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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 15:26

Ce jour là, 4 jours après ma 2e sortie je décidais à nouveau de partir en montagne. J'avais prévu d'aller monter le col d'Aspin par Sainte Marie de Campan, de descendre de l'autre côté, d'aller à Saint Lary, de monter le col du Portet (2215m) et de revenir par le col d'Aspin côté Arreau. Tout un programme, d'après mes calculs je devais partir vers 6h30/7h pour pouvoir rentrer vers 16h/17h.Cependant, les circonstances m'ont empêchées d'aller au bout de mon programme.
Déjà, le matin, ne trouvant pas de boulangerie ouverte (à causes des congés annuels), j'ai mis du temps pour trouver du pain afin de faire mon sandwich. Ce contre temps m'a obligé à faire quelques kilomètres en vélo pour trouver la boulangerie, et je n'ai pu partir qu'à 8h du matin au lieu de 6h30 comme j'avais prévu.
La montée du col d'Aspin aura été l'ascension où j'ai eu la meilleure forme de tout l'été. En effet, j'étais très facile, je pouvais accélérer quand je le voulais, j'avais un bon rythme et je me sentais débordant d'énergie, moi qui craignait e ne pas avoir bien récupérer de la sortie précédente, j'étais rassuré. Une fois au sommet du col d'Aspin (1490m), je ne transpirais pas du tout, je ne ressentais aucune fatigue.P1010407
J'ai donc attaqué la descente. Un plaisir. en effet une longue portion de la route en ligne droite permet de rouler entre 60 et 70 km/h pendant pratiquement une minute sans avoir besoin de freiner pour les virages. Cependant vers la fin de la descente vers la vallée d'Arreau, un énorme vent de face s'est mis à souffler et m'a terriblement ralenti au point de me retrouver à seulement 25 km/h en pleine descente. Une fois à Arreau j'ai du me rendre à l'évidence, j'aurais le vent de face jusqu'à Saint Lary. De plus en roulant, je me suis rendu compte que Saint Lary était plus loin que ce que je pensais, en effet il y a une quinzaine de kilomètres entre Arreau et Saint Lary alors que je croyais qu'il y en avais moins de 10. Avec le vent de face, cela a fait que j'ai passé du temps à aller à Saint Lary et en plus je me suis fatigué.
La route entre Arreau et Saint Lary est assez pénible car elle est très passante et est en léger faut plat montant.
Une fois à Saint Lary, je pris donc la direction du Pla d'Adet (1680m). En effet, la route pour aller au col du Portet emprunte les 7 premiers kilomètres de la montée du Pla d'Adet avant de bifurquer. Au total, l'ascension du col du Portet est longue de 15 kilomètres environ avec les 7 premiers kilomètres à 10% de moyenne (montée du pla d'Adet) et le reste entre 8 et 10% sur une route forestière. Une longue ascension donc.
A ce moment là je commençais à m'inquiétais du temps que cela me prendrais car il étais déjà très tard.
Je commençais l'ascension du Pla d'Adet où je me suis rendu compte que la pente était beaucoup plus sévère que ce que j'avais lu dans mes livres. En effet, je ne m'attendais pas à avoir 7 kilomètres à 10% de moyenne. De plus dans certains lacets le fort vent de face n'arrangeait pas les choses. Cette ascension n'est pas très agréable car la route est très passante et la vue n'est pas extraordinaire. Une fois arrivé à 3 kilomètres du Pla d'Adet, il était possible de bifurquer vers le col du Portet vers la droite. A ce niveau un grand parking était en construction et la route contourner toute la zone de travaux. Là je vis une auberge où je décidais d'aller boire un coup et en même temps me renseigner sur l'état de la suite de l'ascension vers le col du Portet. Là pendant que je buvais un coca, l'aubergiste me dis qu'il restait 9 kilomètres à 9% de moyenne sur une forestière qui pouvait m'obliger à porter le vélo sur certaines portions impraticables. Là je me suis rendu compte qu'il était déjà 15h30...j'étais très en retard sur mon programme.
Je décidais donc de faire les 3 derniers kilomètres vers le Pla d'Adet et de laisser tomber l'ascension vers le col du Portet. Pendant environ 30 minutes encore, l'aubergiste m'a montré sur une carte d'autres itinéraires à faire en montagne. J'ai quitté l'auberge vers 16h et suis reparti vers le Pla d'Adet. Les 3 derniers kilomètres sont plutôt faciles (entre 5 et 7%), c'est eux qui font baisser la moyenne finale de l'ascension.P1010410
Au sommet du Pla d'Adet, la vue n'est pas somptueuse car c'est une station de sport d'hiver et les chalets gâchent le paysage. A ce moment, je constatais avec surprise que je n'étais pas à bout de force et que je pouvais encore faire l'ascension du col d'Aspin dans l'autre sens.
La moyenne de l'ascension est de 8,5% pour 10 kilomètres de longueur. L'altitude du Pla d'Adet est de 1680m. Plus tard j'appris que cette montée est une des plus difficiles des Pyrénées. Le temps de me ravitailler un peu et je décidais de commençais à rentrer. Il était 16h30 quand je quittais le Pla d'Adet. Une fois en bas je repartais vers Arreau. Le vent avait tourné et je l'avais à nouveau de face sur les 15 kilomètres de route. Une fois à Arreau je me suis rendu compte qu'il me serait impossible de rentrer avant la nuit. En effet, j'étais encore à plus de 60 kilomètres de la maison, il y avait du vent de face et j'avais encore l'ascension du col d'Aspin à faire, ce qui prendrait pas mal de temps. Je décidais donc d'appeler mes parents pour qu'ils viennent me chercher à Arreau.

Voici le profil du parcours de ma sortie de ce jour là : profil 23 juillet 2009

P1010411
Ce fut une fin de journée très frustrante car c'est le temps perdu le matin pour trouver la boulangerie et le vent de face dans la vallée d'Arreau qui ont fait que j'ai manqué de temps à la fin. C'est d'autant plus frustrant que je n'étais pas fatigué à la fin de la journée et que j'avais les jambes pour enchaîner avec l'ascension du col d'Aspin en guise de troisième ascension.
Ce jour là, j'ai malgré tout parcouru 115 kilomètres et j'ai pu monter à nouveau deux cols.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 12:26

Quatre jours après avoir monté le col du Tourmalet et le col d'Aspin, j'ai décidé d'aller monter deux autres cols bien connus de la route des cols des Pyrénées : le col du Soulor (1474m) et le col d'Aubisque (1709m). J'avoue que j'ai été agréablement surpris de découvrir ma bonne capacité de récupération.

Pour aller monter le col d'Aubisque par le côté se trouvant dans les Hautes Pyrénées, il est nécessaire d'aller vers Argelès-Gazost. En effet le sommet du col d'Aubisque se trouve dans les Pyrénées Atlantique (64) avec le côté par le col du Soulor qui se trouve dans les Hautes Pyrénées. L'autre côté du col de l'Aubisque commence à Laruns et traverse la station de Gourette.

Je suis donc parti tôt le matin vers Argelès Gazost. Pour cela j'ai traversé Juillan, Lourdes avant de rejoindre l'ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable jusqu'à Argelès. Argelès-Gazost se trouve à 45 kilomètres de chez moi. Une fois là, il faut prendre la direction de Aucun. Aucun est un petit village situé 10 kilomètres au Sud d'Argelès, qui est officiellement le pied du col du Soulor. La route menant à Aucun n'est pas très agréable car la pente est parfois raide (jusqu'à 8%) et la route est très passante en raison de la multitude de villages trouvant sur la route d'Aucun.

Une fois à Aucun, il faut prendre la direction de Arrens qui est le pied du col du Soulor. Arrens se trouve 3 kilomètres après Aucun. Cette portion est pratiquement plate. A partir de cet endroit il reste 7 kilomètres à 8% de moyenne pour arriver au sommet. La route menant au col du Soulor est en très bon état. De plus cette ascension est rendue agréable par la régularité de la pente car tous les kilomètres sont à 8% ou 8,5% de moyenne sans changement brusque de pente hormis un endroit : un raidillon très raide mais pas long se trouve au milieu de l'ascension, mais celui-ci est aussitôt compensé par quelques mètres moins pentus juste après. Le dernier kilomètre paraît un peu long car il ressemble presque à une traversée de parking du fait de l'affluence des touristes. Au sommet la vue est plutôt jolie. Cependant il est nécessaire de faire attention aux animaux domestiques laissés en liberté au sommet, notamment des moutons.


Pour continuer vers le
col d'Aubisque, il faut continuer après le col du Soulor la route qui descend sur une distance de 1,5 kilomètre à peu près. Le passage dans les Pyrénées Atlantiques se fait au moment où la route remonte à nouveau. A ce moment il reste 8 kilomètres de montée pour arriver au sommet de l'Aubisque à 1709m d'altitude. Cette route est plutôt étroite et passe dans de cours tunnels creusés à même la roche. Lorsque je l'ai monté le 19 juillet, la route était en travaux, de ce fait il y avait énormément de gravillons et de poussière, ce qui rendait l'ascension un peu pénible sur la fin.
En revanche depuis cette route entre le Soulor et l'Aubisque, la vue sur le cirque du Litor est magnifique. C'est un des plus beaux paysage de ce côté-ci des Pyrénées.
Au sommet se trouve un grand parking pour les voitures et deux bars-restaurants-boutique souvenirs. Il est nécessaire de circuler avec prudence au sommet en raison du grand nombre de touristes et d'animaux en liberté.

Au moment où je suis arrivé au sommet les nuages sont devenus menaçant et je me suis donc dépêché de rentrer.
Ce jour là j'ai parcouru 130 kilomètres et je ne ressentais pas vraiment de fatigue. En revenant j'avais déjà la tête à d'autres sorties en montagne pour les jours à venir.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 11:41

Mes premières ascensions de l'année ont été réalisées le mercredi 15 juillet 2009. Je suis allé monter le col du Tourmalet (2115m) puis le col d'Aspin (1490m) par Sainte Marie de Campan pour les 2 cols. Les profils de ces cols sont visibles dans les articles de la catégorie description de cols.
Ce jour là j'ai parcouru 120 kilomètres.
J'habite un village à une dizaine de kilomètres au Sud Est de Tarbes dans les Hautes Pyrénées. La route jusqu'à Bagnères de Bigorre est en très léger faux plat montant avec deux petites bosses juste avant l'entrée dans Bagnères. Ensuite il faut continuer en prenant la direction de Campan. Sur cette portion la route est toujours en léger faux plat montant mais c'est à partir de Campan que la route s'élève encore plus pour arriver à Sainte Marie de Campan. C'est à cet endroit que commencent les cols : le Tourmalet vers la droite, le col d'Aspin tout droit.
Le col du Tourmalet par Sainte Marie de Campan est long de 17 kilomètres. Les 4/5 premiers kilomètres sont très roulant, les pourcentages moyens des kilomètres n'excèdent pas 6% pour le plus raide. En revanche à partir du hameau de Gripp la route s'élève brusquement pour ne pas descendre en dessous de 8% sur les 12 kilomètres restants. A 6 kilomètres du sommet (2 kilomètres avant La Mongie) au moment où se profilent les paravalanches la route s'élève encore un peu pour passer à 9% de moyenne. La traversée de La Mongie (à 4 kilomètres du sommet) se fait dans des pentes très raides qui ne faibliront pas jusqu'au sommet (de l'ordre de 9/10% avec des passages plus raides). Au sommet l'été il y a du monde mais il y a un bar où l'on peut se reposer. La vue de là haut est plutôt jolie surtout côté Luz Saint Sauveur.



La statue du cycliste rend hommage à Octave Lapize qui a été le premier coureur du Tour de France à passer le Tourmalet en tête en 1910.
Ensuite, n'étant pas fatigué je suis redescendu sur Sainte Marie de Campan, et là j'ai décidé d'aller monter le col d'Aspin. De ce côté, l'ascension est longue de 12,5 kilomètres. Le début jusqu'à la station de Payolle est plutôt roulant avec des pentes qui n'excèdent pas 6% pour le kilomètre le plus raide. La traversée de Payolle est même plate pendant près d'un kilomètre. Ensuite à partir de là il reste 5 kilomètres d'ascension où la route sera beaucoup plus raide car la pente moyenne des 5 derniers kilomètres est de l'ordre de 7,5%. C'est surtout le kilomètre à la sortie de Payolle qui est raide. Toute la fin de l'ascension se fait à l'abri du Soleil sous une forêt. Au sommet, la vue sur le Pic du Midi est imprenable. Il faut faire tout de même attention à la circulation qui est dense en plein été en plus des troupeaux d'animaux en liberté se trouvant au sommet.
Je publierai des profils détaillés des cols dans les prochains articles.
Voici le profil du parcours : profil 15 juillet 2009

Au final ce fut une bien belle journée.

C'est à partir de ce jour  que je me suis rendu compte que j'étais capable d'enchaîner plusieurs ascensions de grands cols dans la journée et que j'ai décidé de monter les plus grands cols des Hautes Pyrénées et les grandes stations de sport d'hivers tels que l'Aubisque, le Soulor, Peyresourde, Hautacam, Luz Ardiden...

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  • : Ascensions de grands cols en vélo - cyclotourisme en montagne
  • : Dans ce blog je décris mes ascensions de grands cols en vélo, je mets les profils des cols et je fais part de ma passion du vélo en montagne et de mon expérience.
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  • Je suis un passionné de vélo et plus encore de vélo en montagne. J'adore monter des cols, voir de beaux paysages et prendre de belles photos...c'est ma drogue à moi!
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Au 20 janvier 2015
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Mois en cours   260 km

 

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photos col de la Pierre Saint Martin le 17 octobre 2009 013

 

 

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photos col du Soulor et col des Bordères le 26 av-copie-1

 

 

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photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 021

 

 

P1010327

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Si vous aimez la littérature et l'écriture, je vous encourage à visiter régulièrement ce site, très bien fait par une personne très sympathique (passionnée de vélo aussi), qui rédige régulièrement des nouvelles :

 

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