Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 16:06

Après le 19 avril dernier où nous sommes allés au col d'Aspin, Jérémie (de Bordeaux) est revenu pour la Hourquette d'Ancizan cette fois. Il est donc venu lundi après midi et la sortie était prévue pour hier. Nous avons pris les VTC. Il y avait pas mal de nuages mais pas de pluie.
Nous avons mis les voiles en milieu de matinée, direction Sainte Marie de Campan. On a roulé tranquillement sur le plat. Il n'y avait pas grand monde sur la route jusqu'à Bagnères de Bigorre. Juste avant Bagnères il y a deux petites bosses. La première, je me suis rapidement rendu compte que les jambes n'étaient pas top. C'était pas aussi atroce que tout le début du mois de juillet mais ce n'était pas aussi facile que le Ventoux non plus...
La deuxième petite bosse je l'ai mieux passée déjà. Après une fois à Bagnères le faux plat montant est un peu plus marqué jusqu'à la côte de 1,2km. Que j'ai passé plutôt pas mal finalement, entièrement en danseuse. Jérémie lui est plus dans un style assis sur le vélo.
A Campan on a rejoint la route qui va à Sainte Marie. Là il y avait beaucoup plus de voitures. C'était assez pénible.
Du coup je ne pouvais pas trop ralentir pour attendre Jérémie parce que je créais des embouteillages sinon. Du coup je l'ai attendu 5,5km plus loin à Sainte Marie de Campan. Dans les montées sur cette partie, j'ai quand même pu monter sur le grand plateau hormis sur les dernières centaines de mètres entre le forge (avec Eugène Christophe) et Sainte Marie de Campan où je suis passé sur le 39 dents (2e plateau).
Jérémie m'a dit qu'il avait trouvé certaines portions raides mais il s'est bien accroché. On attaqué ensuite le début du col d'Aspin qui est commun à la Hourquette sur 7km. C'est une partie facile hormis deux raidars consécutifs "raides" (c'est relatif) aux alentours de 10% que je me suis pris le luxe de passer grand plateau!! Nous sommes ensuite arrivés à Payolle. Là c'était plus pratique car beaucoup de gens sont allés au col du Tourmalet du coup il y avait moins de voitures. Cela me permettait de m'arrêter régulièrement pour attendre Jérémie. On a décidé de manger à Payolle à côté du lac. C'est là que les routes de l'Aspin et de la Hourquette d'Ancizan se séparent. On a mangé là donc, il y avait pas mal de vent, il ne faisait pas chaud et toujours ces nuages. Mais ça allait bien quand même. En plus il n'y avait pas grand monde, très peu de cyclistes et même à Payolle qui est un lieu touristique il y avait très peu de monde!

 

Vue sur la carrière de marbre et le col d'Aspin depuis la route de la Horuquette à Payolle :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 001

 

Lac de Payolle :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 004

 

On est reparti pour la fin de la montée. Il restait 9kms à monter. Contrairement à la première fois en 2009, où j'étais venu ici, maintenant il y a les panneaux à chaque kilomètre (merci le Tour de France). C'est bien plus pratique pour se situer dans la montée d'autant plus que je ne connaissais pas le kilométrage exact ni le profil exact (petit trou de mémoire). Je commence à monter sur le grand plateau et au panneau annonçant le sommet à 8km, ne voyant pas Jérémie dans la rampe derrière, je m'arrête pour l'attendre. Ne le voyant toujours pas arriver après un long moment, j'ai fait demi tour. Il avait en fait oubli les mitaines à côté du lac^^. Du coup j'ai remonté cette rampe sur le grand plateau une deuxième fois. Puis le kilomètre suivant indiqué à 7,2%, je me dis pourquoi pas tenter d'y aller grand plateau. Hop me voilà en train de grimper là dessus. ça allait pas mal en plus. Mais je en connaissais pas trop le profil de la suite. Le hasard fait que cela fait presque 2 ans jour pour jour que j'étais venu à la Hourquette d'Ancizan (le 12 août 2009). Bref je m'inquiétais de la suite en espérant ne pas me fatiguer non plus. Le kilomètre d'après à un peu moins de 7%, je le passe aussi grand plateau puis au détour d'un virage je décide d'attendre Jérémie. Il me rejoint et au moment de repartir, ça a bien fait mal aux jambes quand même, d'un seul coup et voyant la rampe assez raide qui arrivait, je suis passé sur le 39 dents (2e plateau). Là le coup de pédale était pas mal. Avec Jérémie on s'est entendu pour que je l'attende à chaque panneau (tout les kilomètres). Du coup pour ne pas me refroidir en attendant j'allais moins vite. Et puis j'ai vu derrière moi deux cyclistes en vélo de route qui déboulaient assez vite, ils revenaient vite. Je me suis dit je vais tenter d'accrocher leur roue. Juste pour voir. Et au moment où ils étaient juste 5m derrière, j'ai accéléré pour me mettre à leur rythme et quelques secondes après, ne les voyant pas arriver, je me retourne, je leur avais en fait pris plus de 20m. Plus loin j'ai attendu Jérémie, les cyclistes sont donc passés...ils m'ont pas dit bonjour et ont regardé bizarrement mon vélo...vexés sans doute...

Jérémie est arrivé et on est reparti, ça devenait beau le paysage avec les chevaux qui étaient là. La rampe du dessus paraissait raide mais elle ne l'était pas trop en fait. Juste avant l'épingle qui y menait, ce n'est pas très raide, de fait la rampe était à 7% environ alors que le kilomètre indiqué était à 6%. Là, je suis repassé petit pignon et j'ai envoyé dans toute la rampe, je suis monté sur cette portion à  pratiquement 22km/h et je suis revenu juste derrière les deux cyclistes d'avant. Ce n'est pas non plus le but de faire de la vitesse pour moi, mais c'était bien sympa. Là je suis arrivé juste en haut d'une descente d'un kilomètre de long environ. J'ai donc attendu Jérémie. Perso je n'aime pas trop ça (dans le col de Menté c'est pareil) car ça casse le rythme. Le panneau juste en haut (que j'ai pris en photo) avait la particularité d'indiquer le pourcentage de la descente mais ils ont mis le dessin du cycliste en descente. C'est la première fois que je vois ça (d'habitude il est en train de monter le cycliste sur le dessin^^).

C'est là le coin le plus beau! Au pied de cette descente! Un vrai havre de paix avec les brebis, les vaches, les chevaux, le ruisseau qui coule et cette vue sur les montagnes vers l'Est si je ne me trompe pas. On a presque envie de se prélasser là et planter sa tente!

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 005

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 011

 

Le fameux panneau avant la descente de 1km :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 026

 

Juste après la petite descente, un coin somptueux et tranquille!

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 027

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 028

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 030

 

Là il reste 3kms de montée encore. Toujours sur le 39 dents. j'ai pris mal de photos. Puis ensuite on est arrivé à un replat où il y avait pas mal d'ânes, de vaches et de chevaux. De là on voyait le sommet pas si loin que ça sur la droite. J'ai attendu Jérémie là puis on a attendu que les vaches finissent de traverser la route. Et c'est reparti. La pente était aux alentours de 6% pendant un kilomètre là donc ça allait, une belle ligne droite. Puis ensuite une paire de lacets et on débouche devant le panneau indiquant le dernier kilomètre à 8%. Le sommet est juste en face, ça ne parait pas loin ni raide. Mais la ligne droite assez longue qui suit est effectivement raide aux alentours de 9% je pense car les derniers 300m avec 3 virages en épingles sont seulement en faux plat montant. D'ailleurs j'ai remis grand plateau pour faire la fin et j'ai du freiner pour passer les virages.
Au sommet depuis que le Tour de France y est passé ils ont mis un panneau tout beau tout neuf. Le paysage était joli sur le côté Ancizan avec une vue sur la fin de la route du col d'Aspin côté Arreau. Les nuages empêchaient de voir les sommets par contre.

 

A 2,5km du sommet sur le replat, avec vue sur le sommet puis les ânes et les ânons qui ressemblaient à des peluches :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 034

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 035

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 038

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 040

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 041

 

Le panneau du dernier kilomètre avec la vue que l'on a sur le sommet et sur le virage juste avant (là ou Thomas est tombé la deuxième fois sur le Tour de France) :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 052

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 053

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 055

 

Vue sur la fin de la montée depuis le sommet :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 063

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 064

 

Vue sur le versant Arreau et Ancizan avec sur la gauche (en haut) la route du col d'Aspin côté Arreau que l'on distingue :

 

Photos Hourquette d'Ancizan le 9 août 2011 066

 

Là on a discuté avec un cycliste qui était monté par Ancizan. Il a monté le col d'Azet, la Hourquette d'Ancizan et là il allait monter le col du Tourmalet puis revenir par le col de Beyrède!! Il a 56 ans le monsieur! Après il doit passer énormément de temps sur le vélo car il était en Normandie la semaine dernière et là il est en vacances dans les Hautes Pyrénées et quand on je lui ai demandé comment était son GPS qui était sur son guidon, il m'a montré le truc et à 500 euros le machin, il doit vraiment beaucoup rouler. Superbe son GPS!  Il m'a montré un peu comment il fonctionne.
Après Jérémie et moi nous avons décidé de descendre car il ne faisait pas chaud là haut.
La descente était sympa mais sans plus, je ne suis pas un grand fan des descentes. J'ai apprécié l'automobiliste qui a serré à droite quand je me suis montré dans le rétro pour le dépasser. Juste avant d'arriver au kilomètre de montée (le kilomètre de descente dans le sens de la montée en fait^^) nous sommes revenus derrière un couple en VTT. C'était des VTT améliorés vu les pneus assez fins. Ils ne descendaient pas vite (40km/h) et au moment où je me déporte pour dépasser le monsieur, il se décale au milieu de la route, voyant l'épingle approcher juste avant la montée je suis resté sagement derrière. Ils ont tellement freinés pour passer le virage que j'étais collé dans leur roue en sortant du virage au début de la montée. Ils étaient côte à côte et ne facilitaient même pas le dépassement! Ils m'ont vu, le monsieur a juste dit un mot à sa femme qui a fait un signe de la tête et il a placé une accélération dantesque!! Moi j'étais à côté de sa femme du coup qui a accéléré au moment où je la dépassais ce qui m'a obligé à prendre l'épingle à droite suivante plutôt sur l'extérieur. Je n'étais pas content là. Du coup j'ai décidé d'envoyer aussi. J'ai relancé j'ai passé sa femme qui a un peu explosé quand même et le monsieur avait 20m d'avance sur moi. Il était à bloc. J'étais sur le 39 dents, je suis revenu petit pignon pour arrêter de perdre du temps sur lui. J'ai rajouté une dent ensuite pour tourner plus vite les jambes. Et là toujours en danseuse je me suis mis progressivement accéléré (c'était dur quand même^^) et mètre après mètre je suis revenu. C'était du 6,5% de moyenne et je montais à 19km/h. Je suis revenu dans sa roue, j'ai soufflé 5sec avant de le dépasser. Il était énervé ça se voyait...il ne dit même pas bonjour . Il a accroché ma roue. Moi je me suis mis quelques secondes en roue libre pour me retourner et voir où était Jérémie. Je jette un oeil sur le cycliste derrière qui s'accrochait à ma roue. Il restait 150m de montée, j'en remet une deuxième et juste avant la descente je me retourne, il était en train de zizaguer plus de 20m derrière. Je fais pas ça d'habitude mais là il m'a mis un peu en rogne quand même avec son attitude... J'ai fait la suite de la descente tranquillement et à bloc sur la fin. Et à Payolle je me suis arrêté pour attendre Jérémie. Le cycliste en VTT est passé 7min après moi! (il m'a regardé pas content du tout^^), sa femme 8min30 après et Jérémie est arrivé quelques secondes derrière. On est allé à Payolle boire un verre et manger des crêpes. On a discuté un peu et tout.

Et ensuite on est reparti . On a finit la descente puis ensuite c'était du faux plat descendant avec justes quelques petites côtes à Campan et après Bagnères.
Au final, même si je n'avais pas les bonnes jambes de mes grands jours j'étais assez facile quand même. D'habitude je ne fais pas trop attention si je suis sur tel ou tel pignon, mais là j'y ai fait attention et en fait j'ai vu que j'ai pu tirer assez gros et monter assez facilement. J'avais encore des jambes puisque dans le kilomètre de montée au retour j'ai pu rattraper le cycliste en VTT et le lâcher.
Au total 98 km parcourus! Et de beaux paysages. C'est bizarre que je n'y suis pas retourné depuis 2 ans et le hasard est bizarre puisque à 3 jours près, ça faisait 2 ans pile que j'y avais été.
Au final vu que je n'ai pas beaucoup roulé ces derniers jours, les sensations étaient pas mal et j'espère vraiment que pour les Alpes la semaine prochaine ce sera bien.

Partager cet article
Repost0
3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 17:08

Voici un titre à rallonge. Ceci est bien involontaire puisque la plupart des nouveaux cols qui apparaissent dans le titre, je ne m'attendais pas à les passer. Et encore, je ne mentionne pas le col des Sept Frères ni le col de Marmare!

Ceci est l'Acte III et dernier Acte de mon séjour dans l'Aude à Axat. C'est l'étape du retour. Il faut que je retourne à Ax-les-Thermes pour reprendre le train.

Les jambes étaient un peu lourdes mais j'étais vraiment très motivé. Le parcours que j'avais prévu consistait à monter le col de Dent (1231m) dès le départ. Le début de la montée se trouve 50m après la sortie du gîte! Le col de Dent est assez costaud mine de rien puisque c'est 13km à environ 7% de moyenne avec les deux premiers kilomètres faciles tout comme deux kilomètres sur la fin alors que le reste est bien plus raide avec plusieurs kilomètres à plus de 8 ou 9% et même un raidillon très raide sur la fin!! Je savais qu'à 3 kilomètres du sommet j'allais passer par le col de Nadieu (1055m).

Après le col de Dent mon parcours consistait à aller de l'autre côté, ça descend un peu mais pas tant que ça car ça reste très vallonné. Jusqu'à rejoindre la route allant au col du Pradel (1673m), voisin du Port de Pailhères (2001m). Le col de Pradel est facile sur le début avant de proposer 9 kilomètres à environ 8% de moyenne! Un col bien costaud quand même. D'ailleurs je l'appréhendais pas mal. La suite me ferait descendre ensuite directement sur Ax-les-Thermes.

Alors me voilà donc parti de bonne heure le matin avec mon sac à dos bien chargé puisque je ramenais toutes mes affaires de 3 jours! La température était agréable et de bon matin j'étais en manches courtes. L'ascension a commencé directement pour le col de Dent donc. Le début est plutôt facile. Je me rends compte que les jambes ne sont pas trop dures et j'ai même de meilleures sensations que la veille!

Cependant la mise en route avec le col de Dent direct c'est assez relevé. Je décide d'y aller vraiment sans forcer. Les jambes tournent bien et je suis quand même rassuré. La route est étroite et en mauvais état. Mais c'est agréable avec le soleil en train de se lever, la fraicheur matinale, et une route sans voiture!! Alors que je monte tranquillement, au détour d'une courbe à gauche, alors que les pourcentages sont assez élevés, je vois un panneau indiquant le sommet d'un col. Je regarde mon compteur, je suis encore à 4 bons kilomètres du col de Nadieu d'après mes estimations! J'arrive à hauteur du panneau et je vois col de la Quière (984m). Quelle surprise! En tout cas l'altitude est bien pratique car mon GPS ne fonctionne plus depuis le Mont Ventoux et je n'ai donc plus d'altimètre... Je reprends ma route, la petite pause de 30sec au col de la Quière m'a fait du bien mine de rien puisque les jambes vont mieux, les muscles sont échauffés et mon rythme est ainsi plus rapide. Quelques kilomètres plus loin, j'arrive au col de Nadieu (1055) comme prévu. L'endroit est agréable avec une portion plane, des vaches juste à côté et une vue bien sympathique. D'après ce que je savais, la route était censée ensuite descendre sur quelques centaines de mètres. Il n'en fut rien et ça continuait de monter. Et là, dans un virage à droite que vois-je?? Un panneau indiquant le col du Pas del Corps! Décidément, les cols prolifèrent dans ce coin!! L'altitude est de 1132m.  Je continue ma route, là ça descend très légèrement, et j'arrive à une bifurcation. Instant particulier, seul au milieu de cet endroit dégagé et plat à une intersection donnant sur deux routes en état très moyen avec juste un panneau d'indications qui n'indique pas grand chose. Je sors ma carte routière pour me repérer. C'est à droite qu'il faut prendre! Quelques centaines de mètres plus loin, un raidillon très raide! A ma grande surprise je l'encaisse très bien sur le 2e plateau!

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 129

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 151

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 154

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 159

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 166

 

 

 

Quelques centaines de mètres plus loin, alors que la pente reste sur du 8 ou 9%, je débouche sur le sommet du col de Dent (1231m).  Voilà, la première grosse difficulté du jour est passée! Du sommet il n'y a rien à voir à cause de la forêt. J'étais satisfait car le col de Dent, avec le col de la Quillane, était un col que j'avais vraiment envie de monter! Allez c'est parti pour la sorte de descente de l'autre côté. Et effectivement ce n'est pas une vraie descente continue. La route devient vraiment déplorable et au bout d'un kilomètre et demi environ la route remonte pour arriver au col de Pradel (1075m). Encore un col que je ne m'attendais pas à trouver sur ma route! Je continue ma route. L'était de la chaussée est horrible c'est quasiment une piste! Il y a des nids de poule partout. Et d'un seul coup ça descend très raide! Infernal les chaos. C'est très étroit et je peine pour garder mon vélo en dessous des 50km/h tellement c'est raide!

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 180

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 181

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 186

 

Alors que la route plutôt vallonnée se poursuit sur un macadam en très mauvais état, le vent se met à souffler très fort! J'arrive à plusieurs bifurcations. Je m'arrête pour vérifier avec ma carte routière car je ne veux pas rater la bifurcation. Mais les numéros des routes et les directions ne sont pas toutes indiquées... Je suis la route qui me semble la bonne et j'arrive au village d'Aunat que je traverse. Normalement dans 3 kilomètres je rejoins la route du col de Pradel. A la sortie du village ça monte légèrement. Et juste avant une descente j'arrive au col de Notre Dame (950m). Encore un col que je ne connaissais pas et que je découvre! C'est dingue tous ces cols qui sont sur la route quand même... Juste après donc, c'est une descente, rapide. J'arrive à un hameau, je continue, la route est étroite et descend pas mal. Voilà 2 kilomètres que je descends et normalement je dois arriver à l'intersection, mais elle n'arrive pas...bizarre...je continue la descente en me posant de plus en plus de questions. Je m'arrête pour regarder la carte routière, ça me semble bizarre cette route mais l'endroit où je dois prendre ma route n'est pas bien marqué sur la carte. Je regarde autour de moi, il y a beaucoup d'arbres mais j'entends une route passante non loin de là. Je me dis que je ne suis pas loin de l'intersection mais après encore presque 3,5 kilomètres de descente, j'arrive au détour d'un virage à un col! Encore un! Le col du Castel. Altitude : 658m!!! Là je m'arrête net. Je ne devais pas descendre si bas! Je ne suis donc pas du tout sur la bonne route. Je regarde de nouveau la carte routière et cette fois j'arrive à bien situer! C'est vraiment archi mal indiqué! Je crois que c'est une des seules fois où j'ai du mal à trouver ma route alors que je fais quand même pas mal de sorties sur des routes que je découvre... Maintenant que j'ai trouvé où j'étais j'ai deux solutions. Soit je termine la descente et je rejoins la route principale (celle que j'avais prise la veille pour aller au col de la Quillane), et là pour rejoindre Ax-les-Thermes je dois monter le Port de Pailhères. Soit je fais demi tour et je me tape 6 kilomètres de montée pour revenir au village d'Aunat...

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 191

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 193

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 197

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 200

 

N'ayant pas envie d'aller m'envoyer sur ce monstre qu'est le Port de Pailhères, je décide de faire demi tour. Evidemment le moral n'est pas au beau fixe pour ces 6 kilomètres de montée. Mais j'avais le couteau entre les dents et j'ai enroulé du braquet pour monter assez vite. Par contre, faisant ainsi des kilomètres de montée superflus, je décide de modifier la suite du trajet. J'annule la montée au col de Pradel et je décide de repasser comme à l'aller par le plateau de Sault, le col des Sept Frères, le col du Chioula puis la descente sur Ax-les-Thermes.

Mais dans un premier temps je dois retourner à cette intersection avec la route du col de Pradel. Une fois revenu à Aunat je trouve la bonne route, direction Rodome. Puis après la traversée du village, la route est bien indiquée. Il va falloir que j'aille vers Espezel qui est sur le plateau de Sault. Mais pour rejoindre la route, ça descend. Et manque de chance, la route est pleine de gravillons!! Oh mon dieu! Déjà que je n'aime pas les descente mais alors avec des gravillons. Et il y a de plus en plus de gravillons et ça descend de plus en plus. J'arrive à une courbe où j'essaye de ne pas freiner trop fort, je passe très large, heureusement que ce n'est pas le ravin à côté! Et là je vois un panneau annonçant une pente de 15% sur 700m! En descente bien sûr! Quelle galère, infernal. Je ne dépassais pas les 30km/h, et dans les virages, je tirais très large. Quel soulagement de rejoindre enfin la route! Je remercie la voiture qui était derrière moi, de ne pas avoir cherché à me dépasser dans la descente car je n'avais pas la possibilité de rester bien à droite à cause de ces gravillons! Une fois à l'intersection, à gauche c'est le col de Pradel et à droite c'est la direction du Plateau de Sault (Espezel). Ce sera plus long par le Plateau mais moins raide!

Sauf que pour rejoindre Espezel qui est à 3km, c'est archi raide!!! Je ne le pensais pas si raide! Je ne sais pas exactement le pourcentage mais ça devait bien être aux alentours de 9 à 10%. Et j'avoue que après tous ces kilomètres, cette tension mine de rien, ça a fait un peu mal aux jambes. A un moment un cycliste m'a dépassé et m'a dit "allez!", ça m'a remotivé pour appuyer un peu plus fort sur les pédales surtout que je l'avais en point de mire. Au final j'ai fait une bonne deuxième partie de cette montée et une fois en haut à Espezel, j'ai un peu discuté avec ce cyliste. Très sympa. Ouf, ça y est je suis sur le Plateau. Maintenant je reprends la route que j'ai passée à l'aller, mais en sens inverse. Direction Belcaire, pied du col des Sept Frères. J'en ai pour environ 5 kilomètres (je crois, je ne sais plus trop) pour arriver à Belcaire. Ce sont donc d'énormes portions de lignes droites, interminables. Et ce vent qui soufflait!! Horrible!! J'étais arrêté sur la route pratiquement. Mais j'aimais bien ce coin là! C'était du faux plat montant et je n'avançais pas... J'ai pris mon mal en patience et j'arrive enfin à Belcaire! C'est toujours en faux plat montant... La traversée est longue. A la sortie du village il y a encore une très longue ligne droite avant d'apercevoir les lacets qui montent vers le col des Sept Frères! Quand j'ai vu cette montée, qu'est-ce que j'étais content! C'est assez curieux cette sensation. J'étais assez fatigué mais vraiment j'étais super content de revoir une vraie montée. Preuve que le plat et le faux plat montant ne sont vraiment pas ce que je préfère.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 208

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 209

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 210

 

Quelle joie cette montée!! Montée régulière pendant environ 5,5 kilomètres. Avec des lacets qui donnent du rythme. J'ai bien aimé la montée. Les jambes faisaient un peu mal mais ça allait quand même. Une fois au col des Sept Frères, ça y est, je sentais la fin du trajet arriver. Encore 11 kilomètres dont 7,5 de montées jusqu'au col du Chioula puis ensuite, encore 11km de descente jusqu'à Ax-les-Thermes! Maintenant j'étais pressé par l'horaire du train. Objectif : prendre le train qui part à 14h20, ça m'évitera d'attendre celui de 15h20. J'avais perdu pas mal de temps quand je m'étais trompé de route, maintenant du coup je roulais à bloc.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 211

 

 

C'est parti direction le col du Chioula. Je passe le village de Camurac qui se trouve juste 500m après le col. Puis je descends légèrement, la route repasse en Ariège et ça remonte. C'est du faux plat montant d'abord puis on arrive à Prades et là ça monte plus raide (même si ce n'est pas excessif loin de là). Il reste environ 7km jusqu'au col du Chioula en passant d'abord par le col de Marmare puis le col d'En Ferret. Je monte sur un rythme élevé, à bloc. La route est en quasi ligne droite avec quelques courbes. Le col de Marmare me semble long à arriver... Je ne cesse de regarder l'heure. Je relance constamment! Et au détour d'une courbe ça y est, c'est le col de Marmare. Plus que 2,5km et c'est le col du Chioula, la fin de la montée!! Là ça grimpe raide pendant un bon kilomètre, un peu dur à encaisser, mais j'enroule toujours un gros braquet. Puis je passe au col d'En Ferret à 1km du sommet du col du Chioula. Là ça monte beaucoup moins, je repasse les petits pignons (sauf le dernier). Et ça y est j'y suis. Le col du Chioula!! Quelle joie de voir son sommet!! Au moment où je repasse le dernier petit pignon...je déraille...ça alors! Avec le VTC ça fait environ 2 ans que je n'ai pas déraillé et voilà que ça m'arrive lৠMaintenant, quand je suis hyper pressé pour arriver à Ax-les-Thermes. Je m'arrête donc,je pose le vélo contre le panneau et je remets la chaine. Génial. A 11km du but j'ai les mains tachées pfffff....cool pour le pique nique.... Allez, petite photo et zou je repart pour la descente. Je me lance à corps perdu dans cette sublime descente. Une voiture sur mes talons... Le compteur monte rapidement à 70km/h. Les lacets je les négocie très bien. Je prends de superbes trajectoires. Je relance en danseuse à chaque sortie des virages. Un pur régal. Je sème la voiture derrière moi. La descente se fait vraiment rapidement et contrairement à d'habitude, je n'ai aucune appréhension et j'y vais le nez dans le guidon! Je déboule dans Ax-les-Thermes à plus de 60km/h. Je suis rapidement ralenti par l'embouteillage des voitures revenant d'Andorre... Mais je finis à bloc jusqu'à la gare. Verdict, les 11km de descente ont été parcourus en 12min30!

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 221

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 223


Me voici à la gare 15min avant le train!

Il ya  du monde. Le train va être vite bondé, heureusement que j'ai pu m'asseoir sur un strapontin à côté de mon vélo! Changement à Toulouse. Et encore 2h de train pour revenir à Tarbes. Là 10km pour rentrer à la maison. Pfiou, bonne balade, belle journée, un peu fatiguante mais surtout beau séjour à Axat et encore plus large, belle semaine avec le Mont Ventoux en plus!!

Pour la journée, mon compteur indique 88km. Et pour la semaine (6 jours) j'en suis à 467km et 4 sorties en montagne en 5 jours (entre mardi et samedi)! Je ne m'attendais pas à une telle semaine!

Partager cet article
Repost0
1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 10:47

Voici le résumé de l'Acte II de mon séjour à Axat dans l'Aude. La veille il avait fallu que je rejoigne Axat, cette fois-ci je vais rouler dans le coin entièrement. J'avais vraiment envie d'aller au col de la Quillane, réputé comme étant un des cols les plus longs de France avec plus de 50km d'ascension. Inutile de dire que la pente n'est pas raide!! Le sommet se trouve à 1713m d'altitude dans les Pyrénées Orientales. J'avais également prévu de rentrer ensuite par les petites routes qui passent par des coins bien sympa et qui rejoignent ensuite la route du col de Jau (que je n'avais pas pour objectif de monter) en passant par le col du Garavel et de la Malagrède entre autres et qui me permettait de retourner à Axat par une autre route.

Il y avait aussi le col mystère! Le col du Carcanet!! Dans l'Atlas des cols Altigraph, ils ne savent pas exactement où se trouve l'emplacement du col...ils l'ont mis à Formiguères, village situé sur la route du col de la Quillane... Au retour j'ai vu un panneau mentionnant "col du Carcanet" à la limite entre l'Aude et les Pyrénées Orientales. Cependant je ne sais pas exactement à quel endroit il se trouve mais je pense bien l'avoir passé...

Je suis donc parti tôt le matin. Les températures étaient plutôt bonnes, le soleil se levait même si il y avait toujours quelques nuages omniprésents... Direction le sud!! Dès la sortie d'Axat la route est superbe et traverse les Gorges de Saint Georges! Sublissime!!! Que la montagne est belle!!!!! Les sensations que l'on a en traversant ces gorges en vélo sont vraiment impressionnante, voir cette roche si haut juste à côté. J'ai pu prendre des photos au retour! Vraiment un régal à voir! En contrepartie, la route est très étroite et dangereuse quand même. Les voitures arrivent vite, il y a pas mal de virages et pas beaucoup de place pour se mettre sur le côté... De plus étant donné que ça monte en permanence, même si le début ce n'est que du faux plat montant, c'est dur d'aller vite longtemps... Du coup j'accélérais sensiblement dans chaque portion sinueuse et je roulais plus tranquillement dans les lignes droites.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 050

 

L'entrée des Gorges de Saint Georges (les photos du milieu des gorges sont à la fin de l'article)

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 051

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 052

 

Le début de la route est donc magnifique. Ensuite on continue de remonter l'Aude à travers la montagne, on passe devant une centrale hydraulique, puis juste après, on a un joli point de vue sur le château d'Usson les Bains. C'est sympa surtout avec le soleil en train de se lever qui éclaire juste le château, peu après il y a une bifurcation avec à droite la route qui va vers Mijanes et le Port de Pailhères!  Beaucoup de voitures allant par là, je me suis retrouvé presque tout seul sur la route du col de la Quillane, c'était bien plus agréable. Pendant de très très longs kilomètres, la route va traverser une forêt en montant de plus en plus. Je ne cache pas que là, ça m'a paru long quand même ce trajet... Les jambes allaient bien, j'enroulais un bon braquet mais je sentais quand même un petit manque de fraicheur physique dans les jambes sûrement à cause de la sortie du 26 juillet au Mont Ventoux et de celle de la veille pour rejoindre Axat. Mais ça tournait bien quand même et j'en étais plutôt content.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 055

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 058

 

Château d'Usson les Bains :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 059

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 061

 

Au bout d'un long moment, la route sort de la forêt et s'aplanit un peu. On change de département pour entrer dans les Pyrénées Orientales (66). Là il y a de longues lignes droites interminables et un vent fort qui souffle de face...dur dur...

La route passe non loin de Puyvalador et on peut apercevoir un premier lac sur la gauche. La pente n'est plus très raide. Une nouvelle très longue ligne droite nous amène jusqu'à Formiguères! C'est par là que le col du Carcanet est situé normalement...(mais d'après le panneau que je vais voir au retour il est bien avant). La traversée du village se fait sur une pente assez forte. Mais au moins il n'y a pas trop de vent dans le village ce qui permet de souffler un peu car la dernière ligne droite de plusieurs kilomètres avec vent de face a fait bien mal quand même. On continue sur de grandes portions de lignes droites et rapidement on aperçoit sur la droite, le lac de Matemale! Très beau lac et en face, de l'autre côté du lac on voit Les Angles, station assez connue quand même. Aux abords du lac on sent qu'il y a un peu plus de circulation mais sans plus.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 063

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 067

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 068

 

Lac à côté de Puyvalador :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 070

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 071

 

Formiguères :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 073

 

Lac de Matemale (avec Les Angles que l'on voit en face) :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 076

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 077

 

La route vient d'être refaite, le goudron est tout neuf et le marquage pas encore fait. Il reste environ 2 kilomètres à monter pour enfin arriver au col de la Quillane. Et là...je vois des panneaux route barrée à cause de travaux... Zut alors!!! Je contourne quand même les panneaux et je croise deux cyclistes qui me font signe qu'on ne peut pas passer. Je les remercie. Mais têtu comme je suis, je décide d'aller voir de mes propres yeux. Quelques mètres plus loin, ce sont des camions qui barrent la route, je dois les contourner à pied en passant dans le fossé. Et de l'autre côté à quelques dizaines de mètres, les ouvriers qui refont entièrement le goudron. Bref impossible à passer effectivement... Sur le coup j'étais énervé!! 48 kilomètres de montée pour en arriver à une route barrée à 2km du sommet!

Je fais demi tour sur quelques centaines de mètres pour me placer avec un beau point de vue sur le lac de Matemale. Je m'arrête et regarde la carte routière. Il va falloir que je contourne le lac et que je passe par Les Angles. D'après mes estimations j'en ai pour 14km de plus... Je commençais à avoir faim et j'avais prévu de manger au col de la Quillane, j'en étais si proche et maintenant je me retrouve avec 14km à faire encore... Allez faut y aller! Je traverse la lac sur le barrage. C'est assez sympa! Et je débouche de l'autre côté dans une petite forêt touristique. Je suis le petit chemin goudronné mais en mauvais état qui serpente dans la forêt. Il y a pas mal de voitures qui roulent, de nombreux parking, plein de personnes qui se baladent dedans, bref un endroit très touristique qui contraste un peu avec l'autre côté du lac... Au bout de quelques kilomètres je rejoins la route qui mène à la station Les Angles. La route monte pour y aller! C'est exposé au vent et c'est un peu pénible surtout que la circulation est dense sur cette portion.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 078

 

Traversée du lac par le barrage :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 081

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 084

 

En arrivant à la station :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 090

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 091

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 096

 

Une fois dans la station, c'est bondé, des touristes partout!! Les embouteillages!! C'est un peu pénible en vélo surtout quand la file de voitures s'arrête sur une portion très raide. Heureusement que j'avais de bonnes jambes et que j'arrivais à rester sur le grand plateau sans soucis! Une fois Les Angles traversé, la route monte en faux plat pendant quelques kilomètres avant de devenir plate et de déboucher sur....le col de la Quillane! Enfin! Il n'y a aucun panneau qui indique le col ais je savais qu'il se situait à cette intersection. Il y a un rond point qui est là et non loin de là il y a une borne qui indique 1710m d'altitude. C'est bien là!

 

En quittant les Angles, vue splendide sur le lac de Matemale :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 098

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 100

 

Col de la Quillane (devant le bâtiment) :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 101

 

Borne qui indique l'altitude à quelques dizaines de mètres du col :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 104

 

Je décide de continuer la route sur quelques centaines de mètres jusqu'à trouver un parking où il n'y avait personne pour manger. Pas mal de vent soufflait quand même. J'avais les jambes un peu lourdes...

Mon programme consistait à monter sur une petite route forestière jusqu'au col de la Llose à 1866m pas loin de là avant de redescendre par la même route puis de passer par le col de Creu dont la route est vraiment jolie parait-il avant de reprendre la même route qu'à l'aller pour descendre quelques kilomètres puis rejoindre la route entre Axat et le col de Jau par le col de Garavel, le col de la Malgrède et le col des Mouillets. Cela fait à chaque fois quelques kilomètres de montée pour les détours. Etant un peu fatigué, je décide de ne pas aller au col de la Llose et de commencer la descente pour aller voir le col de Creu. A ma grande surprise, au rond point du col de la Quillane, je vois que les panenaux de travaux ont été enlevés!! Du coup je m'engage sur la route par laquelle je n'ai pas pu passer à l'aller. Ouf, ça m'évite de repasser par Les Angles! Descente très sympa sur une route en excellent état donc avec vue sur le lac de Matemale. Quelques centaines de mètres après le lac, je prends une petite route à droite vers le village de Matemale afin d'aller au col de Creu. A partir du village il y a 3 kilomètres de montée à plus de 8% de moyenne. Ce n'est pas excessif mais après tous ces kilomètres de montée faits à l'aller, les jambes ne sont pas top, j'y vais quand même. la route est étroite et dans un état moyen. En revanche la vue est superbe avec le lac au loin, et tous les villages le long de la route principale! Vraiment très beau! Le sommet en lui même n'est pas intéressant, il est en pleine forêt avec pas mal de tables de pique nique à côté. C'est un coin sympa.

 

Retour, vue sur le lac de Matemale :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 105

 

C'est parti pour le col de Creu (1708m) :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 108

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 112

 

Col du Dragon!!! Tentant d'y aller rien que pour voir le nom mais les jambes n'ont pas envie...et l'état de la route n'est pas engageant surtout qu'il faudra remonter au retour...

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 113

 

Vue depuis la descente du col de Creu :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 115

 

Je retourne sur la route principale. la descente est sympa avec une belle vue. Une fois sur la route principale, ça ne descend pas beaucoup et le vent souffle extrêmement fort, je suis presque arrêté sur la route tellement ça souffle! Terrible comme sensation et usant pour les jambes aussi... Une fois que ça descend un peu plus ça va mieux. Je repasse Formiguères puis j'arrive de nouveau à la limite entre les Pyrénées Orientales et l'Aude. Et là que vois-je? Un panneau indiquant le col du Carcanet!! Je pense que c'était bien là le col car j'ai bien regardé et à cet endroit il y a des petits chemins qui rejoignent la route, ce qui fait que c'est bien un col. A l'aller, j'étais passé là mais le panneau n'est visible que dans l'autre sens...

 

Le voici le col du Carcanet!

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 120

 

Alors que je descendais, je sentais mes jambes un peu fatiguées et je songeais au lendemain où il me faudrait des jambes pour retourner à Ax-les-Thermes. De plus, j'avais plutôt envie de rentrer et lorsqu'est venu le choix à faire pour savoir si je rentrais sur Axat où si je prenais la petite route par le col du Garavel, j'ai hésité. Et je me suis juste dit que je fais du vélo vraiment pour le plaisir et qu'à l'instant présent, j'avais plutôt envie de rentrer au gite. Il ne servait donc à rien de forcer si j'en avais pas envie et donc j'ai choisi de continuer la descente jusqu'à Axat. Longue descente. En repassant par les Gorges de Saint Georges, j'ai pu m'arrêter et prendre des photos, vraiment impressionnant!!

Je suis rentré en milieu d'après midi. La fatigue se faisait un peu sentir mais les jambes ne faisaient pas mal. L'enchainement des journées et des voyages commence à peser. Mais je profite à fond des vacances!!

Pour aujourd'hui, j'ai parcouru 121 kilomètres et j'ai vu de splendides paysages avec le lac là-haut. Dommage ce détour que j'ai du faire à l'aller pour rejoindre le col de la Quillane et je n'ai aucun regret pour ce qui est des petites routes que je  n'ai pas faites vu que j'en avais pas trop envie sur le moment.

 

Gorges de Saint Georges :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 121

 

Viaduc d'Axat :

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 126

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 09:24

Voilà le récit de l'Acte I de mon séjour dans l'Aude. Le titre de l'article est à rallonge et ce sera aussi le cas pour celui de la sortie de hier. En effet, au détour des virages et sur le trajet se trouvaient pas mal de cols que j'ai découvert lors de mon avancée sur les routes. De ce fait, je mets les noms de ces cols dans le titre car c'est la première fois que j'y passe et j' économise de la place en n'indiquant pas certains cols qui ne sont pas très importants et que j'ai déjà montés et décrits, tels que le col d'En Ferret ou le col de Marmare que j'ai passé ce jour là également.

Alors le but de ce séjour étant d'aller rouler dans l'Aude (11) dont j'ai eu un aperçu des paysages le 2 juillet dernier, il fallait rejoindre Axat, là où j'ai loué une chambre dans un gite étape. J'avais prévu de partir 3 ou 4 jours.

Pour ce faire, j'ai décidé de prendre le train jusqu'à Ax-les-Thermes avant de pédaler pour rejoindre ensuite Axat.

J'avoue que la veille, le mercredi 27, je ne me suis pas vraiment reposé des deux jours précédents du côté d'Avignon pour le Mont Ventoux. Bref, ce jeudi 28, j'étais un peu fatigué en me levant. Mais pour me motiver c'était facile puisque que le séjour à Axat était prévu depuis pas mal de temps et qu'avant que le Ventoux ne vienne se mettre dans le programme, j'avais hâte d'y être!

Je suis donc parti tôt le matin en direction de la gare de Tarbes. J'ai décidé de prendre le VTC car l'état de certaines routes dans l'Aude n'est pas top et je vais avoir l'occasion de m'en rendre compte! Le TER au départ de Tarbes pour Toulouse est très mal fait puisque les crochets des compartiments à vélo ont été enlevé. J'étais obligé d'aller dans le compartiment large prévu pour les handicapés mais très difficile à atteindre avec le vélo puisqu'il est en milieu de voiture et je dois passer dedans avec le vélo. Quel galère d'autant plus que ça m'oblige à tenir le vélo en permanence... La SNCF a des idées très bizarres...

Bref pénible. Correspondance à Toulouse pour Ax-les-Thermes où comme d'habitude ce sont les nouveaux TER très pratique quand on a le vélo. Ouf!  Il faisait très frais à Tarbes et Toulouse tandis que quand je suis arrivé à Ax-les-Thermes j'ai été pris par la chaleur!!! C'est la première fois depuis le début de l'été que je ressens des températures estivales!! Me voici à 13h à Ax-les-Thermes avec le VTC, mon sac plutôt très lourd pour 4 jours et cette énorme chaleur! Allez c'est parti pour le col du Chioula. Paradoxalement, je vais dire que j'ai été cueilli à froid par cette forte chaleur:

Dur dur le début de l'ascension en sortant du train! J'ai eu du mal à me mettre dans le rythme et j'ai senti rapidement que le sac était lourd quand même. Il faisait très chaud et je n'étais pas habitué à la chaleur encore pour cet été!  Je me suis arrêté au 6e kilomètre sur les 10,5 pour manger une pâte de fruit. Et zou je suis reparti, ça allait mieux quand c'est devenu raide sur les 5 derniers kilomètres. Comme quoi ça confirme encore que je suis plus à l'aise quand c'est raide! Je suis arrivé là haut bien content quand même. Je ne suis pas resté très longtemps au sommet, j'ai préféré continuer ma route.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 002

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 003

 

Je suis descendu de l'autre côté. Au passage du col d'En Ferret, j'ai fait attention à voir si il y avait un panneau et j l'ai trouvé, tout petit, presque invisible, pas étonnant que je ne l'avais pas vu la dernière fois! J'ai continué la descente vers le col de Marmare puis ensuite vers Prades avant de passer dans l'Aude et de remonter légèrement vers le col des Sept Frères (1253m). Voilà une partie du chemin de terminée! J'entame la descente de 5 kilomètres sur Belcaire. descente sympa en lacets dans la forêt et je débouche sur une longue, très longue ligne droite, c'est partie pour le Plateau de Sault!

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 004

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 008

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 010

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 014

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 015

 

Le vent souffle énormément! Vraiment très fort! Je serre les dents et j'appuie fort sur les pédales! Les lignes droites sont interminables! Heureusement que le paysage est sympa, digne d'un plan de film! J'ai adoré rouler sur ce plateau même si il y avait du vent! C'est particulier de telles lignes droites devant soi! J'ai décidé de faire un détour vers le nord du plateau en direction du col de la Croix des Morts. C'est tout plat pour y accéder vu que c'est le plateau. Le col se trouve juste avant la descente sur Belesta. Pour y accéder il faut quitter la route principale allant en direction de Quillan et aller vers le nord pendant 7,5km. Le vent souffle toujours de 3/4 face comme sur la route principale qui va vers l'Est mais de l'autre côté (vent de nord est). La route est vraiment belle, j'ai bien apprécié de rouler dessus. Au détour d'un virage, on repasse en Ariège et ensuite on entre dans la forêt. Dommage. Et là on débouche sur le col de la Croix des Morts (898m). Dommage la forêt, il n'y a pas de point de vue possible sur le bas du plateau. allez faut continuer la route encore! Retour sur les 7,5km jusqu'à la route principale. Le vent est un peu dans le dos avant de le retrouver de 3/4 face sur la route principale. Direction Quillan toujours.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 017

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 019

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 024

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 025

 

Le chemin commence à paraitre long. Le paysage est toujours beau mais c'est lassant d'avoir toutes ces voitures qui me dépassent très vite... Alors que je passe au lieu dit Lapeyre, je m'arrête pour vérifier ma carte routière car c'est là que j'avais repéré une petite route qui me permettait d'aller directement à Axat. Sauf que la route est très raide et même si j'allais la prendre dans le sens de la descente, elle ne me disait rien surtout en voyant l'état de la route... J'ai préféré continuer vers Quillan même si c'est plus long. Et j'ai bien fait pour les paysages!! J'ai donc continué! Et au détour d'une courbe, j'arrive au col des Coudons (883m), qui, à l'instar du col de la Croix des Morts, borde le plateau de Sault.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 026

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 027

 

A partir de là, c'est de la descente pour arriver à Quillan. Ouf, voilà presque 40km que j'étais dans ces lignes droites avec vent de face!! Descente très sympa et roulante vers Quillan avec un super paysage sur la ville! Une camionnette m'a frôlé à grande vitesse, j'ai gueulé (ça n'a servi à rien). Vraiment très belle descente. A la moitié de la descente, au détour d'un virage, quelle ne fut pas ma surprise de voir un panneau indiquant le col de Portel sans altitude. En faisant des recherches ensuite, j'étais bien au col de Portel situé à 601m d'altitude. J'ai ensuite continué la descente.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 034

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 037

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 042

 

Et là, une fois à Quillan, il me reste 12km pour rejoindre Axat. Je ne connaissais pas trop le profil d ela route mais au fil des kilomètres c'était plutôt en léger faux plat descendant avant de remonter sur la fin.  Ouf car les jambes commençaient à faire mal quand même car j'avais pédalé fort depuis le début et l'ascension du col du Chioula est restée dans les jambes quand même! La route entre Quillan et Axat est magnifique tout simplement. En revanche elle est étroite, sinueuse et dangereuse pour les cyclistes. je n'étais pas rassuré car les voitures roulent vite et il y a beaucoup de virages en aveugle y compris aussi un court tunnel pas très long mais qui suffit pour être dans l'obscurité totale durant quelques mètres. Heureusement que c'était un léger faux plat descendant, ça me permettait de pouvoir rouler asse vite en étant à bloc. A un moment on passe dans le Défilé de la Pierre Lys, c'est magnifique avec la route qui passe sous la roche! C'est beau et impressionnant, on se sent tout petit, surtout en vélo! Sublime! par contre c'est très étroit, donc je n'ai pas pu m'arrêter dans le Défilé pour prendre des photos...

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 043

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 045

 

On débouche sur un petit rond point et Axat est indiqué à 1km, la flamme rouge!! C'est en léger faux plat montant et me voici à Axat, enfin! Je n'ai pas de mal à trouver le gite étape. Très sympa, la propriétaire. J'y laisse mes affaires et zou me voilà en train de me balader dans Axat à pied. Le soir je suis allé prendre une pizza à la pizzeria ambulante. Belle journée avec quand même pas mal de vent et les jambes qui faisaient un peu mal sur la fin. Je me suis couché tôt car le lendemain, le vendredi 29, je devais me lever tôt pour aller au col de la Quillanne entre autre. Jeudi j'ai donc parcouru au total (en comptant les kilomètres entre chez moi et la gare de Tarbes), 93km.

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 046

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 047

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 048

 

Photos séjour à Axat 28 au 30 juillet 2011 049

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 19:51

Alors voilà, pour cette journée. En ce jour de 14 juillet, le Tour de France entame la haute montagne (enfin) par les Pyrénées! L'étape relie Cugnaux (banlieue sud de Toulouse) à Luz Ardiden en enchainant la Hourquette d'Ancizan (inédite), le col du Tourmalet et la montée finale vers Luz Ardiden. Depuis la présentation du parcours en octobre dernier, je me suis dit que c'était l'occasion pour moi d'aller pour la première fois en montagne pour voir passer le Tour. J'habite à côté alors autant en profiter.

J'ai décidé d'aller au col du Tourmalet. Je me suis donc levé à 5h du matin pour me préparer tranquillement. Je ne cache pas que j'étais plein de doutes notamment à cause de la dernière sortie en montagne le 2 juillet qui avait été une grosse déception et surtout que depuis je n'avais pas refais de grande sortie donc les jambes n'étaient pas top et à cela on peut ajouter un manque de sommeil car j'ai vadrouillé à Toulouse et Auch les jours précédents! Bref ça ne s'annonçait pas au mieux... Je me suis donc préparé tranquillement et à 6h25 par là, j'ai enfourché le vélo (le VTC). C'est parti, direction le col du Tourmalet!

Dès le début j'ai senti que les jambes allaient faire mal! J'étais vraiment pas en forme! Là j'avais beaucoup d'appréhension, presque de l'angoisse...

Alors que je pensais qu'il allait y avoir un gros trafic, j'ai été surpris de voir que jusqu'à Bagnères il n'y a que quelques voitures seulement qui m'ont dépassées!

Niveau météo, c'était très nuageux au dessus de la plaine même si ça donnait l'impression de se dégager au fur et à mesure. Par contre, les montagne étaient masquées par les nuages et je m'attendais donc à me retrouver dans le brouillard à partir de 1500m d'altitude à peu près.

Les deux petites côtes avant Bagnères ont fait mal aux jambes...sur le moment je me suis dit mais comment je vais faire pour le Tourmalet si sur ces minis côtes j'ai du mal... Heureusement ça commençait quand même à aller mieux. En arrivant à Bagnères, alors que je me suis arrêté au feu rouge, des véhicules de l'Equipe de la caravane publicitaire sont arrivés de la route de Toulouse (de la gauche) et ont pris la route de Sainte Marie de Campan.

J'ai continué mon chemin tranquillement mais sans trop lambiner non plus... La côte de 1,2 kilomètre juste avant Campan a fait mal aux jambes mais je sentais une nette amélioration quand même par rapport au début. Mais j'étais loin du compte car cette côte je la passe sur le grand plateau sans changer de pignon normalement... A la sortie de Campan, je rejoins la grande route (route unique) menant à Sainte Marie de Campan. Là des véhicules des équipes Europcar et Euskaltel me dépassent. Il y a beaucoup de circulation d'un seul coup avec notamment un convoi de gendarmes (bus, fourgons, voitures) qui m'a dépassé. Il y avait beaucoup de monde et quelques cyclistes. Sur les portions montantes, à ma grande surprise, j'ai pu garder le grand plateau comme je fais habituellement sans trop trop de mal. J'ai juste passé le 39 dents pour le dernier raidillon avant Sainte Marie de Campan qui est raide. Là j'ai rattrapé un cycliste qui avait un vélo de route tandis qu'un autre me dépassait. A Sainte Marie de Campan, je me suis arrêté pour manger une pâte de fruit, j'ai un peu discuté avec le cycliste qui venait de me dépasser et qui s'est arrêté aussi. Il me raconte qu'il vient de Lille et qu'il est dans les Pyrénées depuis 1 semaine. Et il est parti pour monter le Tourmalet des deux côtés! Là il est 8h10. je m'attends à mettre beaucoup de temps pour monter...

Et c'est parti.

Les 4 à 5 premiers kilomètres sont faciles et roulant. Le bord de la route est très humide on sent qu'il a plu dans la nuit... Il fait frais, je garde donc ma veste thermique.

Quelques personnes sont sur le bord de la route et prennent leur petit déjeuner. A partir de Gripp ça devient raide, c'est parti pour les 12 derniers kilomètres difficiles. Je me cale comme d'habitude sur le 39 dents. Et là je me rends compte que j'arrive à le tenir. Petite satisfaction. Je rattrape même un espagnol sur un vélo de route. Plusieurs cyclistes me dépassent, il commence à y avoir beaucoup de camping car sur les bords de la route et de nombreuses voitures me dépassent ainsi que des bus. C'est infernal, on ne peut pas parler de l'air pur de la montagne...

Beaucoup de gens m'encourageaient (plus que les autres) sûrement parce que j'étais avec le VTC. Le lacet du Garet (très raide qui annonce la partie très difficile avant La Mongie) a été dur, la relance a fait mal aux jambes. Je continuais toujours en danseuse comme d'habitude sur le 39 dents mais je sentais que ça devenait de plus en plus difficile. A cela, il fallait dépasser les gens qui montaient à pied sans faire de gros écarts car les voitures dépassaient à côté...

Juste avant les paravalanches de La Mongie, alors que j'étais dans un brouillard dense (on y voyait pas à plus de 20m), je me mets à mouliner car ça devenait dur pour les jambes... Là c'est une file continue de camping car qui sont garés, des gens partout. Sur l'entrée d'un paravalanche, des jeunes ont mis une banderoles avec une énorme faute d'orthographe "alleR Voeckler"....

Beaucoup d'eau ruisselait des paravalanches. je transpirais énormément, j'ai rarement étais en nage de la sorte et pourtant il ne faisait pas chaud. La buée sur les lunettes m'empêchait de bien y voir et ce bruit de toute part entre les spectateurs, les véhicules, l'eau qui coule, les moteurs de certains camping car allumés... Bref, impressionnant. A la sortie des derniers paravalanches avant La Mongie, ça devient dur de relancer et je reste la plupart du temps assis. même si lorsque je relance c'est assez efficace et énergique. La traversée de La Mongie sur des pentes très raides se fait au milieu d'une foule. Mais bizarrement là, ça va mieux pour les jambes (comme pour le 4 juin lors de la Montée du Géant). Juste après, ça repart dans le dur. A la sortie de la station, des gendarmes régulent la circulation et demandent à la plupart des véhicules de se garer là. Ouf, voilà moins de voitures à surveiller!

Mais beaucoup de monde et faut faire gaffe entre les piétons qui se mettent à traverser sans regarder derrière quand on arrive ou à ceux qui te voient arriver sans chercher à s'écarter pour te faciliter la tâche. vraiment pénible ça!! La fin est très dure sur les 4 derniers kilomètres... Je reste assis sur le vélo la plupart du temps. Le brouillard est dense...il fait froid, je remonte les fermetures de ma veste thermique... Juste après être passé devant les supporters norvégiens, je me suis arrêté à côté du panneau annonçant le sommet à 1 kilomètre pour manger pendant 30sec une pâte de fruit car les jambes me brûlaient là!! Et je repars de suite, la fin étant proche mais impossible de me mettre en danseuse, ça fait trop mal. Je fais tout assis. Le dernier virage à 500m arrive sans que je m'y attende car le brouillard a fait que je ne l'ai pas vu arriver. Il est terrible à chaque fois ce virage mais plus encore là. Il est très raide et donne sur les derniers 400m à 14%, je me mets en danseuse pour le passer mais au bout de 10m je me rassois, je le passe assis en me faisant vraiment mal, puis c'est la dernière rampe très raide, je regarde par terre les indications 300, 200 qui indiquent le nombre de mètres avant le sommet, c'est long, très long, et pourtant je rattrape des cyclistes devant moi... Il ya  beaucoup de monde sur les bords mais je n'y fais pas attention. Enfin le sommet!! Il y a énormément de monde entre les ouvriers qui montent les barrières, les cyclistes qui sont montés en vélo, les camping car garés et les curieux qui sont montés en voitures! ça se bouscule au portillon. Je demande à un hollandais de me prendre en photo.Il est 10h, j'ai mis 2h pile pour monter, ça a été très très dur sur la fin mais la vitesse n'était pas trop mauvaise apparemment. Cependant, ça a été probablement mon ascension du tourmalet la plus difficile. Là je me suis vraiment arraché et fait mal pour monter en haut...

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juillet 2011 0

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-1

 

Là je décide de redescendre et de me choisir une bonne place. Je mets mon K-Way, mon écharpe chaude (j'ai eu une très bonne idée de la prendre), je mange une pâte de fruit et au moment où je veux donner le coup de pédale pour repartir...crampe sur le mollet droit...ouch... Vaut mieux maintenant au sommet du col que pendant la montée. Je me masse un peu et attends 1 à 2 min que ça aille mieux avant de repartir dans la descente. Je suis sur les freins en train de zig zaguer entre els cyclistes et les piétons et puis juste là avant le virage à 300m du sommet, je décide de m'arrêter car ça a l'air d'être une bonne place. En effet, on est au bord de la dernière rampe, on voit le lacet d'en bas avec le dernier virage et surtout on aperçoit La Mongie avec la route qui vient au sommet du col, soit à peu près 4 kilomètres de vision!! Je pose mon vélo sur le bord. Et je discute avec le monsieur (73 ans) à côté de moi. C'est un très bon cycliste amateur qui en a fait des choses : Paris Nice amateur, Tour de France amateur, Paris Brest Paris, Paris Roubaix, La Rochelle Madrid, de nombreuses Etape du Tour, des cyclosportives, les cinglés du Ventoux... ref il y a de quoi discuter et faire passer le temps car les coureurs sont prévus pour 16h! En tout cas, ça y est, je vais voir passer le Tour de France à 300m du sommet du mythe des Pyrénées à 2086m d'altitude (d'après le GPS) et cela par mes propres moyens puisque je suis parti en vélo de chez moi jusqu'ici. d'ailleurs je ne prendrai jamais la voiture pour aller voir passer le Tour de France, ce n'est pas trop dans ma mentalité ni dans mon style.

Un peu plus tard alors que de plus en plus de monde passe en vélo et vient se placer, une autre personne, se met à côté et entame la conversation. Il s'agit de David (28 ans), très sympa, qui est monté par l'autre versant après avoir laissé son van à Barèges. Nous discutons pendant l'attente. Très bonne ambiance. Le seul gros bémol c'est le brouillard permanent et ce vent presque glacial... je tremblais de froid c'était impressionnant... Le brouillard était pénible car il passait par vague et même si nous étions en permanence dans le brouillard, la vue sur La Mongie était tantôt dégagée tantôt masquée...

Pour savoir ce qu'il se passait dans l'étape, tout le monde essayait de se renseigner. On a eu une info de quelqu'un d'autre comme quoi 6 coureurs étaient devant avec Roy, Perez, Kadri, Thomas notamment. Pour ma part j'étais tenu au courant par texto par plusieurs amis qui étaient devant la télé. Et ainsi nous avons pu savoir ce qu'il se passait.

Alors que la caravane est passée avec un brouillars peut dense (La Mongie était visible), le brouillard s'est énormément épaissi et on ne voyait presque plus le lacet du dessous, tout proche pourtant... Quel dommage d'avoir la vue bouchée pour le passage des coureurs. Le texto "ils sont à La Mongie" que j'ai lu à voie haute, nous a permis de nous attendre à les voir d'ici 10min. Et surgirent du brouillard, su le lacet du dessous, deux coureurs, Thomas et Roy. Roy semblait mieux que Thomas et c'est effectivement lui qui est passé en tête au Tourmalet 300m plus loin. Juste derrière, Perez de Euskaltel suivi par Kadri, dents serrées en danseuse. Plus loin Kreuziger puis ensuite Mangel. Puis Ten Dam et Trofimov.

Après c'est au tour du peloton maillot jaune d'arriver avec Voigt de Leopard pour emmener. il m'a fait forte impression en passant. J'ai bien reconnu Voeckler en jaune qui avait l'air très facile. J'ai distingué un Schleck mais je ne sais pas lequel car mon regard s'est attardé sur le maillot jaune. J'ai vu Leipheimer en milieu de groupe qui bavait pas mal. En fin de groupe presque lâché, Gilbert dans son maillot de champion de Belgique.

Après plus loin derrière c'est une multitude petits groupes qui passent. J'ai reconnu (je ne les cite pas dans l'ordre) Kloden avec son maillot déchiré et qui grimaçait (j'ai appris en rentrant qu'il était tombé dans la Hourquette d'Ancizan comme d'autres coureurs) Casar, Moncoutié, Charteau, Gautier, Martin qui avait le visage extrêmement marqué ça faisait presque peur, Gesink dans son maillot blanc très très loin, Barredo, Millar tout seul avec son coude couvert de bandage, Pineau, Karpets, Gerdemann, Chavanel dans son maillot de champion de France, Hoogerland le héros de l'étape de Saint Flour avec son maillot à pois, Karpets, Rojas qui était pas mal bien devant le gruppetto. Plus loin, un premier groupe d'attardé est passé. Je n'ai pas reconnu de coureurs dedans.

Et là, le brouillard se lève et on voit la route qui va à La Mongie, juste après le passage des coureurs comme par hasard... On voit arriver le gruppetto au loin. Dedans, en tête facilement reconnaissable, Hushovd avec son maillot de champion du monde. Cavendih en vert également.

ça y est ils sont passés. J'ai pu reconnaitre pas mal de coureurs c'était sympa, j'ai du enoublier certains que j'ai reconnu.

Tout le monde commence à partir. Je n'ai pas trop envie de m'attarder dans le froid non plus. Le brouillard s'est levé maintenant comme par hasard. Les véhicules se mettent en route, quel bazar. le temps de dire au revoir aux personens avec qui j'ai discuté. On échange encore quelques mots avec David. Je le prends en photo avec son VTT. On se dit au revoir et peut être rendez vous au lendemain (aujourd'hui) pour l'arrivée à Lourdes car il est dans les Pyrénées pour un mariage et doit passer à Lourdes le 15 juillet (il est originaire de la Vendée). on échange donc nos coordonnées.

Et me voilà parti dans la descente. J'y vais doucement car entre els vélos qui ne vont pas vite, les piétons et les voitures il faut faire attention. Alors que je viens de descendre 1 kilomètre seulement, des gendarmes en moto nous font signe de nous arrêter. Il y a encore un coureur! Le pauvre russe Denis Galimzyanov que j'ai reconnu, était tout seul. Il n'avançait pas. Il avait presque els larmes aux yeux, le pauvre, j'avais d ela peine pour lui. Nous étions à 1,5km du sommet et pour avoir galéré lorsque je suis monté, je sais combien ça peut être long... Au moment où il est passé devant moi, j'ai crié pour l'encourager, je ne sais pas si c'est moi mais pile à ce moment il a relancé en se dressant sur les pédales. En rentrant le soir, j'ai vu qu'il n'avait pas fini dans les délais...

J'ai donc continué la descente. La file de véhicules sur la droite de la route était impressionnante. Mais ça n'avançait pas, tout le monde était arrêté. Et donc je me suis mis dans la voie de gauche en faisant attention aux quelques véhicules qui montaient vers le sommet. Tous les cyclistes ont fait pareil. A La Mongie il y avait le relais étape avec un écran géant pour suivre l'étape, je me suis arrêté mais avec le monde qu'il y avait et distinguant que ça n'attaquait pas, j'ai décidé de continuer la descente. Faire toute la descente du Tourmalet à contre sens ça n'arrive pas tout els jours. Tout le long il y avait une file impressionnante de véhicules qui cherchaient à descendre. Jusqu'à Campan, on dépassait les voitures. Après j'ai pris la petite route pour finir le trajet. ce fut un peu long sur la fin mais je repensais à la journée et c'est passé. C'était vraiment sympa comme journée mais glacial quand même...je craignais de m'être enrhumé...

Au total j'ai donc fait 95 kilomètres en vélo et que ce fut dur la montée!!! Mais d'un autre côté je me dis que vu les très mauvaises jambes que j'avais, c'est une sacré performance que d'avoir pu monter le col du Tourmalet quand même! Un petit peu de stats, c'était ma 5e ascension du Tourmalet cette année déjà! Ma 8e au total (2 fois en 2009, 1 fois en 2010, 5 fois en 2011). Et petit clin d'oeil car cela fait presque 2 ans jour pour jour (le 15 juillet 2009) que j'ai fait ma première grosse sortie en montagne (même si j'ai monté 1 fois le col d'Aspin en 2008 presque 11 mois avant le 15 juillet 2009).

 

Voici les photos (je referai un article avec ces mêmes photos du Tour), malheureusement j'en ai raté pas mal :

 

Vue depuis l'emplacement sur La Mongie et toute la route :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-2

 

La caravane dans le brouillard assez souvent :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-3

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-4

 

Là on voit le vélo sur la photo :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-5

 

Roy et Thomas :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-6

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-7

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-8

 

Kadri (Perez est juste devant dans le dernier virage) :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-9

 

Mangel (Kreuziger est devant) :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-10

 

Peloton maillot jaune :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-11

 

Ten Dam et Trofimov juste devant le peloton :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-12

 

Peloton maillot jaune avec Voeckler en jaune, un Schleck à côté (même là j'ai du mal à savoir lequel, je dirai Andy) et c'est Basso qui est derrière :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-13

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-14

 

Chavanel, le champion de France :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-15

 

Barredo :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-16

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-17

 

Hoogerland dans son maillot à pois (là la photo est très mauvaise) :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-18

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-19

 

Roelandts, ancien champion de Belgique :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-20

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-21

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-22

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-23

 

Premier groupe d'attardés :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-24

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-25

 

Gruppetto avec Hushovd et Cavendish notamment :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-26

 

Hushovd devant à droite :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-27

 

coucou ça va?^^ (Hushovd est au fond à droite en traind e regarder sa main) :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-28

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-29

 

David au moment de se quitter (il a mis pas mal de journaux sous son sweat pour se protéger du froid d'où cette drôle d'impression) :

 

Photos col du Tourmalet et Tour de France 14 juill-copie-30

 

C'était vraiment une bonne expérience. Et ce qui était bien c'est qu'on ne se bousculait pas non plus là haut contrairement à ce qu'on peut penser (moins qu'aux arrivées des étapes par exemple).

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 15:59

Journée difficile. Voilà plusieurs jours, voire même plus de 2 semaines que j'avais prévu une grande sortie pour ce samedi juillet. En effet, ayant vu qu'il y avait un unique train par jour permettant d'arriver à Luchon au départ de Toulouse, je me suis dit que c'était l'occasion de tenter de faire l'enchainement mythique des Pyrénées : col de Peyresourde, col d'Aspin, col du Tourmalet et col d'Aubisque via le col du Soulor. Tous ces cols je les ai déjà monté, j'en ai déjà enchainé mais jamais les quatre. Il y a un an, le 26 juin 2010, j'avais tenté de le faire dans l'autre sens au départ de Pau, ça avait été un fiasco total malgré de superbes jambes. Là, on peut parler de fiasco aussi...

Le train fait arriver à 10h seulement à Luchon, je m'étais donc préparé à passer une très longue journée et à rentrer tard.

J'ai donc pris le train vendredi soir pour Toulouse avec le vélo de route. J'attendais le train à l'endroit où la tête s'est arrêté et j'ai longé tout le train sans trouver de compartiment vélo alors qu'il était censé en prendre. Me voilà dans la dernière voiture et quelle galère pour caler le vélo! Nous étions 3 avec des vélos. Mais je n'avais pas envie de caler le mien verticalement comme les autres personnes l'avaient fait avec leur VTT, beaucoup trop risqué en cas de chute, les dégâts auraient pu être importants. J'ai tenté de caler tant bien que mal mon vélo. Il sera tombé deux fois durant le trajet et sur la fin il y avait bien 5 vélos au total dans ce coin. Un peu stressant ce trajet!!

J'ai donc dormi chez ma soeur et samedi matin me voilà en route pour la gare. Je me sens bien et plutôt en forme, j'ai vraiment confiance à cet instant. J'arrive à la gare, et avec ma carte (qui ne passe que dans les bornes automatiques et non les guichets), je me rends compte qu'elle ne me permet pas de prendre de billet de train pour Luchon. Mais que se passe t-il?? Je vais au guichet où la personne ne sait pas quoi faire et n'a pas vraiment envie de chercher. N'ayant pas beaucoup de temps avant les départs des trains, je décide de changer mes plans pour ne pas rater la journée, car le coût du billet de train pour Luchon sans réduction est assez élevé. D'un seul coup, j'ai eu l'impression que tout s'effondrait, un parcours que je préparais depuis plusieurs semaines qui tombe à l'eau juste à cause de la SNCF. Mais j'ai de suite réfléchis à la suite, j'ai pensé à un moment à prendre le train pour Tarbes et rentrer, cela m'aurait permis de regarder l'étape du Tour de France. Mais en regardant le tableau des départs, mon regard s'est porté sur la ligne Ax-les-Thrmes où visiblement les travaux sont finis et donc les trains vont jusque là bas! J'ai beaucoup hésité à prendre le billet de train pour aller là bas mais j'ai finalement fait ce choix. Pourquoi pas le Port de Pailhères?

Me voilà donc dans le train. Malheureusement je n'avais pas avec moi les cartes routières de l'Ariège pour préparer un itinéraire et j'accusais un peu le coup de devoir changer de programme. Car mine de rien c'est assez fatiguant tout ces voyages (j'étais rentré de Toulouse mercredi seulement, sachant qu'il y a eu le week end à Carcassonne, mon entretien à Auch juste avant...) et après m'être levé si tôt devoir changer c'est pénible. Après 2h de train, me voilà à Ax-les-Thermes où j'étais venu il y a 11 mois lors de mes 3 jours que j'avais prévu pour rouler l'an passé. Je n'étais pas encore sûr de vouloir aller au Port de Pailhères car l'an passé le 5 août, il avait été très difficile...

J'ai décidé de commencer la montée et d'aviser ensuite car les 4 premiers kilomètres sont communs avec le col du Chioula (1431m). Sachant aussi que sur la route du Port de Pailhères on peut bifurquer avant la partie difficile vers le col de Pradel (1673m) qui reste quand même un gros morceau aussi. Sur les 4 premiers kilomètres entre 6 et 7%, j'avais le coup de pédale un peu lourd, j'ai rapidement mis les grands pignons, et pendant que je roulais, je ne ressentais tout simplement aucune motivation à vouloir me faire mal aux jambes pour monter. C'est la première fois en presque deux ans que je ressens cela...bien mauvaise sensation ça... Du coup, alors qu'après 3 kilomètres j'espérais encore me sentir mieux pour aller vers le Port de Pailhères, à la bifurcation j'ai décidé d'aller dans un premier temps vers le col du Chioula. A cet endroit il restait presque 6 kilomètres de montée encore jusqu'au sommet du col. C'est un col que j'ai monté l'an passé sous la pluie et j'avais été déçu de ne pas pouvoir profiter du paysage. C'était l'occasion là de voir ce que je n'avais pas vu. Je garde tout de même des bons souvenirs de ce col. Les 5 derniers kilomètres sont constitués de 4 kilomètres consécutifs à 7,5% et d'un dernier kilomètre à 8,5%. C'est quand même un col qu'il faut grimper et qui n'est pas non plus des plus simples. Cependant alors que d'habitude quand je ne suis pas très bien sur du 7%, je me rends compte que je suis plus à l'aise sur du 9% et plus, là lorsqu'un raidillon raide s'est présenté, j'ai vu que les jambes ne répondaient pas... Je n'étais pas non plus à l'agonie mais je ne ressentais vraiment pas l'envie de me faire mal,chose absolument nécessaire pour faire de grands parcours. Le paysage était agréable ce qui permettait de profiter quand même de la montée. Une fois au sommet, j'ai décidé de faire le parcours que je n'avais pas fait l'an passé à cause de la pluie, à savoir, continuer de l'autre côté, descendre sur le col de Marmare (1361m) puis remonter légèrement vers le col des Sept Frères ensuite (1253m).

 

Col du Chioula :

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7 Frères

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-1

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-2

 

J'ai donc commencé la petite descente de presque deux kilomètres jusqu'à arriver au col de Marmare (1361m). C'était joli l'endroit j'ai trouvé. J'ai ensuite continué la descente, j'ai traversé Prades quelques kilomètres plus loin, puis j'ai quitté l'Ariège pour entrer dans l'Aude. C'est à partir de là que la route se remet à monter légèrement. Mais c'était tranquille puisque je suis monté assez vite sur le 39 dents malgré mes mauvaises jambes. Juste après la traversée de Camurac, le cycliste débouche sur le col des Sept Frères (1253m). D'ailleurs si quelqu'un sait pourquoi ce col s'appelle ainsi, je veux bien connaitre l'histoire!

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-3

 

J'ai apprécié la beauté de la route entre le col du Chioula et le col des Sept Frères, il y a 11 kilomètres de distance mais c'est vraiment très beau et j'ai envie d'y rouler de nouveau! Une fois là, afin de ne pas rentrer trop tard sur Toulouse puis sur Tarbes, j'ai décidé de faire demi tour afin de rentrer à la gare d'Ax-les-Thermes. De plus n'ayant pas de carte routière avec moi, je ne savais pas trop quelle boucle était possible.

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-5

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-6

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-7

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-8

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-9

 

 

Vue depuis le sommet du col des Sept Frères

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-10

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-11

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-12

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-13

 

Vue sur Prades :

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-14

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-15

 

Vue depuis le sommet du col du Chioula puis de la descente lors du retour :

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-16

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-17

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-18

 

Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-19

 

J'ai donc fait le retour, je suis redescendu. je trouve l'endroit où on change de département vraiment très beau avec cette grande courbe. J'aimais bien cette ambiance de campagne. Ensuite c'est reparti pour la montée vers le col de Marmare qui n'est pas très raide. Montée sympa avec ce beau paysage qui permet de ne pas penser aux mauvaises sensations. Juste après le col de Marmare, il reste environ 2 kilomètres jusqu'au col du Chioula. mais ça monte un peu plus. Un peu pénible mais ça passe. Juste après le sommet je prends des photos Photos col du Chioula, col de Marmare et col des 7-copie-4du paysage qui est très beau avant de me lancer pleinement dans la descente. Malgré les lacets, je fais une descente très rapide avec ensuite sur les grandes courbes roulantes pas mal de temps à 70km/h, plutôt sympa. Je fais un retour rapide jusqu'à la gare d'Ax-les-Thermes où je me rends compte que les horaires ont changé et que j'ai 1h45 d'attente avant le train pour Toulouse...

Je suis rentré sur Toulouse et finalement je suis arrivé tard à Tarbes, à 22h. Je suis rentré en vélo chez moi et là les jambes allaient bien puisque je suis rentré vite et je me suis amusé à sprinter et même assis j'étais facilement à 37km/h. Et là, j'ai de nouveau envie d'aller faire un beau parcours comme quoi...

Avec le recul, je me dis que évidemment c'est une mauvaise journée que j'ai eu mais il en faut de toutes façons et comme l'a dit David dans un commentaire, cela permet de mieux apprécier les bonnes journées ensuite. C'est une déception car je préparais le grand parcours depuis pas mal de temps et je ne saurai jamais si je n'avais réellement pas les jambes ou si c'est le fait de devoir changer de programme qui m'a coupé les jambes. Il est possible effectivement qu'avec les grosses sorties récentes, je ne me sois pas bien reposé car entre le vélo, la recherche d'emploi, la recherche de formations, les entretiens et les amis ça fait peut être beaucoup. J'ai quand même pu faire le parcours jusqu'au col des Sept Frères que je n'avais pas pu faire l'an passé. J'ai bien aimé le paysage et pour tout dire, maintenant j'ai vraiment envie de retourner pédaler dans l'Aude! Je vais donc regarder si je peux passer quelques jours du côté de Axat un peu comme j'avais fait l'an passé à Ax-les-Thermes. Je vais donc me renseigner sur les logements là bas et étudier tous les parcours possibles à faire. Il est possible de prendre le train jusqu'à Quillan puis finir en vélo ou alors prendre le train jusqu'à Ax-les-Thermes et comme j'ai fait monter le col du Chioula, aller au col des Sept Frères et continuer ensuite avec le col des Coudons pour rejoindre Quillan et ensuite Axat. C'est un peu plus casse patte.

Au final donc pour ce 2 juillet j'ai parcouru 44 kilomètres (sans compter le trajet du soir entre la gare de Tarbes et chez moi).

Partager cet article
Repost0
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 19:11

Voilà un petit bout de temps que j'avais envie d'aller au sommet du Pic du Midi mais pour en profiter pleinement il fallait un jour sans nuage et en été pour éviter la neige. Je rappelle que le Pic du Midi c'est le Pic sur lequel est situé le célèbre observatoire. Il est situé sur un endroit magnifique d'où la vue est somptueuse!

Pour y accéder il y a deux solutions : soit le téléphérique à partir de La Mongie, soit la randonnée à partir du col du Tourmalet. C'est cette deuxième option évidemment que j'ai choisie mais avec le vélo en plus.

Pour y aller donc j'avais prévu de monter en vélo au sommet du col du Tourmalet. Là il faut prendre l'ancienne route à péage (qui n'est pas une route d'ailleurs) qui est interdite aux véhicules depuis une dizaine d'années. Un grand portail empêche les usagers d'y aller en voitures mais un portillon permet aux randonneurs et aux cyclistes de passer. A partir du col du Tourmalet c'est donc une piste non goudronnée et pleine de caillasse qui monte pendant environ 6 kilomètres. 3,5 kilomètres aux alentours de 8% et les 2,5 suivants bien plus raides aux alentours de 12%. Et tout ça sur de la caillasse. Cette piste de 6 kilomètres passe par le col de Sencours (2378m) au kilomètre 3,5 de la piste tandis que le col des Laquets est au bout de cette piste à 2637m d'altitude. La suite entre le col des Laquets et le sommet du Pic du Midi (2877m) se fait sur un chemin montant à plus de 20% et toujours avec la caillasse.

Voilà donc le programme.

 

Ce matin, j'avais prévu de partir entre 7h et 8h...mais j'ai eu beaucoup de mal à me lever, j'avais vraiment envie de rester dormir mais je me suis motivé et je suis parti à 9h passé... Pas un seul nuage!! Un temps de rêve pour aller au Pic du Midi. J'attendais ce jour avec impatience car j'aime les beaux paysages et je ne suis pas allé au Pic du Midi depuis l'an 2000, à l'époque c'était le voyage scolaire de CM2...

Je suis donc parti avec le VTC. Il faisait déjà très bon et j'étais déjà en manches courtes dès le départ. Un petit vent de face soufflait mais c'était plutôt agréable j'ai trouvé.

Très bizarrement, je n'étais pas concentré sur la sortie. c'est assez curieux mais j'avais la tête au Pic du Midi sans me dire qu'il fallait quand même monter le col du Tourmalet au préalable et que c'était d'abord ça l'objectif... Et encore plus curieux, c'est la première fois je crois que durant tout le trajet jsuqu'à Sainte Marie de Campan, je n'arrive pas à savoir si j'ai de bonnes jambes ou pas...

En partant de chez moi, après 4 kilomètres à un croisement, un cycliste passe juste devant moi et cherche une petite route pour rejoindre Bagnères, autre que celle que je prends habituellement, on discute donc un peu tout en roulant pour savoir si il y a un meilleur itinéraire, puis il continue son trajet étant plus rapide que moi. Bien plus tard, alors que je sors de Campan en direction de Sainte Marie de Campan, il me redépasse m'expliquant qu'il a cherché un petit chemin mais s'est perdu pour finalement rejoindre la route habituelle. Durant tout le trajet, il y a beaucoup de voitures qui me dépassent ainsi que pas mal de cyclistes. Dans les dernières côtes juste avant Sainte Marie de Campan, même si j'arrive à garder le développement habituel, je sens bien que j'ai un peu de mal...pas très engageant ça...même si je n'avais "que" le Tourmalet au programme...

En arrivant à Sainte Marie de Campan, c'est l'embouteillage avec toutes les voitures qui cherchent à se garer, la plupart ce sont des cyclistes qui ont le vélo dans le coffre. J'avais prévu de m'arrêter pour manger une pâte de fruit là mais beaucoup de cyclistes se trouvaient juste à droite à la fontaine et les voitures à ma gauche étaient immobilisées et m'empêchaient de passer surtout que les voitures ne faisaient rien pour m'ouvrir la route en laissant un espace entre elles. J'étais un peu énervé sur ce coup là! Mais je n'ai pas eu besoin de mettre pied à terre, j'ai cabré le vélo pour changer la direction de la roue avant et j'ai pu m'infiltrer tout juste entre 2 voitures, mais au final je me suis pas arrêté à Sainte Marie de Campan et j'ai de suite enchainé avec l'ascension.

Les 5 premiers kilomètres faciles sont un peu casses pattes quand même j'ai trouvé là. Et pour tout dire je n'étais pas très confiant. Mais dès que la pente est passée à 9,5% de moyenne au kilomètre 6, ça allait bien mieux! Mais je sentais quand même que je n'avais pas de bonnes jambes et que je forçais un peu. Mais j'arrivais à garder le rythme quand même. Sans que je m'en rende compte, l'ascension se passe assez vite quand même. Et bien que ce soit dur et que les jambes fassent assez mal, j'ai un bon rythme et j'ai quand même pu dépasser plusieurs cyclistes qui avaient des vélos de route. Là on sent que c'est la belle saison qui commence car il y avait beaucoup de cyclistes! Juste avant La Mongie, le cycliste a droit à une très belle vue sur le Pic du Midi majestueux et là il semble tellement inaccessible c'est incroyable! J'ai douté! Dans les derniers kilomètres, un fort vent a soufflé et c'était un peu gênant mais c'est passé. Pour passer le temps, j'ai pensé à ce qu'il a du se passer là, deux jours plus tôt lors de la Route du Sud. L'ascension me parait longue là quand même et je dois dire que je vais éviter de continuer à le monter trop souvent le col du Tourmalet! J'étais content d'arriver au sommet. C'était long mais agréable quand même sous le soleil contrairement à la montée du Géant le 4 juin. Et c'était toujours sympa de voir qu'avec de mauvaises jambes j'étais capable de gérer une telle ascension pour pouvoir préserver des forces pour la suite! Au sommet, je ne me suis pas attardé plus de 5 minutes, le temps de prendre deux ou trois photos. Déjà là, plusieurs cyclistes m'ont dit bravo pour être monté avec le VTC jusqu'ici...si ils savaient qu'il y avait la suite encore...

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 003

 

J'ai donc pris la piste qui part du col du Tourmalet pour monter vers le Pic du Midi. Elle est pleine de gravillons, ça dérape beaucoup! La progression est lente sur des pentes qui montent rapidement aux alentours de 8%. Mais les jambes vont bien. Mais les dérapages sont un peu stressant à chaque fois et il faut rester bien concentrer. Après une grande courbe, je susi arrivé devant un premier mini tunnel, juste avant ce tunnel la vue était superbe et j'ai décidé de prendre une photo. Mais là, le lacet de mon pied gauche s'est accroché à ma pédale. Donc en voulant poser le pied à terre (le pied gauche) j'ai manqué de tomber (dans le ravin presque), j'ai de fait, essayé de me rattraper et dans le mouvement ma jambe droite s'est étirée. Une douleur fulgurante à la cuisse droite! Ouch! Sur le dessus de la cuisse, presque insupportable! Au moins je ne suis pas tombé. pour la cuisse ce n'était pas une crampe car la douleur était sur le dessus et localement, ça a du être une extension d'une partie du muscle. Bref ça a fait très mal. Heureusement la douleur a commencé à s'estomper au bout de quelques minutes. J'ai pensé éventuellement à continuer dès ce moment là à pied comme ça faisait encore mal mais finalement j'ai pu recommencer à pédaler mais c'était encore douloureux...ouch... La vue est superbe avec une vue sur la descente du Tourmalet vers Luz Saint Sauveur et les sommets dominant! Le Pic du Midi est bien visible tout proche mais tellement inaccessible encore... Juste après une courbe, le Lac d'Oncet se découvre. Magnifique lac. Maintenant il ne quittera plus le champ de vision jusqu'au sommet pratiquement. Juste après le lac, ça y est c'est le col de Sencours! 2378m! Je l'arrête pour prendre en photo les refuges en ruine puis continue. Mais l'état de la piste se dégrade encore et la pente devient raide. A plusieurs moment, le vélo dérape tellement que je dois mettre pied à terre, avancer de 2 ou 3 pas pour sortir de la zone très caillouteuse avant de continuer. Puis dans un virage se dresse une plaque de neige. Une plaque de neige qui obstrue le passage et surtout qui fait encore un bon mètre d'épaisseur. Il faut donc monter sur la plaque, la traverser et descendre de l'autre côté. Elle ne fait guère plus de 10m de long celle là. Mais il faut monter dessus en poussant le vélo...et la neige ça glisse. Avec les baskets c'est pas top... Je galère un peu pour pousser le vélo mais ça passe pour cette plaque. Je remonte sur le vélo, puis quelques centaines de mètres après, une autre plaque. Un peu plus longue, plus difficile à passer car plus haute aussi. Mais ça passe... Après cette plaque, j'ai vraiment mal aux jambes et à partir de 2420m d'altitude je me mets à pousser le vélo car j'ai du mal. Au virage suivant, se dresse devant moi la 3e plaque de neige...encore plus grosse et plus profonde. Après les difficultés que j'ai eu avec les deux premières, celle là est quasiment impossible à passer! Avec beaucoup de tristesse je décide laisser le vélo là, à 2520m d'altitude et de continuer à pied. Je doute fort qu'il y est un voleur de vélo usé comme celui là sur les pentes du Pic du Midi. Je détache la sacoche à guidon et la met dans mon sac. Et je pars en jetant un dernier coup d'oeil au vélo. La suite de la montée se fait lentement à cause du mal de jambes quand même. Je décide de manger un de mes sandwich. Mais le manque d'air à cette altitude fait que je suis essoufflé et je dois donc manger la bouche ouverte pour ne pas m'étouffer... J'arrive au col des Laquets après avoir traversé une gigantesque plaque de neige d'une centaine de mètre ou un tout petit moins. Là bizarrement il n'y a personne devant moi ni derrière moi alors qu'il y avait du monde auparavant. Là je suis donc à 2637m d'altitude et un refuge est également en ruine. Un énorme troupeau de mouton se trouve sur ma gauche et je ne vois pas qu'il est en fait sur le chemin normal car ils sont nombreux les moutons. Du coup je continue tout droit sur le chemin qui continue aussi par là. Mais rapidement je dois traverser des éboulis et j'arrive au bout du sentier. Bizarre, le Pic est encore 150m plus haut et semble inaccessible. Je commence à faire 3 pas en grimpant, en m'aidant des mains et des genoux...puis je m'arrête. Là je me dis que je ne vais quand même pas monter par là car tout les gens que j'ai croisés avant ne sont quand même pas passés par là à 4 pattes. Je regarde derrière moi, le sentier est juste 3m en dessous de moi mais c'est énorme, un seul faux geste et je glisse...dans le ravin...heureusement que je n'ai pas continué! C'était un coup à ne plus pouvoir redescendre après! J'ai tant bien que mal réussi à revenir sur le sentier en m'aidant bien des genoux et des mains et en évitant de sacré glissade du pied... Et là j'ai décidé de rebrousser chemin en me demandant où j'ai pu rater le chemin normal. Et en revenant au col des Laquets, les moutons ont disparu (mais où sont-ils donc allés) et j'ai vu le fameux sentier qui continuait! Ouf! Là, ça monte à plus de 20%, l'essoufflement se fait bien sentir! Mai j'arrive enfin au sommet. Quelle satisfaction! J'y suis enfin!

 

Vue avant le premier tunnel (là où je me suis fait mal à la cuisse droite)sur la descente du Tourmalet vers Luz Saint Sauveur (on voit bien l'ancienne route qui va vers le Pont de la Gaubie et la nouvelle, celle qui vient vers le premier plan après l'intersection)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 009

 

Le premier tunnel

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 012

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 014

 

Le Lac d'Oncet à gauche et le sommet devant, tellement inaccessible...

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 020

 

Col de Sencours (2378m)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 026

 

Encore le col de Sencours avec la vue sur le sommet du Pic du Midi

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 028

 

Col de Sencours vu du dessus

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 031

 

ça grimpe...

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 032

 

Lac d'Oncet avec le col de Sencours juste à sa gauche

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 034

 

J'ai du laisser le vélo pour aller sur la plaque de neige, à 2520m d'altitude (le vélo est adossé contre les cailloux au centre de la photo)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 042

 

Col des Laquets (2637m) sur une énorme plaque de neige

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 046

 

Vue sur la plaine juste après le col des Laquets

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 050

 

Vue sur le Lac d'Oncet avec juste à sa gauche le col de Sencours (2378m) et juste à sa droite le col des Laquets (2637m) vus de haut

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 052

 

Le temps de payer pour entrer sur la plate forme et c'est bon je peux en profiter. Pas un seul nuage, une vue superbe et pas tant de monde que ça!! Quoi de mieux! Il ne faisait pas un froid glacial, le vent soufflait pas mal c'est vrai mais pas plus qu'habituellement au sommet des cols. j'ai donc mis ma veste thermique. La vue au nord est magnifique sur la plaine. J'ai bien fait de prendre mes jumelles! On voit sans problème Tarbes, Bagnères et toute la vallée de Campan. Sur la droite on voit très bien la route qui mène à Payolle et au lac de Payolle au milieu de l'ascension du col d'Aspin. Et juste au dessus on distingue très bien le sommet du col d'Aspin d'où on voit très bien le Pic du Midi! C'est sympa de revoir tous ces endroits d'ici. Devant on voit aussi les baronnies, cette zone vallonnée à l'Est de Bagnères ainsi que le château de Mauvezin. Quand je suis allé vers le sud. La vue sur les sommets est tout simplement somptueuse, toute la chaîne des Pyrénées se dresse devant nous! De là, on voit entre autres, le Vignemale (3298m) et le Pic d'Aneto (3404m) respectivement le plus haut sommet des Pyrénées françaises et le plus haut sommet de la chaîne des Pyréénes. Au milieu, on distingue très bien le Cirque de Gavarnie et juste à côté le Mont Perdu ainsi que le Pic du Taillon. Pas très loin de là, on voit le Pic de l'Ardiden. Vraiment très belle vue! J'en profite bien mais il faut songer à redescendre car le temps passe. Et à 15h45 après 45min passées là haut, je commence à redescendre. Je discute un peu avec le contrôleur et je descends. Rapidement. En arrivant au col des Laquets se trouvent des lamas (les fameux lamas du Tourmalet), j'en profite pour prendre des photos car des lamas avec un arrière plan aussi montagneux, on se croirait dans la Cordillère des Andes

 

Le sommet côté nord

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 053

 

Vue sur la plaine

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 055

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 057

 

Vue sur le lac de Payolle et le col d'Aspin que l'on voit juste au dessus (j'ai beaucoup zoomé)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 063

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 058

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 064

 

Le sommet côté sud

 Vue sur le Vignemale (la 2e photo est la même zoomée sur le Vugnemale qui est la plus haute pointe au centre)

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 070

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 071

 

Partie de la table d'orientation du sommet

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 072

 

 

Zoom sur le Cirque de Gavarnie et le Mont Perdu juste à gauche

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 078

 

Zoom sur le Pic d'Aneto (3404m) plus haut sommet des Pyrénées

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 079

 

Panorama global (les 4 photos sont prises de gauche à droite lorsqu'on regarde plein sud)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 087

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 088

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 089

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 090

 

Début de la descente

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 093

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 094

 

Vue sur le col des Laquets avec la grande plaque de neige (on distingue les lamas)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 096

 

Les lamas avec les montagnes en arrière plan

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 098

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 101

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 102

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 109

 

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 110

 

La plaque de neige juste après laquelle je vais retrouver mon vélo (2520m)

Photos Pic du Midi le 19 juin 2011 111

 

Je traverse les plaques de neige puis j'arrive à l'endroit où j'ai laissé mon cher vélo! Ouf il est là! Quelle joie de revoir mon vélo (il m'avait manqué apparemment^^). Je ne remets pas la sacoche à guidon là afin de garder un maximum de maniabilité du vélo dans la descente qui s'annonce périlleuse sur les gravillons. Des vététistes passent rapidement à ce moment, ils ont pas peur! Moi je repars donc en vélo, doucement, tout doucement... Quelques centaines de mètres plus loin, un monsieur que je dépasse me dit "Ah il est à vous le vélo abandonné que j'ai vu". Je m'arrête, on discute un peu et avec l'altitude de mon GPS il règle son altimètre à aiguille qui était mal calibré.

Par moment la descente me fait suffisamment peur pour queje décide à certains endroit de pousser le vélo... Je reste quand même le plus souvent sur le vélo. Mais il y a les deux dernières plaques de neige à passer... Elles sont plus dures à passer dans ce sens. Quelle galère pour redescendre des plaques de l'autre côté sans tomber. Sur 3 bons mètres j'ai fait du ski sans ski avec le vélo à côté...déjà que je n'aime pas le ski... Je continue ensuite la descente tant bien que mal et j'arrive en bas. Bizarre l'impression de se dire que le "en bas" en question c'est le sommet du col du Tourmalet à 2115m. Là j'étais bien content d'en avoir finis avec la piste et la randonnée. Là j'ai me dire que ça y est j'étais allé là haut! Au sommet du col du Tourmalet, j'ai remis ma sacoche à guidon sur les guidons et je suis parti. Quelle joie de pouvoir faire cette descente sous le soleil sans être tendu comme lors de la Montée du Géant le 4 juin... J'ai fait une belle descente, c'était agréable ce macadam après avoir été sur la caillasse. Et comme me l'avait fait remarquer Seb dans un commentaire, j'ai pu rouler sur une piste qui devait être pareille sur toute l'ascension du Tourmalet il y a 1 siècle quand les Lapize, Garrigou disputaient le Tour de France! Les braves gars!

Je suis donc redescendu rapidement. dans la vallée par contre le vent de face soufflait pas mal et c'était épuisant. D'autant plus que depuis mon sandwich je n'avais rien mangé...je commençais à avoir faim et je sentais que les jambes étaient de moins en moins efficaces... la fringale... Pour finir, à 4 kilomètres de la maison, je me suis arrêté pour manger 3 pâtes de fruit. Cela m'a fait du bien et m'a évité de vider le frigo en rentrant

Belle journée avec 107 kilomètres parcourus dont 3 à pied et 3200m de D+ (le profil Google Earth exagère le D+ avec les 3600 qu'il indique). J'ai enfin pu aller au sommet du Pic du Midi par mes propres moyens en vélo et à pied, très grosse satisfaction quand même!

 

19 juin 2011

Partager cet article
Repost0
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 16:32

Alors voilà, aujourd'hui je suis allé au col d'Aspin (1489m).

Après la Montée du Géant samedi dernier sous une forte pluie froide, j'avais besoin de refaire une sortie "facile" sur le sec, histoire de se recharger. Ce mois de juin est très pluvieux et durant la semaine je n'ai presque pas fait de vélo pour aller en ville. Par chance ce week end il n'est pas prévu de pluie. Ouf! Il fallait que j'en profite!!

J'ai un temps hésité avec le col du Tourmalet mais finalement j'ai choisi le coin du col d'Aspin. En effet, je ne souhaite pas trop monter le col du Tourmalet pour ne pas risquer de le trouver "facile" par la suite et ainsi qu'il perde de son côté mythique à mes yeux... De plus, aujourd'hui c'était la transhumance sur le Tourmalet et je n'avais pas envie de risquer d'être coincé derrière els brebis, chose qui a failli m'arriver, voilà 1 an, le 12 juin 2010...

Cela fait un petit bout de temps que j'ai envie de monter la Hourquette d'Ancizan par le versant de Ancizan (celui qui sera emprunté par le Tour de France). J'ai déjà monté ce col par Sainte Marie de Campan, le plus beau côté d'après certains commentaires que j'ai pu voir un peu partout. Mais pour aller du côté de Ancizan, il faut que je monte d'abord le col d'Aspin en hors d'oeuvre afin de redescendre sur Arreau pour rejoindre Ancizan (à 4 kilomètres de Arreau) et monter la Hourquette d'Ancizan (1564m) pour redescendre ensuite sur Payolle et Sainte Marie de Campan. Voilà donc mon programme. Ce sera le VTC car je n'ai pas encore lavé le vélo de route depuis la Montée du Géant du Tourmalet samedi dernier et je dois dire qu'avec la météo qu'il y a eu, il est vraiment sale...

Ce matin, ce fut un peu dur de se lever... Mais j'étais prêt pour partir vers 9h30. Cependant, le ciel était nuageux et très menaçant sur les montagnes... Là j'ai décidé d'attendre que le temps change  un peu. Les minutes passent ça change mais cela reste très menaçant, ça donne même l'impression de s'aggraver... Je décide de changer mon programme et de ne pas aller à la Hourquette d'Ancizan cra les nuages ne partiront pas c'est une certitude. Et je n'ai pas envie de passer trop de temps en montagne pour ne pas risquer de prendre un orage. J'ai déjà eu la dose qu'il me fallait samedi dernier .

Vers 11h15, les nuages sont toujours nombreux mais blancs, c'est à dire bien moins menaçant! Au dessus de chez moi, il fait plutôt bleu. C'est le moment que je choisis pour y aller. Le temps de préparer le vélo et zou c'est parti pour une petite sortie au col d'Aspin donc.

Je pars assez rapidement je dois dire. Pas question de m'économiser... Le vent souffle de face quand même et c'est assez pénible... Mais j'arrive à garder une bonne vitesse. Pourtant je n'ai pas de bonnes sensations et même un peu mal aux jambes...mais je ne cherche pas à rouler à l'économie. Cependant, je veux absolument aller au sommet du col pour "tourner" la page du col du Tourmalet de la semaine dernière.

A Bagnères, j'enlève ma veste pour rester en manches courtes car la température est certes fraiche mais supportable. C'est fou ce que 'jadore cette route qui mène à Sainte Marie de Campan! Je continue ma route toujours sans chercher à m'économiser... Je passe bien toutes les côtes jusqu'à Sainte Marie de Campan. Là je mange une pâte de fruit pendant 30sec et zou c'est parti pour le col d'Aspin. Les 8 premiers kilomètres sont plutôt faciles avec juste 1 kilomètre à 6% en guise de pourcentage les plus durs (mais sur ce kilomètre il y a 3 raidillons très raides). Les 5 derniers kilomètres sont plus raide à 7,5% de moyenne.

Je commence donc l'ascension sur un rythme moyen. Je n'aime pas trop cette succession de montées et de replat... A un moment, un cycliste bien chargé s'arrête devant moi, je m'arrête afin de discuter un peu. Manque de chance il ne parle pas français . Je me débrouille avec mon anglais et j'apprends qu'il est australien! La conversation fut assez épique et drôle avec mon accent, ça ressemblait à ça :


- moi : vous venez de loin comme ça?? (il était hyper chargé)

- l'australien : no speak french

- moi (très embêté) : Heu....Whereu dou you caume fraume? (oui avec cet accent là )

- l'australien : Australia and you??

- moi : Ayeuh live inne Tarbes (je suis pas rentré dans les détails)

- l'australien : okay

-moi (qui commençais à repartir et qui a voulu lui souhaiter une bonne montée) : Good...heu...goudeu...good montée (pas trouvé le mot en anglais, je sais pas si il a compris ce que je voulais lui dire )

- l'australien (mort de rire quand même) : thank you

 

Je continue ma route. Je ne m'arrête pas en passant Payolle. Il y a du monde à Payolle! Et dès que la pente passe à 9%, je suis très à l'aise par rapport aux 8 premiers kilomètres. Comme quoi... Je monte sur un excellent rythme qui m'impressionne d'autant plus que je n'ai pas de bonnes jambes! Que m'arrive t-il donc? . Je rattrape un cycliste qui mouline sur son vélo de route, je lui dit bonjour et lance quelques mots. Très sympa le cycliste. Je continue toujours sur ce rythme en redoutant le coup de moins bien. J'avais envie de faire moins d'1 heure pour l'ascension et je me suis donc secoué pour tenter d'y arriver. L'avantage c'est que je connais par coeur cette montée et de ce fait pour gérer pour respecter le chrono, j'y arrivais pas mal. Dans les deux derniers kilomètres à 6,5% j'étais fréquemment, les avants bras sur les guidons en train d'appuyer sur les pédales. Pas mal de vaches sur la route sur la fin de l'ascension, petits zig zag et c'est bon . J'arrive au sommet en ayant certes un peu mal aux jambes vu que depuis le début de la sortie je suis sur un bon rythme mais en pleine forme quand même puisque j'ai sautillé pour descendre le talus en herbe afin de prendre des photos sur le versant de Arreau. Au final, chrono respecté puisque je suis monté en 59 minutes!! Je crois qu'avec le VTC c'est une de mes ascensions les plus rapides. Avec le vélo de route je suis déjà allé un peu plus vite. Enfin bref, au sommet, le plafond nuageux était encore assez haut mais le Pic du Midi était entièrement masqué... Il faisait plutôt agréable niveau températures.

 

Photos col d'Aspin le 11 juin 2011 002

 

Vue côté Arreau :

 

Photos col d'Aspin le 11 juin 2011 003

 

Vue sur le pic du Midi entièrement masqué par les nuages :

 

Photos col d'Aspin le 11 juin 2011 008

 

Photos col d'Aspin le 11 juin 2011 009

 

Il y avait pas mal de cyclistes. Je mange une pâte de fruit, je mets ma veste et c'est parti pour le retour! C'est assez curieux mais alors que j'ai envie de faire pleinement la descente, je n'arrive pas à dépasser les 53 km/h (sur cette même descente j'étais allé bien plus vite sous la pluie le 19 avril...). Là je me dis que j'ai envie de rentrer en moins d'1h30 entre le sommet du col d'Aspin et chez moi. C'est 44 kilomètres à parcourir. Je veux vite rentrer car le ciel a commencé à devenir menaçant et j'ai envie de voir la fin de l'étape du Dauphiné Libéré...et oui... Me voilà donc dans un contre la montre. Les 5 kilomètres raides, de descente jusqu'à Payolle sont décevant puisque pour la vitesse max je ne suis pas monté très haut... A partir de Payolle, le vent est de face et souffle très fort!!!! Pendant plusieurs kilomètres je suis à fond à 18km/h seulement! Je vais un peu plus vite quand ça descend mais sur les replat c'est pas ça! Pour rentrer en moins d'une heure et demie ça s'annonce mal... Une fois à Sainte Marie de Campan, ça souffle beaucoup moins! Ouf!! Durant toute cette descente du col, j'ai croisé pas mal de cyclistes et intérieurement j'étais bien content d'en être dans la descente car le ciel est très menaçant maintenant et ça ne risque pas de s'améliorer! J'ai attaqué la portion entre Sainte Marie de Campan à tombeau ouvert, debout sur les pédales dans la partie raide. Après ça devient d eplus en plus plat mais je suis arrivé à bien tenir la vitesse, traversée de Campan, coup d'oeil nostalgique à l'ancienne maison dans laquelle j'ai habité pendant 10 ans il y a pas mal de temps maintenant (non je ne suis pas vieux!) et je rejoins la petite route. Là je crois un monsieur en tandem avec sa petite fille derrière (je crois, je n'ai pas bien vue), je le reconnais, il était présent à la Montée du Géant. Il m'a reconnu aussi et m'a fait un grand bonjour que je lui ai rendu. Sympa!

Dans la côte qui suit, je suis à bloc. Je rejoins Bagnères ensuite toujours en roulant à bloc mais en gérant quand je peux quand même. Là ça ne descend presque plus et le vent souffle toujours de face, c'est vraiment usant. Les jambes commencent à tirer mais je continue!  Les deux minis côtes qui suivent Bagnères sont avalés à vive allure. Et pour les 13 derniers kilomètres, j'alterne avants bras sur les guidons et relances. La fin parait un peu longue quand même. Mais je me surprends quand même en réussissant à garder la vitesse proche des 28 km/h. J'arrive chez moi. J'ai mis 1h26 depuis le col d'Aspin. C'est toujours sympa de réussir à tenir cela avec le VTC. Je suppose qu'avec le vélo de route je devrais être plus rapide.

Au final, j'ai parcouru pratiquement 90 kilomètres et il n'y a pas à dire, ça fait du bien de pédaler sur le sec! Je n'avais pas de bonnes sensations mais bizarrement les jambes ont suivi quand même puisque j'ai fait une belle montée. Au final je suis donc arrivé à temps pour ne pas trop rater l'étape du Dauphiné, ce qui était la raison pour laquelle je suis rentré à bloc.

Au final, je pense que j'ai bien fait de ne pas aller à la Hourquette d'Ancizan car la météo est vraiment menaçante maintenant et si ça se trouve il pleut en montagne. Ce sera pour une autre fois. Sinon je suis bien content d'être parti pile au moment où il le fallait, l'expérience commence à porter ses fruits

Et c'est ma 15e ascension du col d'Aspin (12 fois par Sainte Marie de Campan et 3 fois par Arreau) et la 6e déjà cette année (4 fois par Sainte Marie de Campan et 2 fois par Arreau)!

Partager cet article
Repost0
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 15:08

Bonjour,

 

Voilà, c'est aujourd'hui que s'est déroulée la Montée du Géant du Tourmalet. Je rappelle que le Géant c'est cette statue représentant un cycliste en plein effort qui se trouve au sommet. L'hiver, elle est redescendue et chaque année, le premier samedi de juin, elle est remise là-haut. A cette occasion, les cyclistes sont conviés à se rassembler et à monter au sommet du col chacun à son rythme. Cette année, le parrain de cette Montée était Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour de 1991 à 1995.

Le rendez vous était prévu à 8h30 à l'ex Centre Laurent Fignon, pour un départ à 9h.

Je me suis levé péniblement ce matin vers 6h30 en raisons de courbatures qui ne me lâchent pas depuis mercredi soir suite à une séance de gym un peu hard je dois dire.... Bref, jeudi et vendredi, je peinais pour monter les escaliers...je n'ai donc pas pédaler et inutile de dire que hier soir, je ne me voyais absolument pas pouvoir monter le col du Tourmalet... Mais quand la motivation prend le dessus ça marche. Ensuite, je déteste la pluie et encore plus le froid... C'est vraiment ce que je craignais quand j'ai vu qu'il avait neigé au sommet du Tourmalet jeudi... J'appréhendais vraiment cette Montée pour le froid surtout... Et pour ce qui est de la pluie. j'avais regardé la météo sur le site de meteofrance et il était prévu nuageux le matin et fortes pluies l'après midi...

 

Résultat, je me suis levé ce matin péniblement donc. Les jambes toujours douloureuses...ça n'annonçait rien de bon... Il ne pleuvait pas et faisait même presque beau à 6h30 mais je voyais bien que les montagnes étaient dans les nuages...

Le temps de préparer rapidement le vélo (gonflage des pneus et graissage de la chaîne) et je suis parti tranquillement. Ouch les jambes, ça tirait dès que je me mettais en danseuse... Dans les deux petites côtes juste avant Bagnères, je n'arrivais pas à rester en danseuse plus de 30m.... Je me demandais vraiment si j'allais pouvoir monter le col du Tourmalet... Par contre le ciel est devenu un peu plus nuageux mais j'ai quand même voulu croire à une amélioration...

Je suis arrivé vers 8h30 au lieu de rendez vous. Il y avait beaucoup de cyclistes. Je ne sais pas combien (je verrai dans le journal demain). Une dame vient me donner un bandana aux couleurs de la Montée du Géant (avec le casque on ne peut pas le mettre à la manière de Pantani) que j'ai mis autour du cou (sur la photo sur le lieu du départ on voit que tout le monde en a un autour du cou y compris Indurain et...le Géant)Là, un monsieur de l'organisation vient me voir pour me dire que du café et de quoi manger est servi à l'intérieur du bâtiment. Le temps de trouver une place pour poser mon vélo et j'y vais. Là, alors que je ressortais du bâtiment, un monsieur m'aborde.  Un cycliste bien sûr! Il m'a reconnu et se présente. Philippe Ousset, qui tient notamment le blog pyreariege et avec qui j'avais eu l'occasion de discuter via le blog entre autre. Mais tout cela était resté virtuel. c'était donc très sympa de le rencontrer. Il est vraiment sympa et nous avons un peu discuté. Il est venu avec quelques uns de ses amis de son club du côté de Montréjeau/Saint Gaudens. Il me propose de se joindre à eux pour la montée. J'accepte avec plaisir. Vraiment très sympa! (il passera peut être sur le blog). Heureusement qu'il était là pour me rappeler les photos, car d'habitude, moi qui prends pas mal de photos, j'étais plus en train de regarder de mes propres yeux que de photographier!

Miguel Indurain est arrivé, c'était l'effervescence! J'ai pu le prendre en photo. Sa femme l'a accompagné et est montée en vélo également!

 

Le matin au départ (il ne pleuvait pas encore), le Géant dans le camion :

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 004

 

Miguel Indurain (à droite), vainqueur du Tour de 1991 à 1995 :

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 009

 

Les montagnes complètement masquées par les nuages, vues depuis le lieu de départ :

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 005

 

Vers 9h (je ne sais plus à quelle heure exacte), c'est le départ. Je pars en même temps que Philippe et ses coéquipiers. Nous sommes devant, un peu trop d'ailleurs puisque le camion portant la statue est derrière. Le camion nous a dépassé et nous nous sommes retrouvé dans le peloton. Moi qui n'avais jamais roulé en peloton, j'ai préféré ne pas me mettre en surrégime. N'allant pas assez vite, j'ai donc glissé lentement vers l'arrière du peloton. Je ne sais pas jusqu'où puisqu'il y avait beaucoup de monde et pas mal de groupes. Dès que nous sommes partis, des gouttes de pluies se sont mises à tomber...aie aie aie...j'aime pas la pluie...

A un moment, juste avant la mini côte se trouvant au village de Asté, qui me dépasse? Miguel Indurain! Il me passe juste par la gauche. Et vraisemblablement, je ne ressemble pas aux autres cyclistes (je précise que j'avais mes baskets normales car j'ai un soucis de cales avec les autres chaussures), puisqu'il tourne la tête et me dit bonjour! Cette classe alors!!! Donc je peux dire que j'ai roulé aux côtés de Miguel Indurain pendant une petite cinquantaine de mètres...le temps qu'il me dépasse quoi... Et là, dans la mini côte, Miguel Indurain est monté en danseuse!! Lui qui est plutôt réputé pour ses grandes qualité de rouleur montait de fait souvent assis lorsqu'il était pro.

Jusqu'à Sainte Marie de Campan, j'ai donc glissé vers l'arrière. Mais dès que ça montait un peu, j'étais maintenant rassuré de voir que les jambes tiraient moins et que je commençais à avoir des sensations pas trop mauvaises. Juste avant Sainte Marie de Campan, un cycliste se porte à ma hauteur et me demande si c'est bien moi qui tient le blog. Je réponds par l'affirmative et se présente. C'est Jacques Daleas qui m'avait laissé un commentaire très sympa sur le blog dans la semaine. Nous avons un peu discuté. Très sympa. Mais ne voulant pas me mettre dans le rouge, je l'ai laissé filer car il allait plus vite que moi. A partir de Sainte Marie de Campan, c'était le début du col du Tourmalet, et là il pleuvait beaucoup!!! De nombreux cyclistes faisaient déjà demi tour! J'ai moi même beaucoup hésité...mais je me suis remotivé et j'y suis allé... La pluie s'est encore intensifiée et je ne voyais plus à travers mes lunettes tellement il y avait d'eau et de buée... Je regardais par dessus mes lunettes. Etant myope, ça m'empêchait de voir les indications des panneaux mais je n'en avais pas vraiment besoin car j'étais concentré sur mon effort. A un moment, alors que j'étais encore dans la partie facile du col (dans els 5 premiers kilomètres), je vois Miguel Indurain arrêté sur la droite de la route en compagnie de quelques autres cyclistes. Ils devaient attendre quelqu'un.

Lorsque la pente est devenue raide à partir du 5e kilomètre, chacun commence à se caler à son rythme donc pas mal de monde me dépassait et j'en rattrapais pas mal également. Une fois que l'on est à son rythme ensuite, il y a moins de dépassement même si tout le long de l'ascension je n'ai pas cessé de rattraper des personnes et de me faire dépasser par d'autres quand même. Mais par exemple le cycliste qui se trouvait juste devant moi au 5e kilomètre de l'ascension sera juste 20m devant moi au sommet ensuite.

La pluie n'arrangeait vraiment pas les choses donc...je n'aime vraiment pas l'humidité. mais encore là, elle n'était pas glacée la pluie... Et à ma grande surprise quand même je me rendais compte que je tournais bien les jambes. Même si pour la première fois j'ai eu besoin de passer le petit plateau avant La Mongie (c'est la première fois que je monte le Tourmalet avec le vélo de route). Le rythme était bon. Je soufflais régulièrement... On devait m'entendre à 5m à la ronde pour les autres cyclistes malgré le bruit de la pluie... Mais j'étais dans le rythme et quand il fallait relancer après des lacets serrés j'avais les ressources pour le faire. A un moment, juste avant le lacet du Garet, un cycliste me dépasse et me dévisage tout particulièrement, et il me demande si c'est bien moi qui tient un blog sur le vélo en montagne. je réponds oui puis part devant. C'est toujours sympa de voir des personnes qui me reconnaissent grâce au blog... Mon dos a commencé à me faire un peu mal à cet instant... La montée continue et à ma grande surprise dans les parties les plus raides sous les paravalanches juste avant La Mongie (10 à 12%), même si c'est dur, je ne suis pas du tout en difficulté et les jambes ne me font pas mal. Mais où sont passées ces courbatures alors?? C'était rassurant pour moi. Par contre juste avant La Mongie, quand j'ai vu toutes les énormes rigoles d'eau qu'il y avait sur la route, je me suis dit que la descente allait être périlleuse... Un ravitaillement était prévu à La Mongie et de fait pas mal de monde s'y est arrêté. Moi, à chaque fois que j'ai monté le col du Tourmalet, je en me suis jamais arrêté à La Mongie car une fois que je suis dans le rythme je préfère continuer. J'ai donc continué. Lors de la traversée de la station sur des pentes à 13%, à ma grande surprise, d'un seul coup je suis facile, alors que la pente vient encore d'augmenter. je précise que cet instant "de facilité" a duré 200m seulement. Mais ça fait toujours du bien car en gros j'ai eu l'impression de souffler et de me reposer pendant 200m sur du 13%...bizarre quand même... Par contre juste après, de nouveau c'était bien dur...normal quoi... La neige qui est tombée jeudi a entièrement fondu et ce, jusqu'au sommet.

Par chance, le vent n'était pas trop présent sur les 4 derniers kilomètres entre La Mongie et le sommet du col! Par contre le brouillard s'est encore épaissi un peu plus et à part les 3 cyclistes qui étaient devant moi, je ne voyais plus rien au delà...apocalyptique à cet instant. Un peu plus loin, le brouillard s'est éclairci. Et là les lamas du Tourmalet étaient sur le bord de la route. J'ai continué ma route, j'avais pas envie de m'arrêter pour prendre la photo dans la montée... J'étais étonné de voir que les jambes allaient bien encore à 1 kilomètre de l'arrivée. J'arrivais à relancer sans trop de soucis. Mais je sentais quand même que je n'étais pas en grande forme depuis le début... Bizarrement à l'amorce du dernier kilomètre j'ai commencé à être essoufflé...bizarre. C'est peut être le fait d'être à plus de 2000m d'altitude et d'avoir donc moins d'oxygène mais ça ne m'avait jamais fait ça avant... Enfin c'est pas trop grave. Le dernier virage (là où il n'y a plus que des restes des murs de neige que j'avais vu les fois précédentes) annonce les derniers 500m très raides. Là j'avoue que ces derniers 500m m'ont paru interminable car le brouillard étant revenu, je ne voyais pas à plus de 30m devant moi. C'était apocalyptique cette arrivée au sommet. Et au moment où je suis arrivé au sommet, d'un seul coup le brouillard s'est dissipé (à cet endroit). Il y avait bien sûr beaucoup de monde là haut. J'essaye de regarder pour voir si je vois Philippe mais je ne vois rien.

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 012

 

Sommet du col :

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 014

 

Le temps de prendre deux personnes montées en tandem, en photo, de me faire prendre en photo (j'ai une drôle de tête sur la photo ), j'ai mis mon K-Way. Et vu que j'étais détrempé, j'ai décidé de rentrer de suite avant de tomber malade... J'ai remonté les jambières (oui je suis monté en short), j'ai mis l'écharpe et c'est parti pour la descente en tremblant complètement de froid. J'étais vraiment mouillé et c'était horrible ce froid. Glacial!!! Ouch!!! J'ai commencé la descente toujours sous cette pluie, moins intense mais qui tombe toujours... Je suis très prudent et ne dépasse pas les 25km/h sur le début d ela descente. Après un kilomètre et demi de descente je m'arrête pour prendre les lamas en photo. Et là qui vois-je? Philippe en train de finir sa montée, il a du s'arrêter au ravitaillement de La Mongie je pense. Toujours très sympa et surtout heureux d'être là, il m'annonce avec enthousiasme que le garçon qui montait à côté de lui (une dizaine d'année il devait avoir) était le plus jeune cycliste à faire la Montée cette année! Je reprends le fil de ma descente. déjà que je n'aime pas les descentes mais alors sous la pluie sur une route détrempée et avec un tel froid, ça devenait un calvaire pour moi. Je sentais mes baskets remplies d'eau, de l'eau glacée, je ne sentais plus mes orteils c'était horrible. J'étais crispé de tout le corps à cause du froid et de la descente périlleuse. Je ne sentais plus le bout de mes doigts qui étaient sur les freins...je tremblais de partout. Je me suis sérieusement demandé si je ne demandais pas à mes parents de venir me chercher car j'avais 47 kilomètres pour rentrer chez moi à faire...mais je me suis dit que le temps qu'ils arrivent, j'aurais bien avancé et que quitte à y être autant le faire jusqu'au bout. Mais ça a été dur mentalement d'accepter de rentrer en vélo quand je sentais que j'avais les orteils gelés... Juste avant d'atteindre La Mongie, je croise Miguel Indurain qui était encore dans la montée, il avait du aussi s'arrêter au ravitaillement de La Mongie. Il m'a fait un grand sourire!! Très sympa!

 

Les lamas :

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 015

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 017

 

Photos Montée du Géant le 4 juin 2011 018

 

J'ai continué cette descente interminable. Je ne sentais plus du tout mes jambes. Et j'avais déjà envi d'être sur le plat afin de tourner les jambes et d'avoir des sensations... J'ai regardé à un moment mes doigts sur les freins...ils étaient bleus!!! Vraiment bleus!!! J'ai été impressionné... aie aie aie...

Interminable cette descente, je tremblais de partout... Bref, ce n'est que sur la fin quand ça descendait moins que j'ai arrêté de freiner et j'ai dépassé les 35km/h. J'ai atteint les 45km/h un court instant. J'avais els jambes tétanisées... Et ensuite une fois à Sainte Marie de Campan, je ne me suis pas arrêté, j'ai continué le retour vers Bagnères puis chez moi. J'avais bu une gorgée d'eau en haut du col mais elle était glacée, je n'osais pas reboire. J'avais un peu soif mais n'ayant plus vraiment de montée pour rentrer ça allait. Par chance j'avais un léger vent favorable sous cette pluie!! Ouf!!! J'ai pu rouler aux alentours de 28km/h pour rentrer! Il y avait pas mal d'imbéciles en voitures qui ne savaient pas s'écarter, j'étais donc éclaboussé mais au point où j'en étais... J'espérais avoir plus chaud une fois dans la plaine...mais vu que j'étais complètement mouillé je tremblais toujours de froid. Vraiment un calvaire pour rentrer avec ce froid...

Je suis finalement rentré. Ouf. La pluie s'est arrêté à 1,5 kilomètre de chez moi...un peu tard quoi...

Je suis rentré, j'ai rangé le vélo et je suis rentré à la maison. Je dégoulinais d'eau de partout. je suis allé enlever mes chaussures sur la terrasse extérieure. Je me suis donc retrouvé en chaussettes sur le carrelage extérieur et j'ai trouvé sincèrement que le carrelage était d'une douceur très agréable au niveau de la température. Il était chaud et j'avais envie d'y rester! Bizarre quand on voit qu'il n'a pas fait très chaud même dans la plaine. Je suis allé m'essuyer, me changer entièrement. je tremblais toujours de froid. Et visiblement j'avais pris des couleurs plutôt bleutés un peu partout... Mes jambes étaient entièrement bleues tout comme mes mains. Un schtroumpf quoi! Bref j'étais en hypothermie. J'ai mangé, ma maman m'a fait une tisane que j'ai bu presque d'un trait quand elle a été à une température buvable, j'ai bu de la liqueur de gingembre. Je tremblais encore (fallait voir comment ma fourchette bougeait dans ma main). Et ensuite je suis allé prendre une douche chaude, très chaude! Là ça allait mieux, j'étais même en T-shirt alors que mes parents et ma soeur étaient en sweat! (moi qui suis frileux d'habitude...). Je suis allé sur la terrasse pour toucher avec la main le carrelage extérieur que j'avais trouvé chaud en rentrant. Et bien...il m'a paru glacé au toucher...il était à moins de 10°C!! Impressionnant!! Il m'avait paru chaud! C'est dire comment mes pieds étaient gelés...

Là maintenant, ça y est j'ai repris des couleurs plutôt normales hormis quelques colorations bleues encore sur les jambes...brrrr. C'est ce qui s'appelle prendre un coup de froid.

Je ne suis donc pas resté pour l'inauguration de la Voie Laurent Fignon sur le versant du col du Tourmalet au départ de Luz Saint Sauveur. Peut être que Philippe ou Jacques que j'ai croisés viendront sur le blog pour donner leurs impressions.

Pour ma part, j'ai donc parcouru 95 kilomètres aujourd'hui, sous une pluie battante pendant toute l'ascension et la descente. Une chose est sûre je ne repartirai pas au col du Tourmalet par temps de pluie comme ça. La montée ça allait mais alors à partir de la descente ce fut un calvaire... Et au final, j'ai donc pris peu de photos aujourd'hui globalement. Là maintenant, j'ai plus mal au dos à force d'avoir été tendu et engourdi par le froid dans la descente, qu'aux jambes... Sinon c'est toujours sympa de voir un grand champion tel que Miguel Indurain. J'étais malheureusement un peu jeune pour suivre ses exploits à l'époque...

Je ne suis pas prêt d'oublier cette sortie...

Partager cet article
Repost0
29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 10:53

Voici donc le résumé de ma sortie en Ariège. Etant donné que je me trouvais à Toulouse depuis trois jours, c'était pratique. Le titre de l'article est un peu long je dois dire. J'y ai mis tous les noms des cols par lesquels je suis passé mais certains se trouvent dans la même ascension.

 

Tout d'abord pour situer la géographie de la vallée : Il y a Pamiers. 20km plus au sud il y a Foix, 16km plus au sud il y a Tarascon sur Ariège et 16km plus au sud encore il y a Vicdessos. J'ai prévu cette sortie car je voulais absolument aller au col d'Agnes et au Port de Lers qui est un très joli coin. Je n'avais pas pu y aller le 5 mars en raison de la neige...

Moi j'avais prévu de prendre le train jusqu'à Tarascon pour ensuite pédaler vers Vicdessos, monter le Port de Lers, descendre quelques kilomètres pour enchainer avec le col d'Agnes (les 5 derniers km), puis faire toute la descente pour arriver à Massat (également pied du col de Port), là je serai aller à Biert à 3km pour enchainer avec le col de la Crouzette (1241m), de là je serais monté sur la crête, passage par le col de Pradel, le col du Portel (1432m) et descente sur le col de Péguère (1375m), puis le col des Jouels (1247m) puis le col des Marrous (990m) et enfin descente sur Foix d'où je voulais reprendre le train pour Toulouse...cela faisait 100km de parcours.

Malheureusement, la SNCF refait toute la voie dans cette vallée et les trains n'allaient pas au delà de Pamiers... J'ai quand même décidé de faire le parcours...mais dans l'autre sens, c'est à dire pédaler jusqu'à Foix et monter le col de Péguère et les autres cols pour redescendre par le col de la Crouzette, arriver à Biert, aller à Massat, monter le col d'Agnes, le Port de Lers et redescendre sur Vicdessos, Tarascon, Foix et enfin Pamiers. Mais après la neige le 5 mars, ce n'est pas la SNCF qui allait m'empêcher de faire cette sortie! Evidemment il faut être motivé quand même mais la motivation, je l'avais!
Cela me rajoutait 56 kilomètres de parcours. Je suis donc parti 1h Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-1plus tôt que ce que j'avais prévu... J'ai pris le train à Toulouse à 6h20... Etant donné que la veille Toulouse avait gagné son match du Top14 face à Clermont, ça a klaxonné toute la nuit et je me suis endormi vers 2h du mat (le réveil était à 5h...).
Dur dur de se lever...
J'ai donc pris le train, 1h plus tard j'étais à Pamiers et j'ai commencé à rouler vers Foix. J'avais avec moi le vélo de route mais pas les chaussures car je n'avais plus de place dans mon sac pour les prendres au moment où je suis venu sur Toulouse mercredi soir. Ce n'était pas pratique mais ça passait.

Il n'y avait presque personne sur la route, vraiment tranquille! Le vent de face était largement supportable donc c'était nikel. 20km plus loin j'arrive à Foix, le château de Foix est magnifique. Là je demande à 3 cyclistes ma route car je ne la trouvais pas.

 

Petite dédicace à un ancien vainqueur du Tour :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers le 29 ma

 

Le château de Foix :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-2

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-3

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-4

 

Je suis parti donc vers le col de Péguère pour 26 kilomètres de montée. Le début c'est juste du faux plat montant pendant 7 kilomètres à peu près. Donc c'était roulant. Puis progressivement la pente a augmenté jusqu'à être entre 7 et 8% pendant quelques kilomètres. Je suis arrivé au col des Marrous (990m) qui se trouve dans la montée. J'ai continué pendant environ 4 à 5 kilomètres aux alentours de 7%. Et je suis arrivé au col des Jouels (1247m), où il y a une bicoque à l'abandon. Ensuite les 4/5 derniers kilomètres jusqu'au col de Péguère (1375m) sont très faciles à 3 ou 4%. La route n'est pas géniale tout le long en raison du macadam granuleux et des arbres qui empêchent tout panorama... Du coup le temps me paraissait long quand même. Entre le col des Marrous et le col des Jouels je sentais que je n'avais pas de si bonnes jambes que ça quand même car j'étais un peu dans le dur mais je roulais bien quand même...

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-5

 

Col de Jouels :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-6

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-7

 

Au col de Péguère j'ai discuté avec des randonneurs qui venaient de monter en voiture...il m'ont dit qu'il faisait 8°C...il faisait plutôt froid effectivement. J'étais en manche courte et je dois dire que je pensais qu'il allait faire plus chaud que ça... J'ai discuté une vingtaine de minutes avec eux. Et j'ai continué mon trajet sur la crête. Petite descente rapide de 1km puis montée pendant 2 à 3km à environ 7% pour rejoindre le col de Portel (1432m). De là, il y a une superbe vue d'un côté sur la vallée de Pamiers et de l'autre sur la vallée de Massat vers là où j'allais. Il y avait des nuages qui empêchaient de voir très loin mais c'était très beau. Par contre il faisait vraiment froid et je grelottais, je pense que la température a du encore baissé à cet instant, il devait faire 5°C.

 

Col de Péguère

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-8

 

Col de Portel :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-9

 

Vue sur la vallée de Pamiers depuis le col de Portel :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-10

 

Vue sur la vallée de Massat depuis le col de Portel :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-11

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-12

 

J'ai mis ma veste thermique et j'ai continué ma route sur la crête avec la descente sur le col de la Crouzette (1241m) en passant par le col de Pradel (où il n'y a rien à voir même pas de panneau ni de panorama ==> pas de photo). Je suis arrivé au col de la Crouzette. Là j'ai vu un des cyclistes à qui j'avais demandé mon chemin à Foix qui a entamé sa descente sur Biert. Moi j'ai un peu discuté avec 2 autres cyclistes qui préparaient l'ariégeoise. Il y avait du monde qui s'entainait pour l'ariégeoise là!

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-13

 

Vues depuis le col de la Crouzette :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-14

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-15

 

Ensuite j'ai commencé la descente du col de la Crouzette. Et là, les pourcentages sont raides, les panneaux que je voyais indiquaient une pente à 12,8% puis 12,4 puis 11,8. Même en descente c'est raide sur une route aussi étroite et surtout granuleuse ce qui engendrait beaucoup de vibrations et des freinages pas fluides... Là j'ai vu le cycliste de Foix qui a crevé, il était aidé de ses collègues. J'ai continué ma descente jusqu'à Biert, là j'ai pris la direction de Massat à 3km de là sur du faux plat montant. Une fois à Massat je suis allé au pied de la montée du col d'Agnes et du Port de Lers. Et j'ai mangé un peu mon sandwich mais j'avais pas vraiment envie de manger (alors que j'avais faim). J'ai pas beaucoup mangé. Là, le cycliste de Foix qui avait crevé m'a rattrapé et s'est arrêté, on a discuté une bonne dizaine de minutes. Pas mal d'autres cyclistes sont passés assez vite. Moi j'ai continué de manger et de boire. Je précise que le col d'Agnes et le Port de Lers sont communs pendant 11,5km jusqu'à l'étang de Lers, là les routes changent avec à droite le col d'Agnes et à gauche le Port de Lers.

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-16

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-17

 

J'ai commencé la montée tranquille avec dans la tête de monter au col d'Agnes (1580m), première catégorie sur le Tour. Les deux premiers kilomètres c'est du faux plat à 1%. Là j'ai roulé tranquille sans forcer car je sentais que j'avais encore un peu faim et qu'il était probable que je prenne soit une fringale soit que je doive m'arrêter pour manger. Dans cette partie pas mal de cyclistes m'ont dépassé également. Tous en entrainement pour l'ariégeoise. Il y a eu un petit raidillon raide et les deux cyclistes qui étaient juste derrière moi qui venaient de me rattraper ne m'ont pas dépassé. Sur le replat suivant j'ai ralenti pour els laisser passer, pensant qu'ils allaient me lâcher. Mais au moment où la pente est devenue raide, ils étaient seulement 100m devant moi. Et là, je suis monté à mon rythme, bien concentré sur mon pédalage. Et quelle surprise quand j'ai vu que j'ai rattrapé les deux cyclistes devant, que j'ai rattrapé deux autres cyclistes qui étaient plus loin devant puis ensuite quand j'en ai encore rattrapé un qui était plutôt facile en plus. J'ai encore rattrapé deux autres cyclistes qui se trouvaient quelques centaines de mètres encore devant. Et j'ai continué jusqu'à revenir une dizaine de mètres derrière un cycliste qui roulait sur un bon rythme. J'avoue que j'étais impressionné de cette remontée... J'ai vraiment lâché tous ceux que j'ai dépassé. Alors que j'étais 10m derrière ce cycliste, j'ai senti que je commençais à forcer dans ces pourcentages à 8,5%, je me suis donc mis à mouliner et il allait de fait plus vite que moi ensuite. Mais pas beaucoup plus, puisqu'il me reprenait seulement centimètre par centimètre. 5 kilomètres plus loin alors qu'on arrivait à l'étang de Lers, il avait seulement 100m d'avance sur moi. Tous les cyclistes sont partis sur le Port de Lers, moi j'ai pris la direction du col d'Agnes. J'étais quand même un peu gêné de les dépasser si facilement...j'étais en cyclotouriste avec mes basket normales sur les pédales auto, et ils avaient l'air dans le rouge alors que moi je ne l'étais pas. Bref, ça m'a fait bizarre quand même... Ce n'est pas dans mes habitudes de faire attention à ça mais je dois dire que j'en ai été vraiment surpris car je n'avais pas de bonnes jambes et je en cherchais pas à faire une performance.

A partir de l'étang de Lers, le kilomètre suivant indiqué à 1% mais ça descend beaucoup sur 500m avant de remonter très raide...ouch les jambes là. ça m'a cassé le rythme cette descente et les 5 derniers kilomètres très raides mais très beau, m'ont paru une éternité. Autant tout le debut de la montée j'étais tranquille à mon rythme et je n'ai pas vu le temps passer autant là c'était interminable...dur dur. J'étais bien content d'arriver au sommet sans avoir eu de fringale et surtout en étant monté sur un très bon rythme alors que j'avais pas de bonnes jambes. Là haut j'ai discuté un bon quart d'heure avec un cycliste qui venait de monter là haut également.

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-18

 

Vues depuis le sommet du col d'Agnes et du début de la descente vers l'étang de Lers :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-19

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-20

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-21

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-22

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-23

 

J'ai mangé une pâte de fruit et j'ai commencé à avoir bien mal au ventre presque d'un seul coup... J'ai commencé la descente vers l'étang de Lers pour ensuite aller au Port de Lers. C'était un peu difficile car j'avais mal au ventre, je pensais que ça allait passer d'ici quelques minutes. Petite photo à l'étang de Lers et j'ai rejoins la montée vers le Port de Lers dont il restait 4km. Dur de se concentrer avec le mal de ventre. J'ai rejoins la file de tous ces cyclistes en entrainement, j'étais dans le rythme encore malgré le mal de jambes qui se faisait sentir. Je suis arrivé assez facilement en haut quand même. Là haut, le vent soufflait beaucoup.

 

Photo prise depuis la montée du Port de Lers, on voit bien l'étang avec derrière, la route qui va vers le col d'Agnes et devant à droite, la route par laquelle je suis monté venant de Massat et sur la gauche dans les arbres on voit la route menant au Port de Lers sur laquelle je suis :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-24

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-25

 

J'ai discuté quelques minutes avec un autre cycliste très sympa. Et ensuite je me suis dit qu'il fallait que je songe à y aller si je voulais pas rater le train à Pamiers (car c'était le dernier train qui me permettait de prendre la correspondance ensuite pour Tarbes). Là j'avais finit les ascensions. Mais le vent soufflait très fort et je sentais que ça allait être pénible. Et mon mal de ventre qui se faisait encore plus ressentir c'était vraiment dur parce qu'à chaque coup de pédale ça faisait mal. J'ai commencé la descente vers Vicdessos pendant 11km. Je suis arrivé un peu vite dans un virage, petit blocage de la roue arrière, petit dérapage et c'est passé, petite alerte, j'ai continué prudemment la suite. A un moment deux chèvres étaient sur la route, petite photo et j'ai continué.Sur la fin de la descente le vent soufflait fort et c'était difficile de garder la bonne trajectoire...

 

Les chèvres sur la route :

 

Photos col de Péguère, col d'Agnes, Port de Lers-copie-26

 

Une fois en bas, j'ai pris la direction deTarascon à 16km d elà sur du faux plat descendant globalement avec quelques petites côtes quand même. Là j'en avais trop marre, le vent soufflait énormément, j'avais mal, le temps était long c'était vraiment pénible, j'ai passé Tarascon j'ai continué vers Foix. Toujours aussi dur et pénible. Et puis à un moment je me suis dit que de toute façon j'avais mal même sans pédaler (ça faisait encore plus mal en pédalant) et que ça servait à rien de chercher à économiser les coups de pédale car ça me faisait passer plus de temps sur le vélo vu que j'allais moins vite", j'ai donc serré les dents et j'y suis allé à fond pour ne pas rater le train à Pamiers car j'étais parti pour le rater (il m'aurait fallu attendre 1h pour avoir le suivant). A Foix je ne sais pas comment je me suis débrouillé mais j'ai suivi direction Pamiers sur les panneaux blancs et j'ai pas retrouvé la route que j'avais prise à l'aller. Résultat...je me suis retrouvé sur la voie express interdite aux vélos... Sauf que ça faisait déjà plusieurs kilomètres que j'avais quitté le centre ville de Foix et je n'avais pas envie de faire demi tour pour chercher l'autre route. Je me suis engagé sur la voie expresse sur la bande d'arrêt urgence (qui était large), j'ai vu que le prochain village par lequel je devais passer était à 4km. J'ai roulé comme un fou là pour y passer le moins de temps possible et surtout en espérant que des flics ne passent pas par là... Et je suis arrivé à une sortie vers le centre hospitalier du coin. Etant en train de regarder les panneaux d'indication du rond point situé au bout d ela sortie (pour voir si il y avait une direction vers la petite route), je n'ai pas tourné de suite. Quand j'ai vu qu'il y en avait, je me suis arrêté j'ai porté le vélo comme Armstrong en 2003, j'ai sauté le fossé et hop je suis reparti. J'étais soulagé de retrouver la petite route!
Là il ne restait plus beeaucoup de kilomètres (12), je commençais à voir le bout du parcours. Je suis entré dans Pamiers mais la ville est très grande avec toute la zone commerciale à passer avant d'arriver au centre ville. J'ai bien rouler 5km dans Pamiers pour rejoindre la gare qui se situe en haut d'une petite montée. Toutes les montées situées sur le chemin du retour, je les ai plutôt bien passées donc j'étais content quand même. Je suis arrivé 10min avant le train donc c'était nikel. J'étais bien fatigué quand même et j'avais toujours mal au ventre...

 

J'ai pris le train donc, je suis arrivé à Toulouse une bonne heure plus tard. J'ai marché jusqu'à l'appart de ma soeur (pendant 25min environ) pour récupérer mes affaires et faire mon sac et tout ça. Et 30min plus tard me revoilà en train d'aller à la gare en poussant le vélo, avec un sac hyper lourd, un autre à la main. Enfin bref chargé comme une mule. J'ai pu prendre le train de 21h04 à Toulouse pour Tarbes. Ce n'est que là que je me suis vraiment reposé. Sauf que dans le train j'avais tellement mal aux jambes qu'il m'était impossible de dormir... J'avais très faim car j'avais rien mangé depuis la sortie...dur de tenir... Le train est arrivé après 23h à Tarbes. Ma mère est venue me chercher et j'ai vider le frigo en rentrant...j'étais bien fatigué là...

Au total 156,3km parcourus dont 50 kilomètres de montée. Je suis passé par 8 cols différents. Et j'ai fait environ 3200m de D+ (le parcours de GoogleEarth surestime un peu le D+ là car il indique plein de minis côte et descente en pleine montée, par contre la suite est bien avec la descente sur la crête puis la montée de nouveau, une descente très raide du col de la Crouzette et on voit bien la petite descente à 5km du sommet du col d'Agnes). Et le profil de GoogleEarth indique comme à chaque fois beaucoup moins de kilomètres que dans la réalité...

 

28 mai 2011

 

C'est donc ma plus grosse sortie en montagne, j'ai fait plus que les 152 kilomètres du 15 mai dernier.

Partager cet article
Repost0

Mon Blog

  • : Ascensions de grands cols en vélo - cyclotourisme en montagne
  • : Dans ce blog je décris mes ascensions de grands cols en vélo, je mets les profils des cols et je fais part de ma passion du vélo en montagne et de mon expérience.
  • Contact

Qui-Suis-Je?

  • Idris Raossanaly
  • Je suis un passionné de vélo et plus encore de vélo en montagne. J'adore monter des cols, voir de beaux paysages et prendre de belles photos...c'est ma drogue à moi!
  • Je suis un passionné de vélo et plus encore de vélo en montagne. J'adore monter des cols, voir de beaux paysages et prendre de belles photos...c'est ma drogue à moi!

Compteur kilométrique 2015

 

Au 20 janvier 2015
Kilométrage total   260 km
Vélo urbain   20 km
Vélo en montagne

  209 km

Sorties plates   31 km
Dénivelé positif   3200 m
Mois en cours   260 km

 

Visiteurs uniques

Rechercher

 

photos col de la Pierre Saint Martin le 17 octobre 2009 013

 

 

P1010407

 

 

photos col du Soulor et col des Bordères le 26 av-copie-1

 

 

P1010361.jpg

 

 

photos col du Tourmalet le 12 juin 2010 021

 

 

P1010327

Divers liens

Si vous aimez la littérature et l'écriture, je vous encourage à visiter régulièrement ce site, très bien fait par une personne très sympathique (passionnée de vélo aussi), qui rédige régulièrement des nouvelles :

 

http://richardpatrosso.typepad.com/dndr/