu des alpages. A 7 kilomètres du sommet, un dernier replat de 2 km permet de souffler avant que la pente ne repasse à 9%. Le premier kilomètre de la dernière rampe parait long car il se trouve après une bonne vingtaine de kilomètres d’ascension et est en ligne droite. Il permet d’accéder au final magnifique. En effet, la route s’élève en longs lacets sur une pente toujours de 8 à 9% pendant encore 2 km. La vue est superbe car on voit en contrebas la route qu’on a gravit et au loin le Mont Blanc. Les deux derniers kilomètres se font sur une succession de lacets sur des pentes plus modérées à 7 et 5%. Cela permet de faire une arrivée rapide au sommet du col de la Madeleine à 1993m.

 

De là-haut le paysage est sublime ! D’un côté on voit le Mont Blanc majestueux ainsi que le massif du Beaufortain. Et de l’autre côté on voit le Pic de la Lauzière, le Pic de l’Etendard ainsi que le sommet Cheval Noir. On aperçoit également les Aiguilles d’Arves que l’on voit très bien depuis le col de la Croix de Fer. Depuis le col de la Madeleine on aperçoit également le col du Glandon et son versant côté Maurienne, très difficile et porteur de beaucoup d’Histoires du cyclisme lui aussi.

Le panneau du sommet indique 2000m mais qu'on ne s'y trompe pas, les cartes lui donnent une altitude réelle de 1993m.

 

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Le Mont Blanc

 

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Le Mont Blanc

 

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A ce jour j'ai eu l'occasion de grimper deux fois le col de la Madeleine par Feissons sur Isère le 6 juillet et le 15 août 2013 et une fois par La Chambre le 31 août.

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Au 20 janvier 2015
Kilométrage total   260 km
Vélo urbain   20 km
Vélo en montagne

  209 km

Sorties plates   31 km
Dénivelé positif   3200 m
Mois en cours   260 km

 

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